SE PROFOSAIT DE S EMPARER DE LA SERBIE
ne cessa de protester et de demander une compensation au gouvernement d'Autriche conformément aux documents publiés dans le livre vert italien, d’après lesquels Rome et Vienne étaient tenues par le pacte d’Alliance de s’entendre d'avance au sujet de toute modification du sé{atu quo des Balkans.
L'Italie insista sur le manque d’exécution du traité à son égard, allèguant en même temps le caractère défensif de la Triplice pour rester en dehors d’une lutte dans laquelle ses alliés jouaient le rôle d’agresseurs. De plus tous les documents officiels publiés par les gouvernements français, anglais et russe démontrent d’une manière incontestable que la guerre de l'Autriche contre la Serbie était décidée d’un commun accord entre l’Empereur d'Allemagne et celui d'Autriche déjà en 1913 ; car cette dernière ambitionnait le port de Salonique et prétendait subjuguer la Serbie et l’entraîner dans son orbite tandis que l’Allemagne désirait la guerre avec la France, alliée de la Russie, et se proposait d’invoquer comme casus belli l'intervention de celle-ci en faveur de la Serbie. Mais la meilleure preuve de la complicité du gouvernement allemand dans le complot ourdi par l'Autriche contre la Serbie est fournie par le témoignage éclatant d’un homme d'Etat belge et ministre plénipotentiaire de Belgique auprès du gouvernement de Berlin, le Baron Bayens, dans son beau livre : « L'Allemagne avant la querre » (À), où il écrit :
1. Baron Bayens,/ Allemagne avant la querre,page 24. Bruxelles-Paris,