Vie de Jésus, p
ya de plus secret; et votre Père, qui voit dans le secret, vous le rendra!.» N’écrivez donc point à la légère de ces choses qui feraient douter que vous ayez jamais ouvert l'Evangile.
«On chercherait vainement une proposition théologique dans l'Evangile. » C'est-à-dire que depuis le commencement jusqu’à la fin, il n’y a dans l'Evangile que des propositions théologiques. Est-ce que, par hasard, M. Renan y aurait découvert des problèmes de mécanique ou des théorèmes de géométrie ? Ou bien, pour affirmer ou pour nier quelque chose, ce qui est l’essence d’une proposition, faut-il absolument s’en tenir au formalisme arislotélicien, et procéder par théorèmes, corollaires et scolies? Les huit béatitudes sont des propositions théologiques pour la morale, comme la déclaration de la nécessité du baptème en est une pour le dogme. Qu'il y ait un point d'exclamation à la fin d’une phrase ou un simple point, peu importe, pourvu qu’on y trouve une vérité clairement énoncée. La forme sentencieuse, qui est propre à l'Evangile, donne précisément à chacun de ses versets le tour d’une affirmation ou d’une négation bien déterminée. Où trouver une théologie, des dogmes arrêtés, si ce n’est dans ces formules évangéliques qui résument la doctrine chrétienne dans ses divers peints : « Moi et mon Père, nous sommes une seule chose ? : » c’est l’unité de la nature divine nettement exprimée. — « Baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit * : » c’est la Trinité des personnes enseignée avec non moins de clarté. — « Dieu a envoyé dans le monde son Fils unique qu'il a engendré. ; le Paraclet ou l'Esprit de vérité procède