‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 532 sur 853 · LES AUTORITÉS CIVILES SOUMISES · texte numérisé non relu

LES AUTORITÉS CIVILES SOUMISES

Fautorité municipale contre l’insulte proférée par un officier contre les consorits alsaciens, ce qui non seulement porta un coup mortel à la politique de conciliation du gouvernement impérial envers le peuple

alsacien, mais constitua la défaite décisive du gouver-

nement civil par la toute puissance de l’absolutisme militaire en vigueur dans toute l'Allemagne. En effet, la question ayant été portée par les députés alsaciens devant le Reichstag, celui-ci après avoir donné un vote

de blâme aux autorités militaires, fut obligé de laisser

tomber l'affaire sans qu'un acte de justice eut sanctionné le vote de la chambre. Au contraire, le colonel du réaiment, dont faisait partie l'officier accusé, fut félicité ultérieurement par un télégramme envoyé par le prince 1mpérial qui cherchait à profiter de toutes les cireonstances pour se rendre populaire dans l’armée, même au risque

de contrarier son père. Aussi, celui-ci, mécontent de l’in-

tempérance de plume et de langage de son fils, l’envoya en pénitence à l'extrémité du royaume sous prétexte de le mettre au courant du métier de colonel. Toutefois, la conduite du Kronprinz n’était pas de nature à mériter le blâme sévère de son père, car ce genre d'incartade était une habitude traditionnelle chez les héritiers du trône des Hohenzollern. Frédéric IE se rendit très célèbre comme prince royal par ses démêlés avec son père, Frédéric-Guillaume. Ilen fut de même de l'empereur Guillaume Is. Etant encore successeur présomptif de son frère Frédérie-GuillaumelIV, il soutenait

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