WILSON ROMPT AVEC L’ALLEMAGNE
« sous-marine je prendrai la liberté de revenir devant le «congrès pour demander qu’on me donne l'autorisation « d'employer les moyens nécessaires pour protéger nos « marins et nos concitoyens au cours de leurs voyages « légitimes et pacifiques en haute mer. Notre but n’est « autre que défendre les droits incontestables de nos « concitoyens, leur droit à la liberté, à la justice et à la « tranquillité de l'existence. Que Dieu veuille que des « actes d’injustice voulus de la part du gouvernement «allemand ne viennent pas nous obliger à les défendre «par les armes ». En même temps, le conseiller légal de la Présidence se rendit à l'Ambassade allemande : et remit leurs passeports au comte Bernstorff et à tout le personnel de l'Ambassade, cependant que M. Gérard, ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, et M. Penfield, ambassadeur des Etats-Unis à Vienne recevaient leur ordre de rappel. Aussitôt que la nouvelle de la rupture avec l’Allemagne fut connue du Congrès, un amendement fut introduit à la loi de finances proposant l’émission de 500 millions de dollars des bons du trésor sans intérêt, pour permettre de compléter la préparation militaire et navale. De plus, les croiseurs allemands Kronprinz Wilhelm et Prins Eitel Friedrich internés dans les ports américains furent saisis et leurs équipages internés dans les casernes.
IL est incontestable que la décision du gouvernement de Washington appuyée par l’unanimité des votes du Congrès produisit un effet foudroyant sur les divers par-
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