‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 750 sur 853 · VIE ET ŒUVRE DE PETTENKOFER · texte numérisé non relu

VIE ET ŒUVRE DE PETTENKOFER

moyen de la capillarité, considérant que les courants d’air ne sont nuisibles au corps humain que lorsqu'ils atteignent 40 centimètres par seconde, chiffre que n’atteint jamais le courant d’air à travers les parois. Partant de ce point de vue, Pettenkofer a dirigé ses recherches sur la porosité du sol et sa saturation par des matières organiques en décomposition, et son influence sur la genèse et la propagation de la fièvre typhoïde et du choléra, et après de nombreuses obser— vations et de multiples expériences il est arrivé à former sa théorie tellurique de la pathogénie de ces maladies, d’après laquelle le sol poreux est un terrain de culture favorable aux germes infectieux, par la raison que ses pores reçoivent de l'air, de la matière organique et l’eau météorique et souterraine, qui forment un ensemble d'éléments favorables à la vie parasitaire. Il attribue en même temps une influence considérable à l’oscillation de la couche d’eau souterraine, appelée Grundwasser, sur la prolifération des germes pathogènes ; car à mesure que cette couche baisse, les pores se remplissent d’air nécessaire à la vie des germes aërobes. Pour résumer les conditions indispensables à la genèse d’une épidémie cholérique ou typhique, il admet trois facteurs ; 1° La présence d’un germe spécifique ; 2° une disposition individuelle favorable à sa prolifération ; 3° une disposition locotemporelle favorable à son développement. Pour ce qui est du premier facteur, il est admis sans conteste.

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