ALLEMAND ET LE PARTI COMMUNISTE
la menace des minoritaires associés au parti communiste, présidé par Liebknecht, de sorte qu Ebert et ses collègues trouvèrent des facilités pour mettre à exécution leur projet de maintenir l’ordre social s'appuyant sur l’armée. Cependant, les bolchévistes reprirent l’offensive et le préfet de police de Berlin nommé Eichhorn fraternisa avec l’émeute contre son gouvernement. Il paraît, d’ailleurs, que ce même préfet formait partie déjà, sous le règne de Guillaume IT, du bureau de propasande bolchéviste que l'Ambassadeur de Lenine avait organisé à Berlin, et mettait tant de zèle à sa besogne qu’on lui versait des appointements de 1.700 marks par mois ; c’est ainsi que la révolution éclata à Berlin avec le concours financier de Lenine. Eichhorn s’improvisa préfet de police, évinçant le titulaire choisi par le gouvernement. Il s’arrogea le pouvoir de réquisitionner des armes neuves dans les fabriques mêmes. Bien que le gouvernement eût résolu de le révoquer, il resta préfet de police grâce à l’appel commun des Spartaciens et des socialistes indépendants, qui protestèrent contre la destitution du préfet Eichhorn et exhortèrent la foule à marcher sur la chancellerie et à condamner à mort Ebert et Scheidemann.
Sur l'invitation de Liebknecht, le cortège se dirigea vers la préfecture de police où Eichhorn encadré de Liebknecht et de Lédebour parut au balcon et déclara qu’il resterait à son poste tant que le peuple le désirerait. Les majoritaires de leur côté firent appel à