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L'ARMISTICE ENTRAINA L'ABDICATION

accrédités du gouvernement allemand et leur communiquer les conditions de l’armistice. Alors une délégation allemande se présenta aux avant-postes français par la route de Chimay-Fournies, la Capelle-Guise. Des ordres avaient été déjà donnés pour les recevoir et les conduire au lieu fixé pour la rencontre. Les plénipotentiaires allemands se composaient de dix personnes sous la présidence du secrétaire d'Etat Erzberger. Ils furent conduits en automobile dans un château voisin de la forêt de Compiègne, ou ils passèrent la nuit, et le lendemain matin ils furent reçus au quartier général par le maréchal Foch, ayant à ses côtés son chef d'Etat major le général Weygand et l'amiral anglais Sir Rosselyn Wemyss. Après la vérification des pouvoirs de la délégation allemande, le maréchal Foch donna lecture des conditions de l’armistice établies par la conférence des alliés à Versailles, et remit une copie du document à M. Erzberger. Un délai de soixante-douze heures fut fixé au gouvernement allemand pour répondre. Un courrier partit de suite pour Spa, siège du quartier général allemand portant les conditions de l’armistice et le commandement supérieur allemand fut informé par un radio-télégramme du départ de ce courrier.Le maréchal Foch rédigea ensuite un compte rendu assez bref de l’entrevue, qu'il adressa au Cabinet militaire du président du Conseil pour être remis à M. Clernenceau ministre de la Guerre, qui était en conférence avec M. Pichon ministre des affaires étrangères. Celui-ci le

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