GOD GOE
croit , a ouvert la voie aux folies contient les seize livres. Cette tra-
de M. Mortier. ductiona été revue par plusieurs
auteurs, dans l'édition donnée en
* GODEFROI (Denis) , natif de 1670, chez la veuve Thiboust,
Pans , était probablement de la 1 vol. in-8°. On ne lit sur le fron-
roême famille que les juriscon- tispice que les initiales des noms
suites ou historiographes de ce deGodouin. nom. Il embrassa la profession
d'avocat ; mais il n'est connu que GOERTS ( Henri , baron de ) ,
par les notes (ju'il a fournies au né dans le Holstein , et ministre
grand coutumier ou somme rural du prince, à qui il ne restait plus
<le JeanBoutiller , de l'édition de que le titre de ce duché , ayant
i537, chez Gai liot Du Pré. Ces rendu des services importans à
notes , ainsi que sa préface, se re- Charles XII, roi de Suéde , pen-
trouvent dans les éditions du dant le séjour de ce monarque à
Grand coutumier données par Bender , était depuis devenu son
Ca rond as le Caron, père et fils, favori et son premier ministre.
<le i6o3 à 162 1. Prosper Mar- Jamais homme ne fut si souple ,
chand, dans son curieux article ni si audacieux à la fois , si plein
<le J. Boutiller , semble avoir con- de ressources dans les disgrâces ,
fondu notre Denis Godefroi avec si vaste dans ses desseins, ni si
lecélèbrejurisconsultedecenom, actif dans ses démarches. Nul
qui ne naquit qu'en 1549; l'ahbé projet ne l'effrayait , nul argent
Paquot, dans ses Mémoires lit^ ne lui coûtait. Il prodiguait les
téraires , est tombé dans la même dons , les promesses , les sermens,
faute, la vérité et le mensonge. Il eût
été capable d'ébranler l'Europe,
GODEFROI (Jacques). Lamon- et il en avait conçu l'idée. Ce que
noye avait déjà reproché à Bail- son maître était à la tête des ar-
let d'avoir présente le Codethéo- mées , il l'était dans le cabinet,
dosien comme le fruit de trente Aussi prit-il sur Charles un ascen
désigner comme un de vingt ans n'avait donné que
travail de vingt ans. Voy. son des ordres au comte Piper, rece-
éloge de Jacques Godefroi, à la vait alors des leçons du baron de
fin de ses lettres. Dijon, i656, Goerts, d'autant plus soumis à
in-4°* La Biographie universelle ce ministre, que le malheur le
a reproduit l'opinion vulgaire sur mettait dans la nécessité d'écou-
les trente années. ter des conseils , et que Goerts ne
lui en donnait que de conformes
GODOUIN ( Jean ). Ce profes- à son courage. Goerts avait pres-
seur du Collège de France publia senti que le célèbre czar, Pierre I ,
dès 1661 , sous le voile de l'ano- était mécontent de ses alliés, qui
nyme, IF livres des épitres fa- l'avaient empêché d'avoir un éta-
milieres de Cicéron , traduites en blissement en Allemagne ; ce -fut
français. Paris , Sommaville , le fondement sur lequel il bâtit
1661, in-12. L'édition de i663 le desseic. d'une révolution. Il