AUPRÈS DÜU SÉNAT EN FAVEUR DES ALLEMANDS
dollars eussent une valeur équivalente à la vie des Américains décédés par suite des procédés barbares des Germains. Cette même indignation partagée par Wilson, inspira le discours qu’il prononça peu après, au banquet de l'Association des chemins de fer, pour donner un nouvel avertissement à ceux qui se montraient incapables de comprendre que les Américains préfèreront toujours à la paix le maintien intégral des principes sur lesquels repose leur vie politique. De son côté l’Angleterre décida de renforcer le blocus, ce qui provoqua en Allemagne un sentiment d'angoisse et la crainte d’une famine prochaine. En vue de cette menace, les Germano-Américains firent un dernier eflort ; ils organisèrent une nouvelle croisade, pacifique cette fois, parmi leurs partisans, en adressant au Sérat de Washington une requête qui réunit un million de signatures d'hommes et, de femmes pour demander au nom des principes humanitaires, que lexportation des munitions fût interdite. Les arguments qu’ils produisaient en faveur de leur thèse avaient été déjà réfutées dans la note adressée au mois de juillet au gouvernement d’Autriche par le président Wilson, et le ministre Lansing n’eut pas de difficulté à persuader la majorité du Sénat, en répétant les mêmes mots de M. Wilson, de ce que l'interdiction par les Etats-Unis de l'exportation des armes équivaudrait dans les conditions actuelles de la guerre à une rupture de neutralité, d'autant plus que dans les notes échangées pendant dix mois entre