‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 6 sur 853 · AUX PROGRÈS SCIENTIFIQUES DU XVII® SIÈCLE · texte numérisé non relu

AUX PROGRÈS SCIENTIFIQUES DU XVII® SIÈCLE

plus distingué du xvrie siècle, Jean Baptiste Vico de Naples, homme de grande érudition qui se consacra d'abord à l’étude de l’histoire romaine laquelle, dit-il, renferme les lois universelles qui régissent le développement des autres nations.

Rome, dit-il, a commencé par la violence, faisant à ses voisins des guerres de conquête, mais après avoir incorporé à son domaine les Sabins, les Latins et les Etrusques, elle cacha son origine sous des formules solennelles dans les XII tables et devint par la suite équitable sous le régime démocratique. Pour justifier ce changement de politique, Vico eut recours à une thèse un peu mystique, celle sde /’harmonie préétablie par Dieu, entre la matière et l’esprit, entre la nécessité et l'utilité, entre les passions et les intérêts, au moyen du principe de justice ; car d’après lui ce sont les intérêts qui contribuent à développer l’idée de justice. Vico admet pour l’histoire d’une nation la nécessité d'une évolution progressive caractérisée par l’âge divin, l’âge héroïque et l’âge humain. Dans chacun de ces âges les hommes ont des idées et des langages propres, une religion et une jurisprudence particulières. Pour Vico, le hasard est banni de l’histoire de même que l'influence des grands hommes ; tout est providentiel, tout est préétabli. Malheureusement le Déisme de Vico est la négation du libre arbitre et son admiration pour le passé de Rome est en pleine contradiction avec les progrès des xvr et xvrie siècles réalisés par suite

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