‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 133 sur 305 · COL ■ COL · texte numérisé non relu

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parce qu'il y montre de la cré- en meilleur français ; dès la cindulité ; l'un d'eux est dédié au quième page , il annonce qu'jl puduc de Richelieu. Voltaire ra- bliera plusieurs autres volumes. Conte quelque part (Voy. le Die- il a tenu sa parole, tionnaire pnilosophique , édition II. Les secrets les plus cachés de Kehl , article Astrologie.) que de la philosophie des anciens , déle comte de Boulainvilliers et un couverts et expliqués à la suite Italien nommé Colonne qui avait d'une histoire des plus curieuses, beaucoup de réputation à Paris , sous le nom de Crossetde la Hau~ lui prédirent l'un et l'autre au'il merie. Paris, d'Houry , 1722, mourrait infailliblement à 1 âge in- 12. Reproduits en 1762. de 32 ans. Il a eu le plaisir de les III. Aurégé de la doctrine de tromper de 56 ans. Sur le frontis- Paracelse et ses archidoxes , avec pice d'un ouvrage de M. Colonne, une explication de la nature des on lui donne la qualité de gentil- principes de la'chimie , pour serhomme romain. Personne n'a su, vir d'éclaircissement aux traités comme cet auteur, joindre l'é- de cet auteur. Paris , d'Houry , tude des sciences les plus abstrai- 1724, in— 12 , anonyme. L'auteur tes, telles que la physique , Tas- s'y désigne sous 1 anagramme ; tronomie , l'algèbre , et presque Surn incola francus. toutes les parties des mathéma- IV. Les Principes de la nature , tiques , à toutes les autres sciences selon les opinions des anciensphiqui se cultivent dans la société losophes , ou Abrégé de leurs incivile. Voici les principaux ou- timens sur la décomposition des vrages de M. Colonne, publiés corps , etc. Paris, 1725 , 2 vol in-» avant ou après sa mort : 12, anonyme.

I. Introduction à la philosophie V. Nouveau Miroir de la for-

des anciens, par un amateur de tune, ou Abrégé de Géomance ,

la vérité. Paris , veuve de CL pour la récréation des personnes

Thiboust. 1689. d'e 3q5 p. curieuses de cette science , Paris ,

ou avec un changement de la 1726, in-12.

moitié du frontispice ; Paris, VI. Principes de la nature ou de Laurent d' Hourj- , 1702. in-i2k la génération des choses , Paris , Une note manuscrite attrihue cet Gailleau, 1781, in-12. Cet ououvrage à M. Colonne, et Ton y vrage a été publié par M. deGostrouve en effet le fond de son mond , ami et élève de l'auteur, système et des citations de ses Cet éditeur, dans une lettre au auteurs favoris, Hermès, Tris- P. Castel, jésuite, présente Comégiste , Bernard , comte de Tré- lonne comme l'auteur de quatre visan, le Cosmopolite, (réber, et des articles précédens, et il assure autres alchimistes. D'ailleurs, la que c'est tout ce qui paraissait forme seule de cet ouvrage ap- alors de lui. par tient à M. Colonne; ce n'est VII. Histoire naturelle de l'uniautre chose quel' Escalier des sa- vers, dans laquelle on rapporte ges en la philosophie des an- des raisons physiques sur les efciens, publiée à Groningue, en fets les plus curieux et les plus 1689 ' in""ro*- » P*r Barent-Coen- extraordinaires de la nature , Papiers Van-Helpen. Colonne l'a mis ris , Gailleau, 1734, 4 vo^ in-12.

COM COM aog.

Cette Histoire , bien conçue , est térét et les moyens qu'aurait la

dédiée au duc de Richelieu, qui France de rouvrir l'ancienne rou-

permettait à l'auteur de l'aller te du commerce de V Inde , etc, ,

voir. Elle a été publiée aussi par qui sont de M. son frère, les soins de M. de Gosiuond , qui

a placé en tête un Abrégé assez * COMEYRAS{ Pierre- Jacques

détaillé de la Vie de l'auteur. Il Bovhommb de), né dans le midi

paraît constant que M. Colonne de la France, fut reçu avocat, à

a eu part aux ouvrages suivans : à Paris, le 7 septembre 1775.

i°. Vade mecum philosophie Louis XVI le nomma , en 1787,

tue , en forme de dialogue , sous l'un des six avocats qui formJ'ient

e nom d'Alexandre Le Crom. Pa- le comité établi pour préparer la

•is, i7io,in-i2. Le sieur Le Crom réforme de l'ordonnance crimi-

ris,

était une espèce d'apothicaire, nelle de 1670. Chargé par ses demeurant rue St.-Denis. collègues de comparer la procéda0. Plusieurs expériences utiles dure criminelle de France et la sur la médecine, la métallique, procédure criminelle d'Angleteretc. , Paris, 1718, in-12, par #e, et de chercher dans les écrits Alexandre Le Crom. des criminalistes les plus estimés, 3°. Suite des expériences utiles, des principes sur les peines, il etc., Paris, ij25,in-i2. Voy. la avait rassemblé quelques matépréface de l'Abrégé de Paracelse. riaux ; mais les evéneinens qui s

Dans les Principes de la nature, survinrent au mois de mai 1788 Colonne renvoie plusieurs fois à ayant obligé le comité tout entier ses Traités chimiques ; il enten- d'envoyer sa démission à M. de d ait probablement par ses Traités Lamoignon , ce travail resta suschimiques, ceux qu'il avait four- pendu. Le décret de l'Assemblée nis au sieur Le Crom. Nationale sur la réformation de

quelques points de la jurispru-

COLUTHUS. On a une nouvelle dence criminelle, détermina M.

traduction du poème de cet au- de Comeyras à publier le résultat

teur, sur l'Enlèvement d'Hélène, de ses recherches : il mit donc au

dans les Nouveaux Mélanges de jour son Essai sur les réformes

poésies grecques , auxquels on a à faire dans notre procédure cri-'

joint deux morceaux de littéra- minelle. Paris, Desenne, 1789,

ture anglaise (par M. Scipion Al- in-8° de 56 pages. Cette brochure

lut), Amsterdam et Paris, 1779, très-sub*tantielle fît quelque sen-

in-8°. Elle a été réimprimée dans sation : elle peut encore être utile

le tome 2e delà Bibliothèque choi- aujourd'hui. M. de Comeyras fit

sie de contes , de facéties et de paraître l'année suivante un Mé-

bons mots , Paris, noyez, 1786, moire à consulter et consultation

9 vol. in-8° et in- 18. pour Louis-Philippe-Joseph d'Or-»

Jeans, 1790, in-8°. En 1798^ il

COMEIRAS ( Victor-Delpuech était Résident auprès des Ligues

de), ancien vicaire -général de Grises , et mourut à Ancone, au

Beau vais. La Biographie univer- mois d'octobre de cette même a n-

selle attribue à cet abbé les Con- née, si l'on en croit M. Ersch,

sidérations sur la possibilité , Vin- dans le ve volume de sa France

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littéraire. La table du Moniteur III. Nouvelle méthode géogra~

5 résente le Résident comme frère phique. Paris , 1770 , 2 vol. in-12.

e l'avocat. Cet ouvrage n'est qu'un plagiat

fait à l'abbé Lenglet du Fresnoy

COMMENDON ( le cardinal ). et à l'abbé Nicolle de la Croix.

La Biographie universelle attri- Voyez une lettre de Barbeau de

bue à tort au célèbre Fléchier la Bruyère , dans Y Année litté—

l'édition de la Vie latine de ce raire de Fréron, 1770, tom. 7 ,

cardinal, publiée à Paris, en 1669, p. 3oi.

in-4°, et non in-12. C'est sans On doit à un auteur du même

doute l'article Fléchier de M. nom :

Cbaudon qui a occasionné cette I. Colette, ou la vertu courori-

méprise , puisque l'évêque de née par l'amour. Amsterdam et

Nîmes y est présenté comme Paris , 17-5 , 2 vol. in-12.

éditeur de cette Vie , sous le nom II. Le Secret , divertissement en

masqué de Roger Akakia. Or, un acte, mêlé oVariettes. Ams—

Roger Akakia était fils de Martin te ni a m et Paris, 1780, in-12.

Akakia, célèbre professeur dé HT. Dictionnaire de Danse.

Collège de France; et c'est réel- Paris, 1787,^-8° leraent à lui que le manuscrit de

la Vie du cardinal Coinmendon *COMPANS( M. ) , prêtre de la

fut envoyée d'Italie par l'anti- congrégation de S.-Lazare , était

qtiaire Seguin , pour le faire im- l'un des directeurs du séminaire

primer à paris. La Bibliothèque Saint-Firmin à Paris, en 1786.

choisie deColomiés est le premier On a de lui quelques ouvrages :

ouvrage dans lequel Fléchier soit I. Histoire de la vie de Jésus*

présenté comme éditeur de la Christ. Paris, Varin et Brajeux,

Vie de Coinmendon : l'abbé Gou- 1786, 2 vol. in-12, réimprimée

jet a reproduit cette méprise dans- en 1788.

le premier supplément au die- II. Traité des dispenses, par

tionnaire deMoréri ;M.Chaudon P. Collet, nouvelle édition revue,

est parti de-là pour supposer que augmentée et abrégée. Paris,

le nom de Roger Akakia était un 1708 2 vol. in-8° : cet abrégé est

masque. estimé.

* COMPAN (l'abbé) , avocat au * COMTE (Jean Le) , professeur parlement et prêtre habitué de émérite de la nation de Picardie, S.-André-des-Arcs à Paris, était a enseigné les belles-lettres dans né à Arles, en Provence. On lui la seconde du collège Mazarin, dedoit : puis l'an 1688 , jusqu'à l'an 1707.

T. L'Esprit de la religion chré- Ce professeur joignait au goût le

tienne opposé aux mœurs des plus exquis et le plus délicat , les

chrétiens de nos jours. Paris, 1763, plus grands talens pour la poésie

in-12. latine. M. Pourchot l'ayant fait

11 Voydpe au Temple delà connaître au poèteSanteul, celui-

Piété y et autres œuvres diverses, ci soumit la plupart de ses écfitsr

Paris, 1765, in-12. Nouvelle édi- au jugement de M. Le Comte, et

tion , Paris , 1 769 , in- 1 2. acquiesça bientôt , sans répl ique.

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