EN FRANCE AU COURS DU XIX°® SIÈCLE
la théorie des ondulations, comparant les phénomènes lumineux à ceux du son et les expliquant par la transmission à travers l’éther, des mouvements vibratoires dont seraient animées les molécules des corps doués de lumière.Iis admettaient que dans tout l'univers est répandue une matière infiniment subtile et élastique appelée l'éther dans laquelle flottent les atomes de la matière pondérable. Ces atomes, en se groupant sous forme tantôt solide, tantôt liquide,tantôt aérienne, constituent les corps et en s’attirant mutuellement ils déterminent des ondulations plus ou moins intenses et rapides dans la substance éthérée. De là, résultent comme effet tous les phénomènes de la radiation, de la lumière, du calorique, tous ceux de la dilatation, de la conductibilité, de la chaleur latente et de la chaleur spécifique ; tous ceux qui se rattachent aux actions chimiques, électriques et moléculaires.
Arago trouva que le rayon réfléchi n’est jamais aussi blanc que le rayon incident, mais d’une couleur ou d’une autre, 1l relève de l’angle sous lequel le miroir est présenté, ce qui est un moyen de décomposer la
lumière ; il reconnut aussi la propriété singulière de la
tourmaline, qui sépare en deux tout rayon quelconque qui vient à la traverser. Sice rayon émane d’un corps opaque, la lumière est identique dans cette double 1rradiation ; si c’est d’un corps gazeux, :l se réfléchit en deux couleurs différentes. IL appliqua cette expérience aux corps célestes, et arriva à la conclusion que