Du iuste Roy de Corcyre, même page
Alcinoûs : ses jardins ou vergers étoient célèbres dans l'anti- « qui te, et tout le monde connoit la description qu'Homère nous en a laissée (Orly sa. vu). Martial comparoit à ces mêmes jardins celui que Marcel la lui avoit donné ou conservé en Espagne: Hoc nemus, hi fontes, etc. (liv. xn, Ep. 3i). J'en ai essayé autrefois l'imitation , ou plutôt la traduction suivante :
Ces fontaines, ce bois, cette épaisse verdure,
Ce ruisseau qui promène une eau limpide et pure ,
•Ces rosiers qui deux fois se couronnent de fleurs
Dont celles de Pœstum envlroient les couleurs ,
Ces légumes exquis qu'épargne la froidure ,
L'anguille qui serpente en ces bassins riants,
Et cette blanche tour que, non moins blanche qu'elle,
Habite de pigeons une troupe fidelle,
Je les revois enfin après trente printemps!
D'une femme chérie agréables présents!
Aux plus riches trésors Martial vous préfère;
Vous êtes son empire, et si Nausicaa
Offroit de lui céder le jardin de son père :
J'aime mieux, diroit-il, celui de Marcella.
Ailleurs (liv. VHI, Ep. 68), le même poète a encore recours à cette comparaison en faveur de la serre chaude d'Entellus ( Voy, note 5i) :
Qu'on vante les jardins du sage Alcinoûs !
Les tiens offrent encor de plus rares merveille*. La pierre diaphane y protégeant les treilles Détend, sans les cacher, les présents de Baechus. Ainsi brille un caillou dans l'onde transparente ; Tels, à travers les fila d'un tissu précieux, Se tracent les contours d'une taille élégante. L'hiver même, o combien l'^t est ingéafc* De Pomone «emplit la corbeille odorafl.
*i6 NOTES.
Cette dernière imitation est de feu M. de Kériralànt/et m'a été communiquée par M. de Labouïsse, son ami et le légataire île ses ouvrages. La pierre diaphane dont il y est question, est celle que les anciens appeloient specutaris, ou pierre de miroir, et dont ils faisoient leurs Titres.
2a3.— Dr très y ob le Ror de France
Le croissant nevve a croissance, etc. ,pag.i38.
M. de Ruolz , Discours sur la personne et les ouvrages de Louise
Labë (page 16), dit que ces six vers (formant inscription)'
« étoient sans doute l'ouvrage de la mal tresse du logis.» Henri II
qui régnoit alors , avoit pour devise un double croissant. On
trouve dans l'ode De l'Antiquité et excellence de la Ville de
Lyon, par Charles Fontaine, parisien, Lyon, Jean Citoys,
i557, in- 12 (page 18), une strophe que l'auteur adresse aux
Lyonnois, et qui a beaucoup de rapport avec le passage, objet
de cette note :
Ce beau croissent , tousiour* croissant »
Par sa vertu et influence Vous ira tousiours accroissant:
Tous biens a tires en affluence.
aa4* """" -d u Dieu en Jade inuaqué, même page. A Bacchus, qui fit la conquête des Indes avec une armée d'hommes et de femmes portant, au lieu d'armes, des thyrses et des tambours.
22,5. — L a V Oliue palissante
Qu'jithene tant réclama, page 139.
L'olivier, arbre consacré à Minerve, et que l'on disoit même avoir été produit par cette déesse, patrone de la ville d'Athènes. Le territoire de l'Attique étoit propre à la culture de l'olivier, et cet arbre y étoit très abondant.