GOE
plusieurs conférences avec les
Srincipaux mécontens. Le parti 11 prétendant alla jusqu'à fournir des sommes considérables , que Goerts toucha en Hollande , avec'lesquellés il acheta des vaisseaux. Il envoya alors secrètement en France plusieurs officiers , entre autres le célèbre chevalier. Folard. Beaucoup d'officiers français, un plus grand nombre d'Ecossais et d'Irlandaisentrèrent dans la conspiration.
Heureusement pour le baron de Goerts , le czar arriva en Hollande au commencement de l'jin. Le baron le vit deux fois à La Haye, et il avança plus , dans ces deux conférences, qu'il n'eût fait en six mois avec des plénipotentiaires. Tout prenait un tour favorable ; ses grands desseins paraissaient couverts d'un secret impénétrable, il se flattait que l'Europe ne les apprendrait que par l'exécution. Le premier-qui découvrit ses intrigues fut le duc d'Orléans, régent du royaume.
Lié avec le roi d'Angleterre , il lui découvrit les menées qui se tramaient contre lui. Dans le même temps, les Hollandais, qui prenaient ombrage de la conduite deGoerts, communiquèrent leurs soupçons au ministre d'Angleterre. Goerts et Gillembourg poursuivaient leurs desseins avec chaleur, lorsqu'ils furent arrêtés tous deux , l'un à La Haye et l'autre à Londres. Les Hollandais étaient sans excuse, ils avaient violé un droit sacré , en arrêtant le premier ministre du roi de Suède. Ils chargèrent même le comte de Valderen de l'interroger. Cette formalité ne fut qu'un outrage de plus. Goerts demanda au comte s'il était connu de lui:
GOL
Oui , répondit-il ; hé bien , dit le baron, si vous me connaissez , vous devez savoir que je ne dis que ce que je veux. L'interrogatoire ne fut guères poussé plus Join. Goerts recouvra sa liberté, et n'en fut que plus animé. Il se rendit en poste auprès du czar, et ses insinuations prévalurent plus que jamais auprès de ce prince. D'un autre côté, le czar était fortement sollicité par le duc d'Osniond , muni des pleins-pouvoirs du roi d'Espagne et du prétendant. La mort de Charles XII mit fin à toutes ces menées ; il fut tué au siège de Friderickshal , la nuit du 1 1 au 1 2 décembre 1 7 1 8.
La haine publique se déchaîna contre le baron de Goerts. Il fut arrêté immédiatement après la mort du roi, et condamne par le sénat à avoir la tête tranchée au pied de la potence de la ville :
exemple de vengeance peut-être encore plus que de justice, et affront cruel pour la mémoire d'un roi que la Suède admire encore.
La veuve du baron de Goerts n'est morte qu'en 1762, à Francfortsur-le-Mein. Par son testament , elle légua tousses biens pour établir un chapitre de chanoinesses dans son château de Homberg ou Hombourg dans la Hesse.
N. B. Il m'a semblé que, même après l'article de la Biographie universelle, on ne lirait pas sans intérêt celui de M. du Masbaret.
GOLEFER, prieur de ,
décédé en octobre 1706 , chez les chanoines réguliers de Sainte- Cieneviève , oii il s'était retiré depuis plusieurs années. On a de cet auteur V Epoux fugitif, ou Vie de S. Alexis, traduite de l'italien.
du marquis de Brignolé-Salé.
Paris, i6o7,in-i2. Plusieurs bibliographes lui attribuent avec raison la traduction des Traités de S. Augustin sur lxévangile de S. Jean, etc. Paris, Coignard, 1700, 4 vol. in-8°. Le traducteur, dans une épître dédicatoire au cardinal de Noailles, offre à ce prélat les fruits de la solitude, ce qui convient à un chanoine régulier qui avait rempli les fonctions de prieur-curé , et non à M. Dubois, à qui l'on donne ordinairement cette traduction. Les auteurs du catalogue imprimé de la Bibliothèque du roi , ne me paraissent pas avoir eu d'assez bons motifs pour attribuer au même M. Golefer la traduction des Lcttrès familières de. Ciccron , publiée à Paris , chez Coignard , en
1704 , 4 v0'* m~! 2 > avec le texte en regard , et des notes. Cette traduction est de l'abbé Maumenet. Voy. le mot CICERON.
* GONTERY (Jean), natif de Turin, entra dans la compagnie de Jésus, à l'âge de 22 ans, en i584» et mourut à Paris en 1616, après s'être livré à la prédication et surtout à la controverse. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages écrits en français. La liste latine qu'en donne Sotvel, ne les fait pas connaître avec assez de précision ; cette liste d'ailleurs n'est pas complète. Voici ceux dont les titres sont indiqués dans * plusieurs catalogues estimés:
• I. Correction fraternelle faite à , M. Du Molin , ministre du Ponttfiaranton (sur le baptême et les limbes ). Paris, 1607, m-isî, sous le nom de Philotée , bachelier.