LA POPULATION CIVILE DES RÉGIONS OCCUPÉES
mandant de la place. Généralement les Autorités allemandes avaient enlevé toutes les récoltes pour les envoyer en Allemagne, n'ayant laissé aux propriétaires que les pommes de terre, qui constituaient la base de leur nourriture.
Souvent les Autorités allemandes ont obligé les prisonniers de guerre, de même que les civils, à creuser les tranchées pour leurs troupes et à coucher pendant des nuits sur place, sur la terre, sans autre abri qu'une simple couverture pour se protéger contre le froid. En outre, ils étaient mal nourris et quand le travail ne marchait pas assez vite à leur gré, les officiers frappaient les pauvres Français à coup de cravache. Il arrivait souvent que les troupes allemandes étaient surprises par le feu meurtrier des obus Français, alors les Allemands se cachaient derrière les Français et tiraient en même temps par-dessus leurs épaules. Il en résulta des morts parmi les uns et les autres. Les Allemands utilisèrent souvent comme boucliers, les. civils, tant femmes qu’enfants, pour empêcher les Français de tirer sur eux, avec la circonstance aggravante que lorsque le gouvernement français protestait par la voie diplomatique contre cette violation manifeste et flagrante du droit des gens et de la convention du tribunal de La Haye, le gouvernement allemand répondait avec son impudence habituelle que l’informateur des autorités françaises avait fait sous serment des déclarations fausses.