‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 620 sur 853 · COMPTANT SUR LA BIENVEILEANCE DE WILSON · texte numérisé non relu

COMPTANT SUR LA BIENVEILEANCE DE WILSON

quittée. La réponse de Wilson n’était pas seulement un triomphe diplomatique, elle proclamait en même temps que le manque de sens moral de l’Allemagne constituait une barrière infranchissable entre elle et Îles peuples civilisés. L’essentiel était que la chancellerie de Berlin acceptât sans condition la réponse du président Wilson, qui n’admettait pas de restrictions à l’engagement de cesser les massacres sur mer. Cet engagement ne pouvait être subordonné à la conduite d’un autre gouvernement. [l insistait également sur ce que la responsabilité en matière de torpillage était absolue et non pas relative.

L’invincible Germanie s’inclina humblement devant l'autorité morale et matérielle du président Wilson. C'était. sans doute un aveu d’impuissance dü à la peur de voir entrer en lice un ennemi nouveau, puissant en ressources d'hommes, d'argent, de matériel de guerre et en produits alimentaires, mais le gouvernement impérial avait une arrière-pensée en faisant une pareille concession au gouvernement de Washington, 1l espérait que Wilson, touché de la soumission allemande à ses injonctions, se prêterait volontairement à servir d’intermédiaire pour la conclusion d’une paix avant qu’il ne füt trop tard. Mais à cet égard la psychologie germaine n’eut pas lieu non plus de se vanter de clairvoyance, car Wilson, de même que l'opinion courante en Amérique, se sont bien rendu compte qu'avec une nation qui professe le culte de la: force, une paix qui ne serait

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