DES CONDITIONS DE L'ARMISTICE
qui appuyaient le gouvernement allemand étaient d’accord sur la nécessité de convoquer une Assemblée constituante. Cependant le gouvernement bavarois présidé par Kurt Eisner s'était opposé à la continuation au pouvoir des socialistes, qui selon son avis, n'avaient pas les capacités nécessaires pour diriger le mouvement national dans le sens d’une vraie confédération, telle que celles de la Suisse et des Etats-Unis, demandant surtout le renvoi de Solf et Erzberger, anciens chefs impérialistes, qu’il considérait comme un obstacle à la conclusion de la paix. :
La conduite du gouvernement bavaroïs ne tarda pas à exercer une répercussion sur les partis hostiles du gouvernement de Berlin. Le parti communiste appelé Spartacus joint au parti extrémiste de Liebknecht se soulevèrent contre le parti socialiste majoritaire au pouvoir, et réussirent à la suite de sérieux combats à occuper trois quartiers de la banlieue de Berlin, mais finalement, grâce à une entente entre le gouvernement et la commission des soldats et ouvriers qu'Ebert réussit à établir, moyennant l'engagement de convoquer une Assemblée constituante après la démobilisation de l’armée revenue du front, le gouvernement parvint à devenir maître de la situation. Les troupes revenues du front occupèrent la ville de Berlin et Hindenburg leur . adressa un manifeste, les exhortant à défendre le nouveau gouvernement contre le bolchévisme ; «car l’armée «a pour mission d’épargner à la patrie la misère et