G4% . LE GOUVERNEMENT ANGLAIS RÉFUTE
rent la chance d’être agréées par aucun des belligérants. 8 | 8
L'Allemagne qui avait une grande confiance dans le succès de la guerre sous-marine opposait des arguments peu solides à la proposition américaine, prétendant qu’en agissant ainsi elle remplissait un devoir sacré pour la défense de ses sujets ; l'Angleterre de son côté basait ses prétentions sur une logique inexorable et sur des faits indiscutables. D'abord, disait Lord Grey, aucune puissance ne peut renoncer aux droits de
visite et de perquisition des navires qui sont apparem-
ment des vaisseaux marchands inoffensifs mais qui peuvent servir aussi à poser et à porter des mines et qui peuvent être équipés pour lancer des torpilles. En ce qui concerne les cargaisons de vivres, Sir Edward Grey dit qu'aucune puissance n’a soutenu plus énergiquement que la Grande-Bretagne, le principe que les belligérants doivent s'abstenir d'arrêter les vivres destinés à la population civile ; mais en 1885 quand ce sujet fut discuté par les gouvernements anglais et français, Bismarck dont l’opinion fut sollicitée par la Chambre de commerce de Kiel, répondit en ces termes: « La mesure dont il s’agit a pour but le raccourcissement de la guerre en augmentant les difficultés de l'ennemi et est également une mesure justifiée en temps de guerre, si elle est appliquée impartialement contre les vaisseaux neutres. »
Le gouvernement anglais ajoutait que Sir Edward
Grey avait des motifs pour savoir que le gouvernement Ai q ee
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