BUD
IL Défense de la même Ré*ponse, Paris, 1678, in-8°.
III. Défense de la foi de VEglise , pour servir de réponse, à la lettre de M. Spon , 1682, in- 12.
IV. La Foi de V Eglise catholique touchant V Eucharist. , 1 684, in- 12.
Ces ouvrages , plus remarquables par l'érudition que par le style, sont oubliés aujourd'hui.
L'auteur avait, publié en 1673, la Conférence du diable avec Luther, contre le sacrifice de la Messe, avec la Réfutation d'un Ecrit fait par M.Ereïter,ministre de l'ambassadeur de Suède , pour défendre cette conférence, et Vexa- t men de quatre endroits du dernier livre de M. Claude, etc., 1 vol.
in-12. Quelques exemplaires ont pour titre : Réfutation de la Réponse faite par M. Eréiler, etc.
Ce volume, de 187 pages, a été réimprimé en 1740, sous le premier titre. Ou trouve aussi la moitié de la première édition de ce volume sous ce titre : Y Entretien de Luther avec le démon , contre le saint sacrifice de la Messe y selon le récit que Luther en fait lui-même dans ses œuvres, avec la réponse à l'Ecrit de M.
Ereïter , etc. ; par le sieur Pilïon, bachelier et licencié en droit canon; deuxième édition, à Paris, chez l'auteur, dans la vieille rue du Temple , au coin de la rue St. - François ; 1680 , in-12 de 100 pages , sans cofnpter la préface ni la table. Il ne faut pas confondre l'ouvrage de Bruzeau avec celuide l'abbé de Cordemoy , qui a pour titre : Récit de la Conjérence du diable avec , Luther , etc. Voy.
le mot Pillox. .,
BUDER ( Christian -Gottlieb)
BUH
La Biographie universelle accordé de \ listes éloges à deux ouvrages utiles de Struve , que ce célèbre professeur a augmentés et perfectionnés ; je veux parler de la Bébliotheca juris selccta, i vol. , et de la Bibliotheca historica , 2 vol.
in-8°. Le rédacteur de l'article dit.que la 7e édition de la Bibliotheca juris , eu 1743 , est fort aug* mentee.; la 8", de 1756, l'est encore davantage. Quant à la Bibliothèque historique, le rédacteur avance que cet ouvrage a été refondu et complété par M.
Meusel , qui l'a porté à onze voL in-8°. On croirait, d'après cette tournure, <jue la nouvelle édition est terminée ; c'est malheureusement un ouvrage dont la continuation paraît abandonnée , puiseue la seconde partie du onzième volume a paru en i££o{. Elle contient la table des précédens volumes ; mais l'éditeur a terminé feulement l'histoire ancienne , l'histoire grecque et romaine, celle du Bas-Empire; les histoires de Portugal et d'Espagne, l'histoire de France et les autres parties formeraient autant de volumes, au moins. On doit regretter l'interruption d'un ouvrage si utile.
* BUHY (Félix de) , fils d'un riche marchand de, Lyon. 11 se jeta dans un couvent de carmes étant fort jeune , et eut pour professeur un habile moliniste. A l'âge de 22 ans , il soutiut une thèse publique suivant les principes de son maître ; mais, après avoir lu les auteurs originaux, il changea de sentimens. Etant venu à Paris, il voulut être docteur de Sorbonne. Il fut le premier qui «jxrtiuties quatre propositions a\u
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clergé avec tant de force et d'érudition , qu'il enleva l'estime et l'admiration de toute l'assemblée.
Ses réponses furent envenimées et envoyées à la cour de Rome , qui lui fit un crime d'avoir avancé qu'il y a .des lois ecclésiastiques auxquelles le Pape est soumis ; elle commanda au commissairegénéral de l'ordre des Carmes , en l'absence du général , de déclarer le frère Buhy déchu des privilèges accordés aux religieux par les Papes. Le parlement manda le prieur des carmes , qui avait mis cet ordre à exécution, et le blâma d'avoir ainsi contrevenu aux commandemens du Roi. Le P. de Buhy n'était pas seulement un habile théologien; il avait encore l'avantage d'être un prédicateur éloquent, s'étant fait écouter dans la chaire de St. -Jean, de Lyon , avec un applaudissement universel. Il mourut de pleurésie en 1687 , âgé d'environ 5o ans , lorsqu'il prêchait le Carême dans un bourg près de Paris, II a couru de lui.ditVigneul-Marville, à Paris et ailleurs ,.un Abrégé des conciles-généraux, qui m'a paru çtre un coup de maître , quoique compose' eu moins de. six semaines, Son dessein n'était pas que çe petit ouvrage vît le jour, ne l'ayant écrit que pour contenter un gentilhomme de ses amis , qui l'avait prié de lui donner une idée générale des conciles. Voy.
les .Mélanges de Vigneûl-Marville , tome 3 , édition de 1701. Si Vigneul-Marville eût voulu parler de Y Histoire des Conciles -générau réimprimée à Paris, chez Maurice Villery, 1699, 2 vol.
in-12, il eût probablement dit que l'ouvrage dont il parlait , ven,aU de voir, le jour. Quelques
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personnes croient que l'ouvrage du P. Buhy a paru sous ce titre :
Analyse ou idée générale, des Conciles œcuméniques et particuliers , Bruxelles , Fr. Foppens , 1706, 2 vol. in-8°. Je ne puis adopter leur opinion ; car ces deux volumes , (railleurs très-fautifs , suivant le docteur Salmon , semblent venir d'an auteur qui a mis beaucoup de temps à les composer, puisqu'il a placé à là fin du second une table des matières très-détaillée.
M. Chaudon avait donné un court article au P. Buhy ; l'abbé de Feller , fidèle a ses principes anti-gallicans , n'a pas cru devoir le reproduire.
BUINAM (Jean) , nom estropié dans le Dictionnaire de MM. Chaudon et Delandine. Il faut lire Bu- ' wyan , auteur du Pèlerinage de Famé dévote , ou plutôt du Voyage du pèlerin, ouvrage qui a eu en Angleterre plus de cinquante éditions , depuis la première , oui parut vers 1660. Nous en avons plusieurs trad. en français : i°. Voyage du chrétien et de la chrétienne vers V 'Eternité ,Neufchatel, 1716, in-8° ; Bâle , 1728 , 2 vol. in-12 ; Halle, 1752, 1 vol. in-12. 20 Pèlerinage d'un nommé Chrétien , écrit sous l'allégorie d'un songe (abrégé de l'anglais , par Robert Etienne , libraire ), Paris , Sa voye, 1772 , petit in-12, réimprimé plusieurs fois.
BURCK ARD ( Jacques ) , savant Allemand, né en 1681. La Biog.
univ. dit que les leçons de Jacques Gronovius , d'Horace Turselin, de Perizonius, lui inspirèrent un goût particulier pour l'antiquité et pour l'histoire. La
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précipitation avec laquelle cetar* ticle a été rédigé d'après l'allemand d'Adelung, est sans doute cause de l'anachronisme que Ton remarque dans cette phrase ; en effet, Burckard n'a pu suivre les leçons du jésuite Turselin , qui mourut en 1599 : aussi le texte al»
le m and porte-t-il seulement qu'il entendit Perizonius donnant des leçons sur Horace Turselin , sur Térence, etc. Dans le même article , on assigne quatre parties à l'ouvrage de Burckard , intitulé :
Historia Biblipthecœ Augustœ , quœ ÏVblfenbutteli est ; il n'en a que trois : la seconde et la troisième sont datées de On doit au même auteur plusieurs autres ouvrages dont (on trouve la liste soit dans le Supplément d'Adelung, soit dans Y Onomasticonde Saxius. Je dois dire cependant que ce dernier attribue à notre Burckard deux lettres latines qui ont été publiées à Hanovre en 17 10 et 171 1 , sous le masque de Janus- Gregorius Betulius, par Jean- George Burckard , son frère. Adelung a bien distingué les deux frères.
BURIGNY(JeanLévesque de).
M. J B. affirme , dans la Biographie universelle, que Y Examen critique des apologistes de la religion chrétienne n'est pas" de
Burfgny. M. J B. est de Reims;
il sait intérieurement à quoi s'en tenir sur cet objet; il veut sans doute montrer des ménagemens pour quelques-uns de ses compatriotes ; pour moi , qui ne dois d'égards qu'à la {vérité , je me contenterai de lui dire qu'un de ses amis a vu dans la famille de M. de Burigny le manuscrit original de Y Examen critique; c'est
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M. Naigeon qui en a été l'éditeur , après y «voir fait beaucoup de changenaens. Au lieu de dire d'une manière aussi tranchante que V Examen critique n'était pas de M. de Burigny , pourquoi M. J. . B. n'a-t-il pas cherché àréfuterlesargumens que j'ai développés en faveur de mon opinion ? M. P , dans ses Mémoires ecclésiastiques , croit que cet ouvrage n'est pas plus de Burigny que de Fréret ; et il l'attribue , d'après La Harpe , à M. l'abbé M , mort dans ces derniers
temps. Je me suis entretenu plusieurs fois de V Examen critique
avec M. M , et il m'a déclaré,
deux ans avant sa mort, qu'il ne désavouerait pas cet ouvrage, s'il l'avait réellement compose.
BURKE (Edmond). L'énumération des ouvrages de ce célèbre publiciste , trad. en français , donnée par la Biograph. univ. , est incomplète; car, i°. Nous avons une traduction du premier ouvrage que Burke a publié dans les principes et pour ainsi dire sous le nom de Bolinebrpke ; elle est intitulée : Apologie de la société naturelle , ou Lettre du Comte de *** au jeune Lord sans indication de lieu, 1776, in-8° de 100 pages. La préface du traducteur Français est toute différente de celle de l'auteur anglais. Bolingbroke n'y est pas nommé.
2°. Dès l'année 1 765 , l'abbé des François avait publié à Paris une traduction française des Recherches philosophiques sur le Beau et le Sublime, 2 parties in- 12. La Biographie cite uue Lettre de Burke , adressée à M. le comte de Rivarol ; il faut lire :kM.le vi-
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comte de Rivarol. C'est le frère du fameux comte.
BURNET (Gilbeht). L'ouvrage intitulé Histoire de mon temps , ne parut que plusieurs années après sa mort, comme il l'avait prescrit dans son testament. Le 1er volume fut donné en 1724, in-fol. ; il a été revu par Cuningham , éditeur, et par Johnson , seigneur écossais , qui retranchèrent de l'ouvrage un grand nombre d'endroits injurieux à des personnes respectables. Ce qu'ils ont laissé , fait encore assez voir leur indulgence. Le second volume ne fut public qu'en 1734, par les soins de Th. Burnet, un des fils de l'auteur, qui y joignit des mémoires sur la vie de son père.
Il existe deux traductions françaises du premier volume ; la première est intitulée : Mémoires pour servir à V histoire de la Grande-Bretagne, La Haye , 1725,
3 vol. in- 12. On n'en connaît pas l'auteur. La seconde a paru sous le titre d'Histoire des dernières révolutions d'Angleterre.
La Haye , 1725 , 2 vol. in-4° ; elle est du fameux La Pillonnière.
Cette, traduction a été réiinpri-.
mée deux fois; i° à Trévoux, sous le titre de La Haye , en 1727 ,
4 vol. in-12 ; 20 à La Haye , en 1735 , 2 vol. in~4° très-épais. Elle forme le ier vol. de cette édition; le 2e contient la traduction du second vol. de l'original anglais.
On l'a aussi imprimée en 3 ou 4 vol. in-12. L'on ne trouve que des détails inexacts ou incomplets , tant sur l'ouvrage anglais , que sur ses traductions françaises dans Niceron , Chaufepié , Chaudon , et dans la Biographie universelle. On peut encore repro-
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cher à ce dernier ouvrage de ne pas avoir mentionné les Remarques de Burnel sur les actes de la dernière assemblée du clergé , trad. de l'anglais , par de Rosemond. Londres , i6o3 , in-
f BURY (de), avocat et historien du dix-huitième siècle. On le croit natif de Paris , l'époque de sa mort est inconnue ; mais le Journal encyclopédique assure qu'il avait quatre-vingt-dix ans en 1 776. Il avait donc soixanteneuf ans, lorsqu'il publia, en 1755, sous le voile de l'anonyme, son premier ouvrage. C'était une lettre à Voltaire , au sujet de son Abrégé a" histoire universelle. V oltaire répondit à son critique par l'écrit qui a pour titre: Lettre cipile et honnête a l'auteur malhonnête de la critique de l'Histoire universelle de M. de V*** , qui n'a jamais fait d'histoire universelle. La lettre de M. de Bury annonçait , sinon un bon écrivain , au moins un homme qui avait étudié avec soin l'histoire de France. M. de Bury publia encore en 1769, une longue Lettre anonyme sur quelques ouvrages de Voltaire. On y retrouve plusieurs pages de la première ; mais la plus grande partie renferme une critique de la Henriade. Du reste M. de Bury parle plusieurs Ibis de lui-même dans cette lettre, avec une remarquable ingénuité: ici, il se présente comme un auteur sans considération ; là, il n'est qu'un médiocre auteur.
La postérité confirmera ces jugemens, en rendant néanmoins justice aux motifs qui l'ont dirigé dans la composition de ses ouvrages historiques. Il a toujours cher-
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ché à peindre les bons rois, et à excuser les mauvais.
Voici les titres de ses ouvrages :