‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 638 sur 853 · WILSON PROCLAME LE DROIT DES PEUPLES · texte numérisé non relu

WILSON PROCLAME LE DROIT DES PEUPLES

Chancellerie impériale, comprit bien l'impossibilité où elle se trouvait d’opposer ses propres conditions de paix à celles énoncées sans hésitation par les Alliés de l'Entente. Les journaux allemands reprochaient même à Wilson sa partialité envers les alliés et rappelaïent les jugements sévères rendus contre les consuls et viceconsuls allemands à San Francisco, reconnus coupables d’avoir comploté avec leurs compatriotes pour amener la destruction d'usines de munitions et d’avoir commis des attentats non moins criminels contre les personnes. Du reste, le contraste entre la mentalité allemande et celle du peuple américain était tellement grand qu’une entente entre les deux peuples était impossible, l’un

considérant la force comme créatrice du droit et l’autre

considérant le droit supérieur à la force. Il est donc tout naturel que les gouvernements austro-allemands se soient refusés à reconnaître les principes établis dans le message du président Wilson au Sénat, d’après lesquels les peuples soumis à la domination de l’Autriche et de la Prusse auraient la liberté de s’y soustraire et de choisir un gouvernement à leur gré et que la Pologne, de même que la Bohême et la Croatie, auraient le droit de se libérer des serres de l’aigle prussien et de l’aigle autrichien. Il en résulta que la chancellerie allemande, ayant vu frustré son espoir d’obtenir une paix pendant son ‘occupation de la Belgique et du Nord-est dela France, décida la continuation de la guerre sous-marine à outrance, croyant qu’en l’organisant sur une échelle

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