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IX. De ratione pontijicatûsmar ximi adminislrandi

X. Liber constitutionum seu ordinationum collegii pauperum scholarium sapicntiœ Firmanœ.

La vie de Capranica a été écrite en latin par Baptista Poggio, fils du célèbre Poggio , de Florence , Romœ, 1705, in-4% avec les Constitutiones collegii Capranicensis ; et, de nouveau, par le chanoine Michel Catalani , sous le titre suivant : De vùd et scriptis Dominici Capranicœcardinalis , antistitis Firmanicommentarius : accedit appendixmonumrntorum et corolîarium de cardinalibus creatis , nec promulgatis.

Firmi, 1793, in-4°.

( Giornàle de* litterati. )

CARDAILLAC ( Jean de ), célèbre administrateur de l'archevêché de Toulouse , en 1 376 , se distingua dans plusieurs circonstances par les panégyriques ou oraisons funèbres qu îlprononça; on loua beaucoup son Oraison funèbre du pape Clément VI , celle d'Urbain Y , le Panégyrique de la Vierge, qu'il prononça dans l'église de Paris, le jour de l'annonciation, etc., etc. Tous ces morceaux sont restés manuscrits , on les conservait dans la bibliothèque des jacobins de Toulouse , et dans celle de l'archevccrue de Reims. On trouve dans les Essais 4e littérature ( de l'abbé Tricaud ), Paris, 1702, un éloge historique de cet habile prédicateur , sous ce titre: Les Panégyriques de Jean de Cardaïllac /ha, biographie universelle y en renvoyant à cet éloge , cite les Essais de littérature, imprimés à Amsterdam,, en 17012. C'est une réimpression de l'ouvrage de l'abbé Tricaud ; il valait mieux citer l'édition originale.

CARON ( Chahondas lb ). Ce célèbre jurisconsulte, qui mourut dans un âge très -«avancé ,t en

l'année 1617, a composé une multitude d'ouvrages oubliés aujourd'hui ; mais on recherche encore deux recueils auxquels il a ajouté des annotations. La Biographie universelle cite le premier de ces recueils, c'est-à-dire, le Grand coutumier de France, contenant tout le droit français et pratique judiciaire pour plaider, etc., revu et illustré de très-doctes annotations par L. Charondas le Caron. Paris , i5o8, in-4°*

Cet ouvrage est connu des jurisconsultes, sous le nom de Grand coutumier de Charles VI.

On ignore le nom de son auteur.

Le second recueil dont Le Car on a été l'éditeur, est intitulé: Sont' me rural, ou le Grand coutumier général de practique civil et canon, composé par Jean Bouteiller, conseiller du roi en sa cour de parlement , illustré de commentaires et annotations, etc. Paris, i6o3, 161 1, 1621, in-4°- Bouteiller écrivait aussi sous Charles VI.

La Biog. univ. n'a pas indiqué l'édition de sa Somme rurale publiée en i537 > a Paris* chez Galiot du Pré, avec, des notes, par Denis Godefroi , avocat, de Paris, qui n'est pas le même que le célèbre jurisconsulte de ce nom, né seulement en i54çj. Prosper Marchand a confondu le Grand coutumier de France avec U Somme rurale de Bouteiller. Il est Tare de trouver ainsi en défaut cet excellent bibliographe.

CARON ( Raymond ) , récollet irlandais, qui. a soutenu avec force la doctrine de l'Eglise gallicane sur l'indépendance des rois, la fidélité des sujets, et contré, l'infaillibilité du pape, dans un écrit publié à Londres en i665 ,

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in-fol. M. Chaudon nous apprend que l'édition fut presque consumée en entier dans l'incendie de , Londres de 1666. Il ajoute avec raison que cet ouvrage se trouve dans le Recueil des traités et des preuves des libertés de l'Eglise gallicane ( Voyez l'édition de 173 1 , tom. 2). La Biographie universelle ne s'explique pas assez clairement à ce sujet. L abbé de Feller, constant dans ses principes ultramon tains, n'a point donné d'article à R. Caron.

CARPÏN (Jean du Pla* ) , religieux de St.-François , envoyé en 1 246 , par le pape Innocent IV , vçrs le khan Ba tu. Suivant la Biographie universelle , on trouve la relation de ses voyages dans le Recueil publié par Bergeron en 172g, ou en in35: voilà un nouvel exemple ae la méprise dans •laquelle' tombent beaucoup .de bibliographes , et que j'ai relevée dans l'article Mander Aa de cet Examen critique.

* CARRELET (Louis), né à Dijon, l'un des onze en fans deJBernard Carrelet, correcteur de la chambre des comptes de Bourgogne et de Bresse , embrassa ré ta t ecclésiastique, devint docteur en théologie et curé de Notre-Dame de Dijon. L'abbé de Feller a amélioré l'article consacré par M. Chaudon à cet estimable curé. La Biographie universelle ne .lui en a point donné ; et l'on doit lui reprocher d'autant plus cette omission, que les personnes pieuses continuent à rechercher YésOEuvres spirituelles et pastorales de M. Carrelet, puisqu'èllesontétéréimp. à Paris, chezBelin , en 1804 ,7 vol. in-12.

Un frère de MJe curé de Dijon,

nommé Bar thé le mi Carrelet de Rosai , avait aussi embrassé l'état ecclésiastique , et s'acquit une réputation assez distinguée dans l'éloquence de la chaire. Il prêcha la cène à la cour de France en 1724, et prononça en 1735 le

Fanégyrique de St. Louis devant académie française : ce dernier discours a été imprimé. Il prêcha' un avent à la cour de Lorraine en 1742. L'abbé deRosay étaitaussi un littérateur éclairé. M. Languet , évêque de Soissons , l'avait nommé théologal de son église en 1723. L'académie française de cette ville l'élut académicien en 1727. Il fut souvent chargé d'offrir à l'académie française à Pans le tribut littéraire que celle de Soissons était dans le cas de lui adresser chaque année, par ses statuts. Quelques-unes de ses

Ïnèces se trouvent imprimées dans es Mémoires de l'académie française. D'autres pièces de vers de l'abbé de Rosay ont été imprimées séparément , entre autres, une Ode à Louis XIV sur la gloire de Louis XV, présentée en 1736 au cardinal de Fleury.

L'abbé de Rosay était né à Dijon, le 21 février i6g5; il mourut à Soissons, le 14 juin 1770, âgé de plus de 75 ans. L'église de Soissons profita pendant 4? an* de ses travaux : à sa mort, il était vicaire-général du diocèse, doyen et chanoine de l'église cathédrale, etc. Voyez son Eloge historique, lu à une assemblée de l'académie de Soissons, et imprimé à Soissons , chez les frères "Waroquier , 177 1 , in-8°. Voyez aussi Papillon , Bibliothèque des auteurs de Bourgogne.

t CARRÉ (Remi), né àSaint-Fal,

diocèse de Troyes, le 20 février 1706 , entra dans Tordre des bénédictins de l'ancienne Observance , fit profession dans l'abbaye de Saint-Amant de Boixe, et devint chantre titulaire de l'abbaye de Saint-Liguaire ; il obtint ensuite le prieuré de Berceleuf , diocèse de la Rochelle , et la place de sacristain du couvent de la Celle , diocèse de Meaux. On a de ce religieux, I. Le Maître des novices dans l'art de chanter, ou Règles générales , courtes , faciles et certaines pour apprendre [parfaitement le plain-chant. Paris , 1744» in-4°' ^ne seconde édition revue et augmentée de la Clef des psaumes , par M. Foynard. Paris, 1755, in-12. III. Recueil curieux et édifiant sur les cloches de V église. Cologne , (Paris), i;57 , in-8°. IV. Plan de la Bible latine, distribuée en forme de bréviaire, pour la lire toute entière chaque année , en particulier. Paris, 1780, in-12. On s'est donc trompé , lorsque l'on a dit dans la Biographie universelle , que ce dernier ouvrage était resté manuscrit. Le Dictionnaire des ouvrages anonymes attribue à D. Carré \*s Psaumes dans V ordre historique , qui sont de M. Foynard.

CARRERE (Joseph -Barthél.- François). Il n'y a pas assez d'exactitude dans les détails que donne ia Biographie universelle , sur la dispute qui s'est élevée en 1776 et 1777, entre M, Carrère et M.

Bâcher; le second rendit, dans le Journal de médecine, du ierdéc.

1776, un compte très-désavantageux du 2e tome de la Bibliot. littér.y etc. de la médec. anc. et moderne. M. Carrère adressa , dès le

3 décembre, à M. Bâcher, une lettre dans laquelle il lui reprochait de n'avoir cherché qu'à faire connaître les défauts de son ouvrage , sans indiquer ce qu'il pouvait y avoir de bon ; M. Bâcher, dans son journal d'avril , mai, juin , juillet, août, septembre, octobre et novembre 1777 , inséra une critique raisonnéc et très-détail lée de la Bibliothèque de M. Carrère : les matériaux lui en avaient été fournis par MM. de Villiers et Goulin, médecins renommés par leurs connaissances bibliographiques. Cette critique a ete imprimée séparément, sous le titre d'Extrait du Journal de médecine, avril 1777, in-8° de 108 p. yon y trouve des renseigne^ mens tf ès-curieux ; M. Carrère y répliqua par ses Lettres à M. Bâcher, pour servir de réponse aux assertions d'un littérateur critique , philologue , biographe et bibliographe moderne , publiées dans le Journal de médecine des mois d'avril, mai, etc.; 1777,50ns le nom de M. Bâcher. Londres et Paris, 1777, in-8° de 116 pages.

M. Carrère se défend avec avantage sur plusieurs points. «

CARTARI (Vincent). Aucun de nos dictionnaires historiques ne cite la traduction latine de ses Images des Diéux , publiée par Antoine Du Verdier , à Lyon, en i58i , chez Honorât et Michel , in-4° de 36o pages , avec de belles figures eji bois et ûne dédicace à Henri de Mesmes, sieur de Roissy ; Du Verdier lui-même n'a cité dans sa Bibliothèque que la traduction française de cet ouvrage , qu'il fit imprimer la même année chez les mêmes libraires. Aussi l'abbé de Saint-Léger révoquait-

i74 CAS il en doute l'existence de la traduction latine. Le style en est assez pur. J'ai vu une édition dé ]a traduction française portant au frontispice le nom de E. La Plonce Richetle. Lyon, par P. Frellon, 1623, in-8°.

CASA (Jean delà). Le Galatée, ou Manière de vivre dans le monde, par cet auteur, a été traduit eu diverses langues. Pouk connaître ces traductions , la Biographie universelle renvoie au P.

.Niceron ; mais le P. Niceron ne fait connaître que deux traductions, Tune française, par le sieur Duhamel, Paris, 1678, in-12, ét l'autre espagnole , par Dominique de Bezerra, Venise i585, in- 12 : il n'a pas cité l'édition de cet ouvrage en quatre langues, savoir, en français par Belleforest, en latin par un anonyme, en allemand par un anonyme, et en espagnol par Bezerra. Lyon, 1609, m-18.

CASTALION (Sebastien), La Biographie universelle eût du citer l'édition de ses Colloques qui a paru sous ce titre : Colloquia sacra àd linguam simul et mores uerorum formandos. Paris, Bauty, 1748 , petit in-12. L'auteur n'y est pas taoïnmé, et 1 -éditeur en a retranché ce qui était contraire aux principes du catholicisme.

CASTELLANUS. Sous ce mot, la Biographie universelle renvoie à Châtelain et à Duchatel ; mais l'on ne trouve sous aucun de ces deux noms l'auteur suivant , trèsconnu dans la république des lettres. Moréri lui a donné un article très-court et très -inexact sous le nom de Duchatel: au lieu

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