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duite du ministre , il est beaucoup question du cardinal de Richelieu. L'abbé de Garambourg y cite plusieurs fois le Recueil de lettres d'Alexandre de Campion, sans donner à entendre qu'il l'en regardât comme l'auteur. On ignore l'année de la mort de 1 abbé de Campion.
CAMUS (ArrroiffE le). En parlant de sa Médecine pratique, 1769, in-12, la Biographie universelle dit qu'il y en a un tome second, avec son éloge par Bourre!, 1772 : il faut lire par M.
Bourru. Peut-être eût-il été convenable d'ajouter aux ouvrages de ce laborieux écrivain sa traduction en prose du Prœdium rusticum du P. Vanière. On la trouve dans difTérens numéros du Journal économique y années i^SS et 1756.
CANGE (Charles du Frespœ, sieur du). C'est à tort que la Biographie universelle avance que V Eloge de ce savant par le Sa^e de Samine (masque de Jean- Léonore Baron) couronné par l'académie d'Amiens en 1764, n'a pas été imprimé. J'ai sous les yeux cet éloge imprimé à Amiens , chez la veuve Godard , l'année même où il fut couronné : c'est un in-12 de 58 pages.
CANTEMIR (Demetrius). Suivant la Biographie universt.lle , M. de Jonquières a traduit en français , sur la version anglaise de Tindal , V Histoire et Origine de la décadence de V empire Ottoman. En ouvrant la traduction française, on voit qu'elle a été faite sur le manuscrit latin de l'auteur. Il paraît aussi que le
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Système de la religion mahométane a été écrit et imprimé en langue russe, et non en allemand, comme l'assure la biographie universelle.
CAPELLO (Blanche), femme trop célèbre du xvi* siècle. Plusieurs auteurs ont écrit sa vie , et ont fait deses aventures un roman.
Dans ce dernier genre, on compte l'ouvrage allemand de Meissner , imité en français par Rauquil- Lieutaud, Paris, Didot, 1790,2 voL in-12, ettrad. par le marquis de Luchet. Paris, Lejay, 1790 , 3 vol: in-12. Nous avons aussi ['Histoire de la vie et de la mort tragique de Dianca Capello , par Sanseveriuo , ouvrage traduit de l'italien. Lausanne, 1779, in-8°.
La Biographie universelle est dans l'erreur , lorsqu'elle présente l'imitation de Rauquil- Lieutaud , comme publiée à Paris, en 1788, 3 vol. in-12. Il est possible que la traduction du marquis de Luchet ait paru dès 1788 ; cependant les exemplaires vendus par Lejay , portent la date de I790.
CAPPEL (Ange , seigneur du Luat). La Croix du Maine, J. A.
Fabricius , les éditeurs de la collection classique des Deux-Ponts, et la Biographie universelle citent la traduction française de la Vie d'Agricola , par Tacite , sans indiquer l'année de son impression.
L'epitre dédicatoire à Elisabeth, reined'Angleterre étant datée du Ier janvier 1574 , on peut croire que cette traduction parut en cette année. C'est un vol. in-4° de 35 feuillets, qui existe à la Bibliothèque du roi. Le nom de Denis Dupré , imprimeur-libraire de Paris , à cette époque , se lit
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dans une vignette .qui se trouve au haut du 5e feuillet.
* CAPRANICA ( Dominique ) , card. et évêque de Fermo, naquit le 3i mai de l'année i4oo , au château de Capranica dans le territoire de Palestrine, de Nicolas Capranica. Il étudia les belles* lettres à Rome , la jurisprudence à Padoue , sous Julien Cesarini , et à Bologne, sous Jean d'Imola. A peine avait-il atteint sa 19* année , qu'on lui conféra dans cette dernière ville le titre de docteur, et que le pape , qui était alors Martin V , le nomma un des secrétaires de la chambre ; les autres secrétaires étaient à cette époque : Léonard Aretin , Cincio , Loschi , Le Pogge et Biondi , tous personnages assez connus dans les lettres. Martin V, qui était ami de sa famille , et qui ne croyait pas pouvoir assez récompenser les talens du jeune Capranica , le nomma cardinal en i423 ; mais cette nomination ne fut point rendue publique ; malgré cela , le pape lui ordonna d'acompagner le général des dominicains, Léonard Dali, qui se rendait au concile , lequel , d'abord indiqué à Pavie , se tenait alors à Sienne, d'où, sept ans après , il fut transféré à Baie.
Quelque temps après , Capranica revint à Rome , et fut fait évêque de Fermo : dès ce moment , sa nomination au cardinalat, cessa d'être un secret ; mais il ne lui fut pas encore permis d'en porter les insignes. Chargé d'une négociation , dont le résultat fut de faire rentrer sous la domination du Saint-Siège , Forli et Imola , le pape lui donna le gouvernement de ces deux villes. Les habitans de
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Bologne s'étant révoltés, Capranica fut envoyé contre eux ; et après un siège de onze mois , il les força de rentrer dans le devoir. La mort de Martin V , arrivée en i43i , fut pour Capranica la source des plus grands chagrins. Comme il n'avait reçu ni le chapeau ni l'anneau de cardinal , ses ennemis firent de ce défautde forme un prétexte pour lui refuser l'entrée du conclave.
Eugène , successeur de Martin , ayant déclaré que ceux qui n'avaient point reçu les insignes du cardinalat , ne pouvaient jouir des privilèges attachés à cette dignité, l'évêque dcFermo se rendit à Baie où il réclama , des pères du concile, la justice que lui refusait le pape. La conduite de Capranica fut soumise à l'examen de deux cardinaux , et il fut décidé qu'il serait dépouillé , nonseulement du cardinalat , mais encore de son évêché de Fermo.
A cette décision il opposa celle du concile qui le reconnaissait
Sour cardinal légitimement élu.
éanmoins, il s'éloigna des affaires , et vécut dans la retraite ; mais le pape ne tarda pas à reconnaître son mérite, et à lui confier des emplois importans. Eugène étant mort en 1 447 » Nicolas V, ui lui succéda , et qui était ami e Capranica , l'employa également avec succès dans les négociations les plus délicates. Ce fut lui qui eut le bonheur de procurer la paix à l'Italie, en obtenant d'Alphonse V , roi d'Aragon, la cessation des hostilités qu'il exerçait depuis long-temps contre l'Eglise. Callixte , qui occupa , après Nicolas , la chaire de St.- Pierre, eut également recours aux lumières de Capranica. Ce
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pape , quoique déjà avancé en âge , avait formé le projet d'une ligue chrétienne con tre les Turcs ; Capranica donna, dans un ouvrage iju'il composa à cette occasion, les moyens de resserrer une pareille alliance, et de conduire la guerre heureusement. Enfin, cet homme, qui fit tant d'honneur à l'Italie , et qui rendit de si grands services au Saint-Siège T mourut le ier septembre i458.
Ce que nous avons dit jusqu'ici a
Su donner de Capranica l'idée 'un négociateur habile ; nous allons à présent le faire connaître comme écrivain, quoique l'on aitremarqué plus d'érudition que d'élégance dans ses ouvrages. En voici la liste :