ALLEMANDS POUR FAIRE LA GUERRE
Plusieurs enquêtes établies en France sur les procédés divers de destruction des villes et des campagnes employés par les Allemands ont constaté qu'en plus du meurtre, l'incendie a été un des procédés usuels mis en pratique par eux, soit comme élément de dévastation systématique, soit comme moyen d’intimidation. L’armée allemande, suivant l’enquête, pour pourvoir à l’incendie, possédait un véritable matériel, comprenant des torches, des grenades, des fusées, des pompes à pétrole, des baguettes de matière fusante, enfin, des sachets contenant des pastilles composées d’une poudre comprimée, très inflammable. La fureur incendiaire s’affirma principalement contre les Eglises et les monuments présentant une valeur artistique ou historique. En ce qui concerne le vol, les enquêteurs constatent avec des preuves incontestables que partout où une troupe ennemie a passé, elle s’est livrée en pré= sence de ses chefs et souvent même avec leur participation à un pillage méthodiquement organisé. Les caves ont été vidées jusqu’à la dernière bouteille, des coffreforts ont été éventrés, des sommes considérables ont été dérobées ou extorquées ; une grande quantité de bijoux et d’argenterie ainsi que des tableaux, des meubles, des objets d’art, du linge, des bicyclettes, des robes de femmes, des machines à coudre jusqu'aux jouets d’enfants, après avoir été enlevés, ont été placés sur des voitures pour être dirigés vers la frontière. Après avoir épuisé le vocabulaire des crimes et des