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trione historiciSchedœyseu libel- sa vie, étaient bien étrangères
lus de Islandià, ex veteri islan- aux recherches qu'a dû exiger la
dicd vel danicâ antiquâ lingud publication des Ruines de Poes-
in latinam versus. Hauniœ , tum ou Possidonia. 1^33 , in-4« Arid'Froda vivait
dans le xne siècle, en Islande où BUTTEL (François), chirurgien
il était prêtre. Son ouvrage avait à Etampes , né dans un bourg
déjà été imprimé en 1688 , mais près de Chateaudun , est mort le
en islandais seulement. Bussaeus l'a 25 avril 1782. Ses talens l'ont fait
fait réimprimer avec la traduc- recevoir membre de l'académie
tion à coté ; il y a joint : Jonœ rovale de chirurgie. Parmi les
Gam Schediasma de ratione anni pièces que la famille a remises à
solarisy secundùm rudem obser- l'académie, il en est une qui ins-
vationem veterum Paganorum in pire le plus grand respect pour sa
Jslandid, et Periplus Ohtheri et mémoire : c'est un gros volume
TValfsiani, ab Alfredo rege An- où il consignait chaque jour ses
gliœ descriptus. Ce dernier ou- observations sur l'art des accou-
vrage a reparu séparément en chemens, dans lequelil excellait;
1^44» in-80. C'est la relation d'un il s'y rend compte à lui-même de
voyage fait au ix* siècle , dans les ses manœuvres , et il se juge avec
mers septentrionales , par ordre sévérité. En parcourant ce recueil,
du roi Alfred. on y aperçoit une lacune de trois
(Saxii onomasticon. Méthode mois , et on lit au bas de la page,
historique de Lenglet. Bibliothe- l'explication suivante, bien hono-
que des voyages. ) rabfe pour celui qui l'a donnée :
« Ayant commis une faute dans
BUTEL - DUMONT ( George- » un accouchement difficile , j'ai
Marie), avocat, censeur royal, etc. » passé ces trois mois àParis, pour
Le dernier ouvrage de l'articlede » y consulter les maîtres de 1 artv
cet auteur, dans la Biographie ►» et profiter de leurs leçons. »
universelle , appartient à M. Ga- Il mourut victime de son zèle ;
bnel-Martin Dumont, architecte; ayant voyagé la nuit pour un ma-
«t , en efFet , les études auxquelles lade, le froid le saisit, la fièvre-
$L Butel-Dumont s'est livre toute survint , et il succomba.
*CAFFARO( le Père), religieux renfermait : Bossuet écrivit au P.
ihéatin du xvne siècle , est deve- Caffaro une longue lettre, pour
nu célèbre par une lettre mise à lui démontrer les dangers des
la tête du Théâtre de Boursault , spectacles. Le P. Caffaro répondit
en faveur de la comédie , laquelle deux jours après à ce redoutable
cependant ne porte pas son nom. censeur, que la lettre française
Cette lettre parut en 1694 , et lui au'on lui attribuait , n'était poin t
fut attribuée. On s'éleva de tous de lui ; mais qu'elle était tirée ,
côtés contre les principes qu'elle en très-grande partie , d'une Dis-
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sertation latine sur la comédie, du poëme de mademoiselle 4e
qu'il avait composée douze ans Calages, auparavant; il écrivit en même
temps une lettre latine et fran- * CALTGNON ( Pierre -Antoi pie çaise à M. de Harlay , archevê- d'Ambesieux de), ancien profesque de Paris , pour désavouer la seur de rhétorique à Lyon. La même lettre. Bossuet fut satisfait Biog. um'v. nous présente cet indes deux lettres du P. Caffaro : et, dividu comme un prédicateur disdans son écrit intitulé : Maximes tingué , comme un poète aimable et réflexions sur la comédie , il de société , enfin comme l'auteur déclara que le P. Caffaro, à qui de plusieurs ouvrages dont on l'on avait attribué la Lettre ou donne la liste. S'il n y a pas plus Dissertation pour la défense de de vérité dans les deux premières la comédie, avait satisfait au pu- assertions que dans la dernière, blic , par un désaveu aussi hum- l'article entier sera une imposable que solennel, \oyez les Le/- ture; et cela n'étonnera point, très sur les spectacles , par Des- quand on saura qu'il a été rédiprez de Boissv\ Une affaire qui gé par feu Maton de la Varenne. fit tant de bruit, ne devait pas, Il y a d'autant plus lieu de s'éce me semble , être omise dans la tonner de l'insertion de cet arti- Biographie universelle. cle dans la Biographie , que j'avais révélé, dans mon Diction-
CAJETAN (Octave ), jésuite si- naire des ouvrages anonymes , les
cilien , habile critique et bon his- véritables auteurs de trois ouvra-
toriographe. L'abbe de Fellerest ces attribués par Maton à l'abbé
le seul de nos biographes moder— 3e Calignon ; la Biographie elle-
nes qui offre quelques détails sur même a prononcé en ma faveur
cet auteur. pour l'un de ces ouvrages , puisque , à l'article de D. Aubry , bé-
CALAGES (Mademoiselle de), nédictin, elle l'a cité dans le
auteur d'un poëme de Judith, nombre des productions de ce sa-
publié en 1660 par mademoiselle vant religieux; elle eût cité le
Lhéritier. La Biog. univers* cite second à l'article Demandre , si
deux passages de ce poëme dont elle eût donné un article à ce
.la composition était terminée grammairien, mort en 1808, près
avant la publ. du Cid de Corneille. d'Auxerre. L'imposteur Maton a
On présente ces morceaux comme oublié de remarquer que le nom
.dignes d'une autre époque. Cela de M. Demandre se trouve sur la
est vrai; mais il était juste de nouvelle édition de son ouvrage ,
faire observer que ces citations publié en 1802, avec des augmen-
sont tirées du Parnasse des Da- tations par l'abbé de Fontenay.
des vers , des expressions, et quel- ritable auteur. L'article Cali-
quefois même des tours de pnra- gnon est donc une véritable mys-
se ; et il répète cette naïve décla— .tifi cation quiun charlatan d'his—
ration , en terminant l'analyse toire littéraire a fait subir au bu-
reau de la Biographie universelle.
CAMDEN( Guillaume). La Biographie universelle nomme Belligent , le traducteur des Annales a Angleterre ; ses vrais noms sont Paul de Bellegent.
CAMPBELL ( Jean ) , écrivain anglais. La Biographie universelle se contente de dire qu'il a pris l'idée de VBermippus redivivus dans le livre publie à Coblentz par le doctenr Cohausen, sous le même titre: l'ouvrage anglais est une traduction du latin du docteur Cohausen , avec des augmentations; ce qu'il y a de piquant, c'est que La Place a mis la version anglaise en français, sans se douter que l'ouvrage existait en latin. Voilà de ces anecdotes que les lecteurs aiment à trouver dans un dictionnaire historique.
CAMP EN ( Jeait de ). La Biogra* phie universelle cite sous le nom du fameux Dolet, une traduction française de sa paraphrase des paumes, portant ce titre: Paraphrase, c'est -à- dire, claire translation faicte jouxte la sentence, non pas jouxte la lett re sur tous lespsalmes, in- 1 6,Paris, 1 534 î ibid. , i54*. Je possède un exemplaire de la traduction imprimée par Dolet. Voici son titre: Paraphrase, c'est-à-dire, claire et briefve interprétation sur les psalmes de David; item, autre interprétation paraphrastique sur TÉcclésiaste de Salomon. Lyon , chez Et. Dolet , i54a, in-ib. Ce petit volume est si rare, que M.
rïée de la Rochelle, auteur d'une excellente Vie de Dolet, n'a pu
le voir. On trouve en tête un Avis de Dolet au lecteur chrétien.
On ne peut en conclure que Dolet ait véritablement traduit le Paraphrase de Cainpen ; car il se sert toujours de l'expression nous , au lieu de je; probablement il n'a fait que reimprimer avec quelques changemens la version imprimée à Paris, en i534- En effet, Dolet a imprimé, en l'année \5fa, , sept ouvrages, parmi lesquels il n'est qu'une traduction dont il soit indubitablement auteur, puisqu'il a eu l'attention de mettre ces mots à la fin: « Lequel Dolet même a été traducteur des épistres familières deCicéro. »
f CAMPION ( Alexandre de ) , gentilhomme de Normandie , né en 1610 et mort vers 1670. Dès sa jeunesse , il fut attaché à Louis de Bourbon , comte de Soissons , qui lui confia les affaires les plus importantes à négocier, tant à la cour , que dans Tes pays étrangers. Il montra toujours beaucoup de prévention contre le cardinal de Richelieu, qu'il regardait comme l'ennemi de son maître. La mort du prince , tué malheu reusement à la bataille de Marfée , en , et celle du cardinal , arrivée l'année suivante , donnèrent lieu à M. de Carapion de revenir à la cour , et d'y chercher un nouveau protecteur. Il entra au service de la reine régente, Anne d'Autriche, par la médiation de madame de Che— vreuse ; mais il se trouva bientôt enveloppé dans la disgrâce de cette duchesse. Dans la suite, il fut encore attaché successivement, en qualité de gentilhomme , au duc de Vendôme et
k Henri II d'Orléans , duc de Longueville, gouverneur de Normandie , qui le fit major , c'està-dire, commandant de la ville de Rouen, emploi dans lequel il mourut. Depuis sa retraite de la cour, Alexandre de Campion se livra à l'étude de l'histoire ancienne et moderne ; on a de lui :