PROPOSÉE EST UNE PAIX DE JUSTICE ET DE DROIT
dans la société des Nations, elle ne serait admise qu'après la signature du traité, mais elle ne participerait d’abord qu'aux travaux généraux de l’assemblée et non aux travaux du conseil exécutif. Un délai de huit jours au maximum fut donné au gouvernement allemand pour accepter ou refuser la signature. En cas de refus l’armistice serait dénoncé de fait et des mesures militaires seraient mises à exécution. Nous tenons à donner un extrait concis de certains paragraphes de la lettre de Clemenceau, président de la conférence, adressée à Brockdorff Rantzau chef de la délégation allemande, qui accompagnait la réponse des alliés aux contre-propositions allemandes : |
« Les puissances alliées et associées sont convain- « cues que la paix qu’elles ont proposée est fondamen- « tale, une paix de justice et de droit conformément aux « principes admis au moment de l’armistice selon les « quatorze points établis par le président Wilson. La « justice est la seule base possible pour le réglement « des comptes de cette terrible guerre; mais il faut « que ce soit la justice pour tous ; il faut que ce soit « la justice pour les morts, pour les blessés, pour les « orphelins, pour tous ceux qui sont en deuil, afin que « l’Europe soit affranchie du despotisme prussien. Il « faut que la justice soit rendue aux peuples qui chan- « cellent aujourd’hui sous un fardeau de dettes de « guerre. Il faut que la justice soit rendue aux millions « d'êtres humains dont la sauvagerie allemande a pillé
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