CONTRE LES ARMÉNIENS INSPIRÉS PAR LES ALLEMANDS
dit-il, a passé ensuite par les mains du Secrétaire d'Etat M. Zimmermann, lequel a adressé à ce sujet une lettre confidentielle à la Rédaction de la Gazette de Cologne. Par la suite, le rapport de M. Sturmer est ailé sommeiller dans les Archives du grand journal allemand et le gouvernement du kaiser parfaitement informé sur les atrocités turques, et averti par un honnête journaliste allemand, demeura dans son attitude de spectateur impassible. L'auteur se demande ensuite quelles sont les raisons qui auraient déterminé le gouvernement turc à commettre ces sanglants forfaits : là-dessus il répond : « Je dis que cette extension des mesures bar-: « bares sur les populations arméniennes fut l’acte de « fanatisme de race le plus infâme, le plus cynique, le « plus criminel que l’histoire ait enregistré et que cet - «& acte fut commis avec le lâche consentement du gouver- « nement allemand, à la fois, lâcheté, manque de cons- « cience et imbécillité à courte vue (Feigheit, Gewis- « senlosigkeit, kurzsichtige Dummheit) M. Sturmer .« renonce à exposer la longue série de faits écœurants € qui sont venus à sa connaissance, son but est plutôt « de dénoncer la méthode, les idées politiques qui en « font la base et la responsabilité allemande dans cet « horrible mélange d’atrocités, de massacres, de viols, « d’incorporation dans les harems de toutes les créa- « tures un peu jolies. Que d'enfants ont été abandon- « nés et jetés à la mer, que de familles de notables « ont été expulsées, attaquées et pillées ensuite en