DE L'OCCUPATION DU BASSIN- DE LA RUHR
la bienveillance du gouvernement de Washington qu'il commit la maladresse d’accuser dans la même note le gouvernement français de visées impérialistes tendant à amener l’anéantissement de l'Allemagne. Mais le gouvernement de Washington après avoir examiné les ;ropositions allemandes les trouva trop obscures et enveloppées dans des phrases ambiguës et répondit qu’elles ne lui semblaient pas susceptibles de servir de base à une discussion avec les alliés. MM. Briand et Lloyd George furent du même avis. Ils trouvaient, indépendamment du fait que l'Allemagne n’avait pas rempli ses obligations relatives aux réparations, une preuve flagrante de sa mauvaise foi dans son refus de désarmer ses forces secrètes et dans ses atermoiements dans la poursuite des auteurs des crimes commis pendant la guerre. Ils considéraient nécessaire en conséquence d'adopter de nouvelles mesures coercitives,
L'opinion anglaise qui était disposée au commencement à croire jusqu'à preuve du contraire aux bonnes intentions et aux honnêtes desseins des Aïlemands reconnut enfin que cette confiance n’était pas méritée. C'est ainsi que Lloyd George le déclara à la Chambre des communes. Le gouvernement allemand, ne désespérant pas encore dé la bienveillance à son égard du gouvernement américain, fit un effort pour présenter de nouvelles propositions à ce dernier, propositions un peu plus amples quant aux réparations pécuniaires.