DANS LES PROVINCES BALTIQUES PARLANT ALLEMAND
a rien d'étonnant à ce que les Tzars de Russie tant par leur éducation que par leur origine et leur union avec des princesses allemandes aient subi l'influence allemande, c'est-à-dire la mentalité prusienne, le culte de a force brutale, d'autant plus que l’absolutisme militäire et politique a été le principe fondamental commun aux deux gouvernements et que les hauts emplois de la cour étaient remplis en grande partie par l'aristocratie d’origine allemande, au point que Nicolas II malgré son alliance avec la France n’a pas pu se soustraire à l’influence allemande. Voici d’ailleurs un fait qui le confirme. C’est un document diplomatique découvert récemment et publié par le gouvernement provisoire russe. « Le Tzar Nicolas IT après la malheureuse guerre contre le Japon demanda une entrevue à Guillaume II à Bjorkoe pour entendre son opinion sur les décisions
à prendre relatives à la paix. Dans cette entrevue un
traité secret d’alliance fut conclu entre les deux empereurs, qui d'après eux, loin d’être contraire à l'alliance franco-russe devait avoir pour but d'entraîner la France dans la même alliance dirigée contre l'Angleterre, ce qui n’a pas empêché l’empereur Guillaume d’adresser le 29 septembre 1905 un télégramme au Tzar conçu dans les termes suvants: «Le fonctionnement du « traité que nous avons convenu à Bjorkoe n’est pas « contraire à l'alliance franco-russe ; les obligations de « la Russie avec la France ne te lient d’ailleurs que « dans la mesure où cette puissance mérite la bienveil-