L'AUTRICHE, COMPLICE DE L'ALLEMAGNE
raison que le but et le caractère de la Triple Allianee étaient purement défensifs. Cependant l’occasion qui devait fournir un prétexte à l'Autriche pour justifier: l'invasion de la Serbie ne tarda pas longtemps à se présenter ; ce fut l’assassinst du prince héritier de la couronne d'Autriche et de sa femme à Sarajevo. Alors le gouvernement autrichien rendit la Serbie responsable du crime et lui envoya un ultimatum conçu dans les termes les plus âpres. Les efforts extraordinaires de l’Entente et la bonne volonté de la Serbie échouèrent devant l’intransigeance de l'Allemagne, avec la eirconstance particulière qu’au commencement, le gouvernement allemand se contentait d'approuver la conduite de l'Autriche sans proférer aucune menace, prétendant
simplement qu'aucune puissance n'avait le droit de
s'immiscer dans ce procès où l’honneur de l'Autriche était engagé, mais au moment où l'Autriche se montrait disposée à accepter la proposition anglaise d’une conférence internationale, l'Allemagne se montra irréductible, brusqua l'affaire en déclarant la guerre à la France et à la Russie, avec la circonstance aggravante que lorsque l'ambassadeur anglais à Berlin déclarait au chancelier allemand que dans le cas où l’armée allemande envabirait la Belgique, l'Angleterre défendrait la neutralité belge par les armes, le chancelier se mit dans une agitation extrême et dit à son interlocuteur que la Grande- Bretagne prendrait une responsabilité terrible. Pour le simple mot de neutralité et pour un chiffon de papier
cp. -