‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 145 sur 305 · DAL · texte numérisé non relu

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imprimée a Àugsbour^, en i5"]i, in-49, avec fi g. Feu M. Àdry a inséré , dans le Magasin encyclopédique du mois de mars 1806, une dissertation très-curieuse sur S. Cyrille et sur les diverses éditions de ses fables. La plus ancienne édition est intitulée : Spéculum sapientiœ beati Cjrilliepiscopi , aliàs quadriparlitus apologieticus vocatus , in cujusquidem provtrbiis, omnis et totiusr sapientiœ spéculum claret , féliciter in— cipit. Elle se termine par ces mots ; Hoc sibi messis erit , cum dicitur , ite. , venite ; in-4° sans date et sans indication de lieu ou d'imprimeur. M. Adry croyait <jue cette édition pouvait avoir été imprimée par Schoèffer à Mayence , vers i4^5 ; mais le P.

Laire,quien aMonnéla description danssonlndex librorum, etc., Senonis , 1791, 2 vol. in-8°, prétend qu'elle a été donnée à Bâle , par Richel , de r48o à i49°- L'habile M. Van Praët partage entièrement l'opinion du P. Lâirc.

DAGOUMER (Guillaume). Ce célèbre professeur de philosophie croyait que les bêtes avaient une ame; mais une ame incapable de réflexion. Le P. Grégoire-Martin, minime , a traduit en françaisjla

Sartie du Cours de philosophie, e Dagoumer , relative à l'ame des bêtes. Lyon, 1768, in-4° de 16 pages.

DALIBRAY (Charles Vion, sieur de), poëte et traducteur du xvne siècle ; son article est fort

curieux dans la Biographie universelle. M. du Masbaret lui attribue encore la traduction .française du Tarquin de Malvezzi, sans indiquer la date de cette trad. L'Histoire comique , ou les Aventures de Fortunatus parurent pour la première fois à Rouen, en 1626, in-12. C'est un des premiers ouvrages de l'auteur; il y en a aussi une édition de Paris, 1644, in-8°.

DALRYMPLE (Sir W). La

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Biographie universelle a oublié de rappeler ici la traduction française des Mémoires de la Grande- Bretagne et de l'Irlande , publiée en i77Gpar l'abbé Blavet , et annoncée précédemment à l'article de cet. al)bé.

DAMASE(S.).pape. M. duMasbaret a laissé une multitude de remarqués sur l'art, que lui donne Moréri ; elles tendent à corriger des inexactitudes sur les principales circonstances de sa vie et sur ses ouvrages. Celui de la Biographie universelle m' a paru exact sous ces difFérens rapports.

D AMIENS (Robert- François).

Lors de l'assassinat de Louis XV par Damiens , plusieurs écrits furent condamnes au feu.

i°. La Lettre d'un patriote, citée par la Biographie universelle.

2°. La Déclaration de guerre contre les auteurs du parricide tenté sur la personne du roi.

3°. Les Réflexions sur l'attentat commis le 5 janvier, etc.

On trouve ces trois écrits dans le volume que cite la Biographie universelle, sous le titre à' Iniquités découvertes, etc. Londres, 1760, in-12. Grosley en avait composé un du même genre sous le titre . d'Observations d'un patriote , sur la forme et le fond de cette grande affaire ; il l'avait fait imprimer à Troyes , chez son imprimeur Gobelet ; mais un espion des jésuites dénonça au Gouvernement l'envoi qu'il en avait fait à Paris.

Gobelet et sa femme furent arrêtés et mis à la Bastille. Voy. les Fragmens manuscrits de la vie de Groslej. On les trouve à la suite de quelques exemplaires de

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sa Vie, imprimée en 1787 , in-8°~ à Paris , chez Théophile Barrois.

♦DAMIENS DE GOMICOURTr

S lus connu sous le nom de CO- NCOURT (Augustin-Pierre), né à Amiens , le 7 mars 1723 , d'une famille distinguée dans le commerce et dans la haute bourgeoisie. Le jeune de Gomicourt se sentant un goût naturel pour la littérature, abandonna le commerce que ses pôres avaient exercé avec gloire pendant longtemps.

Dès la naissance de l'académie d'Amjens, il en fut un des principaux membres: le duc de Chaulnes , gouverneur-général de la

{>rovince , qui l'aimait beaucoup , e nomma sécréta re-général au gouverneuientde Picardie et d'Artois ; et ensuite il devint commissaire des chevau - légers de la garde du roi. On ignore l'époque ae sa mort.

Dès l'année i7$o, M. de Gomicourt lut à l'académie d'Amiens, dont il était directeur, le com- . mencement de son Histoire de la surprise d'Amiens par les Espagnols en y et de sa reprise par Henri 1 V. L' 'année suivante, on entendit le reste avec plaisir. Ce morceau a été depuis livré à l'impression. Tl publia en 1751 des Obsers'ations sur la nature des biens ecclésiastiques, in- 12 ; et en , une Dissertation historique et critique, pour servir à l'histoire des premiers temps de la monarchie française , dans laquelle il s'efforça de prouver , contre le comte de Boulainvilliers, oue les rois de la première race étaient aussi puissans qu'à l'époque où il écrivait. Ces deux dissertations firent une sensation assez vive ; elles annonçaient uit

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écrivain élégant et judicieux.

L'auteur a fait imprimer ces différons morceaux, avec d'autres du même genre , sous ce titre : jJ/<<langes historiques et critiaues , contenant diverses pièces relatives à rhisloire de France. Amsterdam et Paris, Dehansy , 1768, 2 volumes in- 12.

On trouve dans le deuxième volume un Mémoire de Colbert , envoyé à Louis XIV , avec des observations de l'éditeur. Les 21 et 23 novembre 1768, la chambre des comptes condamna ce recueil comme dangereux en lui-même , injurieux à la magistrature, et principalement attentatoire à l'autorité de la Chambre. Le Parlement témoigna du mécontentement de cet arrêt de la Chambre des comptes ; sur le réquisitoire de M. Antoine-Louis Séguier dans la séance du 3 février 1760, la Cour supprima les Mélanges , comme tendant à donner atteinte aux lois fondamentales de l'Etat, etc. ; en même -temps, elle déclara que l'arrêt de la chambre des comptes avait été rendu sans pouvoir ni juridiction.

En 1769, M. de Gomicourt entreprit un ouvrage périodique sous le titre d' Observateur français à Londres \ il en a publié 8 volumes par an , jusqu'en 1772 inclusivement. C'est un recueil de lettres sur l'état de l'Angleterre , relativement à ses forces , à son commerce et à ses mœurs, avec des notes historiques, critioues et

r tiques ajoutées par l'éditeur, de Gomicourt avait inséré dans ce journal des extraits raisonnés desCommentaires de Bîack.stone sur les lois anglaises.' Ces extraits firent désirer l'ouvrage eniier. M. de Gomicourt se char-

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gea de cette pénible tâche , et fit imprimer à Bruxelles, chez de, Boubcrs, la traduction entière de l'ouvrage de Blackstone, 1 774"" 1776, six volumes iu-8°. Cette traduction n'est pas estimée; on eu désire une plus exacte et plus élégante.

Tous les ouvrages de M. de Gomicourt ont paru sous le voile de l'anonyme ; aussi les continuateurs du P. Lelong n'ont point reconnu l'auteur de la Dissertation publiée en ^S^dans les Mélanges publiés en 1768 ; le P.

Dàire lui-même, dans son Histoire littéraire de la ville d'Amiens, 1782, in -4°, présente comme ensevelies en manuscrit dans les archives de l'académie d'Amiens , plusieurs dissertations qui font partie des Mélanges de 1768. *

D AMILA VILLE, fameux correspondant de Voltaire. J'ai dit , d'après la révélation que m'en a faite M. Naigeon , qiïe le Christianisme dévoilé était le premier ouvrage philosophique de M. le baron d'Holbach. En comparant l'ouvrage avec ceux que le même auteur donna dans la suite, cette assertion paraît tout-à-fait conforme à la vérité. La Biographie universelle prétend que le Christianisme dévoilé esL de Damilaville , et elle ne cite aucune autorité, à l'appui de cette assertion, pas même celle de La Harpe; mais peut-être se rappelait-elle ma réponse à cette assertion trèshasardée , réponse que j'ai reproduite dans le nouveau Supplément au Cours de littérature de La Harpe, Paris, 1817, in-8°.

Quoiqu'il en soit, le rédacteur de l'article Damilaville , est per-

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