‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 534 sur 853 · LA PRUSSE APRÈS AVOIR DOMINÉ L'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

LA PRUSSE APRÈS AVOIR DOMINÉ L'ALLEMAGNE

autonomie administrative, ils sont liés entre eux par un contrat social, tandis que les Etats confédérés allemands formaient une union hiérarchisée selon le nombre d’habitants, selon la force productive de chacun et selon les droits plus ou moins entamés en faveur d’un autre Etat, en tête desquels se trouvait la Prusse avec ses droits souverains intégraux ;et au-dessous des Etats vraiment allemands se trouvaient les Etats annexés qui se refusaient à être germanisés, tels que la Pologne, le Schleswig et l’Alsace-Lorraine ; ensuite la confédération germanique loin d'être libre, était gouvernée par un empereur autocrate représentant l’Etatisme de droit divin. Bien que la Chambre fût élue par suffrage universel elle pouvait être dissoute deux ou trois fois de suite si elle se refusait à voter les crédits demandés par le gouvernement ; de plus, les partis politiques du parlement étaient répartis de telle façon que les libéraux ne pouvaient réunir une majorité que s'ils s’associaient aux socialistes, ce qui était contraire à leur principe monarchique. En échange, les conservateurs représentant les orthodoxes protestants, aussi réactionnaires que les catholiques du centre, formaient à eux deux le parti conservateur, tandis que les députés libéraux sortant des centres industriels et commerçants, étaient également des gouvernementaux à cause de la protection que le gouvernement accordait à leurs intérêts. C’étaient les socialistes qui, représentant les intérêts populaires, constituaient à eux seuls le parti le plus

Page 1