‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 529 sur 853 · NÉCESSITÉ NATIONALE ET ORGANISA L’ESPIONNAGE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ NATIONALE ET ORGANISA L’ESPIONNAGE

les pays d'Europe ayant son bureau central à Berlin, dans Le but d'être renseigné d’avance sur les avantages et les faiblesses de l’ennemi en cas de guerre. Pour en tirer tout le profit possible il n’employait pas, selon l'usage, des espions professionnels, qui pouvaient attirer l’attention des gouvernements respectifs ; il chargea de ce service ses propres agents consulaires dans les différents pays, lesquels se mirent en rapports avec leurs compatriotes, expatriés pour gagner leur vie sur un sol étranger, les uns comme employés dans les bureaux et les autres comme domestiques, gouvernantes ou institutrices. On a vu dans cette guerre des officiers qui avaient servi auparavant en France comme de simples domestiques chez des militaires haut placés. Les agents diplomatiques allemands n’ont pas hésité à se servir pour leur espionnage d'anciens compatriotes, qui après une longue résidence en France ou en Belgique s’y étaient naturalisés et connaissaient bien la fortune et les ressources des commerçants et des industriels au service desquels ils étaient placés et dont ils avaient la confiance. Ces anciens émigrés ne se faisaient aucun scrupule de commettre un acte de trahison envers leur pays adoptif, auquel ils avaient juré fidélité et aux lois duquel ils avaient juré d’obéir. Le gouvernement impérial avait si bien prémédité la conséquence pratique de ce genre d'espionnage en temps de paix, que pour apai-. ser la conscience de ceux qui s’en rendaient complices, il fit voter le 22 juillet 1913 une loi, appelée ensuite la loi

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