‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 47 sur 59 · Du iuste Roy de Corcyre, même page · texte numérisé non relu

Du iuste Roy de Corcyre, même page

Alcinoûs : ses jardins ou vergers étoient célèbres dans l'anti- « qui te, et tout le monde connoit la description qu'Homère nous en a laissée (Orly sa. vu). Martial comparoit à ces mêmes jardins celui que Marcel la lui avoit donné ou conservé en Espagne: Hoc nemus, hi fontes, etc. (liv. xn, Ep. 3i). J'en ai essayé autrefois l'imitation , ou plutôt la traduction suivante :

Ces fontaines, ce bois, cette épaisse verdure,

Ce ruisseau qui promène une eau limpide et pure ,

•Ces rosiers qui deux fois se couronnent de fleurs

Dont celles de Pœstum envlroient les couleurs ,

Ces légumes exquis qu'épargne la froidure ,

L'anguille qui serpente en ces bassins riants,

Et cette blanche tour que, non moins blanche qu'elle,

Habite de pigeons une troupe fidelle,

Je les revois enfin après trente printemps!

D'une femme chérie agréables présents!

Aux plus riches trésors Martial vous préfère;

Vous êtes son empire, et si Nausicaa

Offroit de lui céder le jardin de son père :

J'aime mieux, diroit-il, celui de Marcella.

Ailleurs (liv. VHI, Ep. 68), le même poète a encore recours à cette comparaison en faveur de la serre chaude d'Entellus ( Voy, note 5i) :

Qu'on vante les jardins du sage Alcinoûs !

Les tiens offrent encor de plus rares merveille*. La pierre diaphane y protégeant les treilles Détend, sans les cacher, les présents de Baechus. Ainsi brille un caillou dans l'onde transparente ; Tels, à travers les fila d'un tissu précieux, Se tracent les contours d'une taille élégante. L'hiver même, o combien l'^t est ingéafc* De Pomone «emplit la corbeille odorafl.

*i6 NOTES.

Cette dernière imitation est de feu M. de Kériralànt/et m'a été communiquée par M. de Labouïsse, son ami et le légataire île ses ouvrages. La pierre diaphane dont il y est question, est celle que les anciens appeloient specutaris, ou pierre de miroir, et dont ils faisoient leurs Titres.

2a3.— Dr très y ob le Ror de France

Le croissant nevve a croissance, etc. ,pag.i38.

M. de Ruolz , Discours sur la personne et les ouvrages de Louise

Labë (page 16), dit que ces six vers (formant inscription)'

« étoient sans doute l'ouvrage de la mal tresse du logis.» Henri II

qui régnoit alors , avoit pour devise un double croissant. On

trouve dans l'ode De l'Antiquité et excellence de la Ville de

Lyon, par Charles Fontaine, parisien, Lyon, Jean Citoys,

i557, in- 12 (page 18), une strophe que l'auteur adresse aux

Lyonnois, et qui a beaucoup de rapport avec le passage, objet

de cette note :

Ce beau croissent , tousiour* croissant »

Par sa vertu et influence Vous ira tousiours accroissant:

Tous biens a tires en affluence.

aa4* """" -d u Dieu en Jade inuaqué, même page. A Bacchus, qui fit la conquête des Indes avec une armée d'hommes et de femmes portant, au lieu d'armes, des thyrses et des tambours.

22,5. — L a V Oliue palissante

Qu'jithene tant réclama, page 139.

L'olivier, arbre consacré à Minerve, et que l'on disoit même avoir été produit par cette déesse, patrone de la ville d'Athènes. Le territoire de l'Attique étoit propre à la culture de l'olivier, et cet arbre y étoit très abondant.

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