LE CONGRES DE WASHINGTON APPROUVE
« Ia porte aux humiliations, et tout l'édifice des con- « ventions internationales s’écoulerait pièce par par « pièce. Les Etats-Unis n’admettent pas, dit-il, qu'un « Américain puisse payer de sa vie l'exercice de son « droit de s’embarquer sur le paquebot de son choix, « armé où non, et leur patience et leur longanimité ne « résisteront plus à l'épreuve d’une réédition d’un torpillage de la ZLusitania. » En effet, le Congrès de Washington approuva sans réserve à une grande majorité l'avertissement catégorique de M. Wilson qui s’adressait à a fois aux Allemands et aux Américains qui s'étaient faits l’instrument de la politique et de l’intimidation allemandes. Ce fut son dernier
appel à la bonne foi des puissances centrales, en leur disant qu'il y avait des limites à la tolérance qu’une puissance qui se respecte ne peut pas laisser dépasser sans abdication. Le gouvernement allemand, voyant le refus définitif de Wilson à son memorandum, notifia au cabinet de Washington qu'il ne tarderait pas à mettre en exécution le torpillage sans avertissement des bâteaux marchands des neutres ; car c'était la seule arme eflicace dont l’Allemagne disposait contre le blocus des Alliés. ea
On voit bien que la conduite du gouvernement alle-
mand correspondait à sa théorie, que la terreur est la.
loi de la guerre ; c'est ainsi qu’il appliquait dans la guerre navale la même méthode que dans la guerre terrestre. C’est le furor germanicus dont l’âme alle-