EUT
rivé à sa perfection , les premières institutions du droit germanique. Ce roi des Goths mourut à Arles, en 485 , lorsque son fils Alaric était encore dans l'enfance.
( Sidonii Apollinaris Opéra ; Hist. du Bas-Empire. , par Le Beau ; Histoire de Gibbon , Esprit des lois de Montesquieu. )
EUSTRATE, savant archevêque de Nicée, au xue siècle.
M. Chaudon donne une notice courte, mais suffisante, sur cet auteur qui est connu par quelques Commentaires grecs sur Aristote :
pourquoi la Biographie universelle a-t-elle omis un savant aussi renommé ?
EUTROPE , historien latin. La Biogr. univ. s'exprime ainsi , au sujet de deux éditions de cet auteur : « M. Capperorinier a donné une édition KEutrope , 1798, in- 12 ; Philippe de Pretot en avait donné une en 1746. » Il y a peu d'exactitude dans ces indications.
En voici la rectification :
La veuve de la Tour imprima , en 1746, une jolie édition d'Eutrope, due aux soins de M. de Line ; elle se vendit d'abord chez Merigot , et ensuite chez Barbou, avec un frontispice de Tan 1754.
M. Capperonnier redonna Euirope chez Barbou en 1793, en y joignant Aureli us- Victor et Scxtus Ru/us. MM. Chaudon et de Feller nomment mal à propos Dellin l'éditeur de 1746. Voy. la Notice des éditions des auteurs latins qui composent la collection Barbou , ubliée en 1770 , et rédigée par abbé Dinouart. M. de Line est mort vers 1770.
Deux traductions françaises
EZA 321 dfEutrope ont été omises par la Biographie universelle ;
i°. Celle qui parut à Paris , en 1710, chezBrocas, 1 vol. petit in-12, sous le voile de l'anonyme; elle est de M. de Préfontaine, dont j'ai parlé ci-devant. (Voy. le mot Cornélius Nepos. )
20. Celle de M. l'abbé Paul , imprimée à Lyon , en 1809, 1 vol.
in-12; elle est plus exacte que celle de l'abbé Lezeau.
EYMAR (Ange-Marie d'). On lit avec intérêt , dans le Dictionnaire de MM. Chaudon et Delandine, l'article relatif à ce membre distingué de l'Assemblée constituante , qui fut ensuite ambassadeur en Piémont , et qui mourut )réfet de Genève. M. d'Eymar oignait le caractère le plus aimable à un esprit très-cultivé. La Biographie universelle ne lui a pas donné d'article ; elle n'a pu , cependant , s'empêcher de louer la belle conduite qu'il tint à Turin, envers le père de l'illustre La Grange. (Voy. ce mot.)
EYMERIC (Nicolas), fameux dominicain , auteur du Directoire des inquisiteurs y en latin.
On ne lit plus ce volumineux ouvrage ; mais on doit relire souvent l'excellent abrégé que l'abbé Morellet en a donne sous le titre de Manuel des inquisiteurs , Lisbonne (Paris), 1762, in-12. On l'a inséré , en 1760, à la fin d'une nouvelle édition de V Histoire des inquisitions , par l'abbé Goujet , 2 vol. in-12.
EZANVILEE (Renault d').
C'est ainsi que Colletet écrit le nom de cet auteur ; la notice qu'il nous a laissée sur sa vie et
ses écrits, contient i4 pages in-4°.
L'article de la Biographie uni" verselle est aussi exact que piquant ; elle n'a probablement pas connu le volume publié par d Ezanville , en 1618, sous ce titre :
Tablettes énigmatiques et senteniieuses , présentées au roi trèschrétien Louis le Juste; ensemble un Dialogue du roi et de Monsieur, son frère, avec plusieurs proverbes sententieux en rime ; il composa encore quel-
ques tableaux sententieux qu'il présenta au roi, (jui le connaissait , et qui agréait ses petites
Gentillesses d'esprit ; j'entends , it Colletet , celles qui concernaient la guerre , plutôt que les autres , qui n'avaient pour objet que ,1e poème. Il vivait encore à Paris , Tan 1620 , suivant le même Colletet , et mourut probablement sur la fin de cette même année , ou au commencement de 1621 , dans un âge peu avancé.
FABER (Basile), auteur du xvi* siècle, très-connu par son Thésaurus eruditionis scholasticœ , dont la première édition est de 1571 , in-fbl. , et la dernière, de 1735, 2 vol. in-fol. Voyez cidevant le mot Ainsworth. Moréri , Chaudon et Feller ont donné un article à ce grammairien latin.
La Biogr. univ. n'en parle pas.
FABRE (CiAUDfi) , prêtre de l'Qratoire , habile humaniste. On lui doit encore l'édition de Phèdre, ainsi intitulée :
Phœdri Augusti Cœsaris liberti fabularum œsopiarum libri V.
ffova editio emendata; notis gallicis selectissimis , appendice ad cjusdcm fabulas, PuotiiSjrri aliorumque veterum sentêntiis aucta.
Parisiis , fratres Barbou , 1731 , in- 12.
Les notes de cette édition de Phèdre , autant littéraires que grammaticales , ne sont ni trop rares ni trop nombreuses; et elles ont tellement acquis l'estime générale , que cette édition est devenue classique dès le moment desa publication. On n'y
a fait que de très-légers changemens jusqu'en 1783 , c'est-à-dire, jusqu'à l'année où parut l'excellente édition de Phèdre, donnée par le P. Brotier, chez le libraire J. Barbou. Il était juste que les corrections importantes dues aux recherches et à la sagacité d'un aussi bon latiniste que le P. Brotier, fussent insérées dans les éditions de Phèdre que l'on mettait dans les mains des écoliers. C'est ce qui fut exécuté par divers éditeurs. Cependant on trouve toujours, dans leurs éditions, les principales notes de l'éditeur de 1731. Depuis bien des années , je désirais connaître cet éditeur ; mais d'abord il fallait savoir à quelle année remontait la pre^ mière édition due à ses soins , ce qui n'était pas facile à distinguer dans les nombreuses réimpressions qui en ont été publiées.
D'ailleurs , les meilleures éditions de Phèdre, où l'on trouve tant de renseignemens bibliographiques , même celle que l'on doit à J. Gottl. Samuel Schwabe , Brunswick, 1806, 2 vol. in-8° , ne fournissent aucun renseigne—
ment sur l'édition qui était l'objet de mes recherches. Lorsque Je hasard m'eut présenté l'édition de i^3 1 , j'y trouvai bientôt tous les caractères d'une édition originale , et je ne fus pas longtemps sans me convaincre qu'on la devait au P. Fabre , de l'Oratoire, qui avait donné, trois ans auparavant , une traduction française de Phèdre , avec le texte latin et des notes bien plus détaillées. Il ne faut que comparer ces deux. Phèdres pour acquérir la même certitude. Singulière destinée de certains livres ! Tous nos dictionnaires historiques parlent de la traduction de rhèdre parle P. Fabre , qui n'a eu qu'une édition » et ils gardent le. silence sur sa petite édition de Phèdre , qui a été réimprimée plus de cent fois.
Il m'est bien agréable de pouvoir rendre ici, pour la première fois , un hommage public au laborieux P. Fabre , pour un travail qui a été d'une utilité générale ; car
Sarmi tous ceux qui ont aujour- 'hui , en France , quelque connaissance du latin , il n'en est aucun qui , dans sa jeunesse, n'ait eu , comme moi, dans ses mains, sans le savoir, l'édition de Phèdre avec les notes du P. Fabre.
Il y a peu d'auteurs plus difficiles à bien entendre que Phèdre, malgré sa belle latinité ; cela vient de ce que les manuscrits de cet auteur se sont trouvés très-fautifs. Depuis le P. Brotier , le P.
Desbillons a. encore éclairci beaucoup l'affranchi d'Auguste. Je ne puis trop recommander l'édition de Phèdre que M. Adry a publiée sous ce titre : Phœdri Augusti //berti fabularum œsopiarum libri quinque; cum notis et emendationiùus Fr. Jos. Desbillons , exejus
commcntario pleniore desumptis.
Tertia editio, cui accessére adnolationes gallicœ J. F. AXY.
Parisiis , apudLud. Duprat-Duverger , 1807, in-12 de lxvi et 182 pages. Le Petit Dictionnaire latin français f attribué au P. Fa- .bre, et dont la Biographie universelle parle d'une manière trop vague, est intitulé : Generalis Dictionarii latino-gallici epitome,Lugduni, 1715, in-8°, anonyme, lia été réimprimé en 1726, 1740 et 1759.
FABR*ICIUS (Jean-Albert), le plus laborieux , peut-être , des bibliographes connus jusqu'à ce jour. Il a trouvé, dans la Biographie universelle un juste appréciateur des services qu'il a rendus à l'histoire littéraire en général , et en particulier à la bibliographie.
FABRONI (Ange) , célèbre biographe italien du xviue siècle.
L'excellente notice que donne la Biographie universelle , sur ce savant, me paraît manquer de développemens relativement au Giornale de* litterati dont Fa-r broni est le principal auteur. Ce journal commença à paraître en 177 1 , et finit en 1796. Les tomes io3, io4 et io5 doivent contenir une table générale. On connaissait déjà en Italie plusieurs journaux du même titre : le premier parut à Rome dès 1668. Le dessin en fut proposé par Michel- Ange Ricci, depuis cardinal, lequel forma une société de gens de lett res à Rome , entre lesquels on remarque principalement François Nazzariet Jean-Justin Ciampini. Comme cela arrive presque toujours, il s'éleva bientôt une
querelle entre Nazzari et son im- M. Chaudon , dans le tom. 4 du
primeur , ce qui produisit deux Dictionnaire des anonymes , et
journaux. Ciampini continua le dans la Biog. univ.t d'abord maî-
Sremier jusqu'en 1681 ; celui de tre de pension à Paris, et ensuite
azzari finit en 1679. En 1686, trésorier de France au bureau
le P. Benoît Bacchini, bénédictin de Châlons en Champagne , était
de la congrégation du Mont-Cas- né à Moncontour en Bretagne ,
sin, publia, à Parme, un jour- le 16 octobre 1703. Il s'accou-
nal du même titre : il trouva un tuma de bonne heure à discuter
habile collaborateur dans le P. avec clartéet justesse, une foule
Gaudentio Roberti, religieux car- de questions qui intéressent la so-
me. Ce journal, continué à Mo— ciété. Lorsqu il n'était encore que
dène en 1692, renferme 9 volu- maître de pension, il inséra dans
mes in-4°. Voyez la Table du 1 Ency clopédie plusieurs articles
Journal des Savons, par l'abbé parmi lesquels on distingue les
de Claustre, in-4°, tome 10e, p. mots : citation, dimanche , épar-
65o et 659. gne , 'étude. Devenu trésorier de
France , il livra à l'impression des
FAERNE (Gabriel), l'un des morceaux plus étendus. On a de
plus célèbres fabulistes latins mo- lui :
dernes. Je trouve deux omissions I. L' Econome politique, conte-
assez importantes dans l'article nant des moyens pour enrichir et
que lui donnent Moréri , Ladvo- pour perfectionner l'espèce hu-
cat , Chaudon , Feller et la Bio- maine, Paris, 1763, in-12. Cet
graphie universelle. On n'y parle ouvrage est intéressant , tant par
pas, i° de la première édition as- son objet quepar la manière dont
\ une des utiles renferme, l'aupropose l'établissement d'uaux soins de M. Mayoli, qui a ne «régie ou compagnie perpémis en tête un avertissement fort tuelle dans le royaume , pour reinstructif, et qui a rangé les fa- cevoir les petites épargnes des bles dans un nouvel ordre. 20 De artisans, des domestiques, etc. : la traduction en prose des mêmes c'est le but de la société des artifables , publiée en 1699, Par ^c sans > fondée dans ces derniers professeur L. Tranquille Denyse. temps. M. Faiguet a reproduit Voyez ce mot , ci-devant. On peut plusieurs exemplaires de son ouencore reprocher à la Biographie vrage , sous ce titre : Y Ami des
diteur, a mis à la fin une notice caractères nouveaux qui renexacte des éditions précédentes, dent fort difficile à lire. Cet écrivain pensait que notre orthocrra— f FAIGUET DE VILLENEUVE phe devait être rapprochée de la (Joachim) , et non Faignet, com- prononciation, me on lit dans le Dictionnaire de II. Mémoires sur la conduite