‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 270 sur 305 · HIL · texte numérisé non relu

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moins. Obligé de quitter l'Angleterre , parce qu'il était non-conformiste, il'devint pasteur a Rotterdam , où il mourut en 1707.

On a encore de lui des Dissertations sur l'antiquité des temples et des églises.

{Dictionnaire biographique de TVatkins. )

HILL (sir John), écrivain anlais ; il a joint à sa trad. anglaise u Traité de Théophraste sur les pierres précieuses , des notes qui ont été traduites en français à la suite de la traduction française du même traité; Paris, 1754 , in-i 2. L'histoire de sa vie, qu'il a donnée sons le titre d'Histoire de M. Lovell , a été aussi traduite librement en français , par Eidous , sous le titre d'Aventures de M. Loville! Paris , 1765, 4 vol. in- 12.

♦HILLIARD D'AUBERTEUÎL, assassiné aux Iles avant la révolution de 1789, par les menées de l'Américain Du Buisson. D'autres personnes assurent qu'on le fît périr dans un cachot, parce qu'il fut soupçonné d'avoir quelque affection pour les mulâtres et nègres libres. Cependant, dans ses ouvrages , il s'était montré l'ennemi des noirs. On a de lut :

I. Considérations sur l'état présent de la colonie française de Saint - Domingue. Paris , inn6 , 2 vol. in-8°. Du Buisson les réfuta dans le volume intitule : iVbi/velles considérations sur Saint- Domingue , en réponse à celles de M. H.D. Paris, 1780,^-8°.

II. Essais historiques et politiques sur les Anglo- Américains.

Bruxelles , 1*82 , 2 vol. in-4% ou 4 vol. in-8 .

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IIÎ. Histoire de V administration du lord North, depuis 1770 , jusquen 1 782 , et de la guerre de V Amérique septentrionale , suivie du tableau historique des finances de V Angleterre depuis Guillaume III jusquen 1784.

Londres et Paris, 1784, 2 vol.

in-8°.

IV . Des mœurs , de la puissance , du courage et des lois considérées relativement à Védueation d'un prince. Bruxelles et Paris , 1 784 » in-8°.

V. Miss Mac Rea , roman historique. Philadelphie, 1784, petit in- 12.

Cet auteur avait publié en 1 783 le Prospectus de l histoire de la révolution des sept provinces-unies des Pays-Bas , en»3 vol. in-8°.

Il devait en donner aussi une édition in-4^. L'ouvrage n'a pas paru.

HIPPARCHIA, fameuseamante du philosophe Cratès. La Biogr.

universelle cite à la fin de son article , l'ouvrage français intitulé :

Aihcrappih , histoire grecque , 1748, in-12; il en existe une édition dont le titre est ainsi conçu :

Hipparchia , histoire galante , traduite du grec , divisée en trois parties avec une préface très-intéressante , etc. Lampsaque, l'an de ce monde ; in- 12. La nouvelle préface a onze pages et demie; celle de la première édition n'en avait que deux. La Biographie eût pu encore citer : Hipparchie et Cratès y conte philosophique , renouvelé des Grecs , par un habitant de Potsdam , 1787 , in- 12 de 62 pages.

Nous avons vu paraître tout récemment Cratès et Hipparque , roman de Wieland , traduit par

HOB

M. Vanderbourg. Paris , 18 18 f 2 vol. in-18.

HIRZEL (Jean-Gaspard), médecin renommé de Zurich. La meilleure édition de la traduction française de son Socrate rustique est de Lausanne, 1777, 2 vol.

in-8°. Son Négociant philosophe, n'a pas eu autant de succès que l'ouvrage précédent. Nous' en avons aussi une traduction française par M. Doray de Longrais.

Amsterdam, 1782 , in-8°.

HOBBES (Thomas) ^philosophe anglais. Son petit traité de logique a été traduit en français par M. Destutt-Tracy à la fin de la troisième partie de ses Elémens d'idéologie.

* H0B1ER ( Ithier ) , trésoriergénéral de la marine du Levant, au commencement du xvue siècle , s'est fait connaître par plusieurs ouvrages. Balzac disait que la définition de vir bonus dicendi peritus avait été faite exprès pour lui : on a de cet homme estimable:

I. Traité de la construction d*une galère et de son équipage.

II. La vie d 'Agricola , traduite du latin de Tacite. Paris, 1639, in-12.

III. Terlullien , livres de la patience et de Voraison , traduits en français. Paris , 1640, in-12.

IV. Quatre livres de V imitation de J.-C , traduits en français.

Paris, veuve Camusat, i&44' et Saumur, 1661 , in-18. L'épitre dédicatoire à Henri de Mesmes, est signée 4 veuve Camusat , mais elle a été rédigée par le célèbre Patru ; P. Richelet 1 a insérée dans son recueil des plus belles lettres

des meilleurs auteurs français.

Quant à la traduction de V imitation , ce n'est , pour ainsi dire , qu'une révision de celle du garde des sceaux Maril lac.

( Bibliothèque choisie de Colomiés , etc., etc.)

HOLBACH ( Paul THYRY, baron d' ) , auteur des principaux ouvrages philosophiques et irréligieux qui ont paru dans la dernière moitié du xviiie siècle. Son article dans la Biogr. univ. , a été rédiçé avec une très-louable impartialité. Il est aussi remarquable par son exactitude , à l'exception de trois fausses indications ui ne viennent pas de l'auteur e l'article , mais qu'une maladroite déférence pour un bibliographe allemand y a fait ajouter.

On y range en effet parmi les ouvrages de M. d'Holbach :

I. Les Observations sur le traité des délits et des peines. Amsterdam , 1767, in-8° ; qui sont de ....

II. Les Principes de la législation universelle. Amsterdam , 1776, 2 vol. in-8°, qui sont de M. Schmid d'Avenstein.

IIJ . Les Élémens de la politique.

Londres , 1773 , 6 vol. in-8° , qui sont du comte du Buat. Voy. çidevant l'article Annel.

* HOLDEN (Henri), théologien anglais , très-connu par un petit ouvrage iutitulé : Analysis Jidei.

Imprimé à Paris dès 1662 , in- 12.

Réimprimé en 1768 , chez Barbou, par les soins de l'abbé. Godescard. On fait grand cas de ce volume ; le nouvel éditeur a éclairci ou rectifié quelques propositions de l'auteur. On trouve dans cette édition 4'écrit de Holden sur le schisme , sa lettre sur

Y usure, celle à M. Ferret et celle à Antoine Arnauld ; une autre enfin sur l'état des ames après la mort ( voyez son article dans Moréri ). La Biogr. univ, a laissé cet auteur dans l'oubli.

HOLLISf Thomas), écuyer,de la société royale de Londres , l'un des hommes les plus riches et les nlus généreux qui aient existé.

M. Chaudon n'a donné qu'une idée bien imparfaite de ce noble caractère ; et il s'est trompé de dix ans sur l'époque de sa mort:

la Biogr. univ. a copié son article et en conséquence sa mérise ; elle avait cependant dans Esprit des Journaux de 1783 , des matériaux suffisans pour rédiger un article véritablement neuf. Je tâcherai de réparer son omission ; mais qu'il me soit permis auparavant de consigner ici unepartie des obligations gue j'ai . à plusieurs personnes , qui ont, à mes yeux t de la ressemblance avec Thomas Hollis.

Dès ma jeunesse , j'ai ressenti les bons effets de la générosité d'un grand-oncle nommé Thomas Desescoutes ; il m'avait témoigné de l'intérêt dans le cours de mes humanités ; les-ayant terminées, au mois d'août 1 782 , avec quelque distinction ,*au collège de Meaux , il fut question de m envoyer à Paris , pour y faire ma philosophie et ma théologie. Le prix élevé des pensions était un obstacle ; mon grande-oncle offrit à mon père, chargé de famille, de contribuer à la dépense. Son ofTrefutacceptée. Il mourut quelues années après ; mais mon areur pour le travail et la bonté de* mon supérieur me procurèrent, des ma seconde année de

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théologie, d'utiles répétitions, et qui soignent leur éducation -, ensuite une place de maître de comme s'ils n'étaient pas appelés conférences. Je passai donc , jus* à jouir de tous les avantages de qu'en 1789, plusieurs années à la fortune. M. Brion fréquente Paris , sans être à charge àmespa- assidûment , depuis six ans , la rens. Ma santé se trouvant delà- belle Bibliothèque confiée à mes brée,par lacontinuitédemestra- soins; quoiqu'il soit entré dans vaux, et peut - être parles courses sa quatre-vingt-huitième année, trop fréquentes que je faisais sur j'ai l'espoir de l'y recevoir entes quais et chez les principaux li- core long-temps, hraires , je quittai la capitale ; ma Je reviens au généreux Anglais santé se rétablit peu à peu. Re- qui m'a fourni l'occasion dacvenu à Paris en 1794? je m'em- quitter une dette bien sacrée, pressai d'aller revoir mes ancien- celle de la reconnaissance, nés connaissances , entre autres, Thomas Hollis naquit à Lon— M. Barrois l'aîné, libraire très- dres, le i£ avril 1720. Ayant instruit, qui me fit nommer mem- perdu son père en 17 35, et n'ayant bre de la commission temporaire pas reçu une éducation analogue desarts, adjointe au coraitéd'ins- à l'immense fortune dont il était truction publique, section de Bi- héritier, il fut placé sous la bliographie. Je ne pouvais désirer surveillance du savant docteur une place ni plus honorable ni Jean Ward, professeur de rhéplus agréable ; elle m'a conduit torique, dans le collège de Gresà celles que j'ai occupées depuis, ham , ou il s'appliqua à l'étude J'éprouvai des inquiétudes au 18 des langues, et fit un cours de brumaire an vu (gnov. i799)«Voy. logique , de rhétorique, d'hisci-devant le mot Beaocousin. En toireetd'autrèssciences. En 1748, i8i4 , ma position devint plus i! commença à voyager ; en 1760 , critique. Après le ministère de la il fit un second voyage : dans tous maison du roi , le particulier à les pays qu'il visita , il se lia d'aqui j'ai eu le plus d'obligation, mitié avec les sa vans , les hommes est M. Brion , oncle de madame célèbres , les amateurs et les pro- Hue, et ami de mes chers parens tecteurs des sciences et arts uti- Desescoutes. Il m'avait vu sou- les. A son retour en Angleterre, vent, avant la révolution , chez eiî 1753, il commença sa collectif. Desescoutes le fils, march. de tion de livres et de médailles , bois àParis,etdepuis la révol. chez « dans le dessein (suivant ses exmadame Favau de Villegruy, sa pressions ) d'honorer et de sou— liile: répandu dans la bonne com- tenir la liberté , et deconserver la pagnie, il me rendit favorables mémoire de ses défenseurs, etc. »

SI usieurs personnages marqua ns. Son temps et sa fortune furent

[adame de Villegruy, petite^ consacrés à ce généreux projet ,

fille de mon grand-oncle Tho- digne de la munificence d'un

mas Desescoutes, femme aussi ai- prince ; et par une grandeur d'a-

raable que.spirituelle, a étéenle- me non commune, il étendit ses

vée à sa famille, par une mort pré- bienfaits jusques sur les person-

maturée, en i8i4- Elle vit en- nés de différente religion* et me me

core pour moi dans ses deux fils, sur les étrangers, sans aucune

distinction. Tl fit présent de deux collections de livres précieux à la Bibliothèque de Berne, en déclarant toutefois que ce présent venait d'un Anglais , ami de la liberté et citoyen du monde , coin- .nie une légère marque de son respect sincère pour ce canton , et pour la brave , la digne et la libre nation suisse. Il donna plusieurs marques de sa libéralité , surtout en livres, a Zurich, à Leipsick, Hambourg, Gottingue , Leyde , Genève, Venise, Rome; en Sicile , en Suède et autres pays étrangers. Le collège Harvard , dans la Nouvelle-Angleterre , reçut constamment de ses bienfaits , depuis 1758 jusqu'en 1773. Ceux qu'il répandit sur les particuliers , sont innombrables.

Au retour de ses voyages , M.

Hollis tourna la plupart de ses vues vers les académies ou sociétés publiques de son pays , instituées pour étendre les belleslettres et les sciences. Il était membre de la plupart.

En 1760 et en 176$, il fit réimprimer la grammaire de la langue anglaise , écrite en latin par Wallis , pour faciliter aux étrangers la connaissance des bons ouvrages anglais. .

En 1761 , il donna une nouvelle édition de la Vie de Milton, par Toland , avec son Amyntor , en 1 vol. in-8° , et la destina à <les présens. Sa vénération pour Milton allait si loin , qu'il acheta , en 1762, le Ht sur lequel ce grand poète était mort ; il l'envoya au docteur Akenside , avec le billet suivant: « Un Anglais ambitionne d'avoir l'honneur de faire présent au docteur Akenside , du lit qui a appartenu à Milton, et sur lequel il est mort ; si ,

après avoir dormi sur ce Ht , le docteur compose une Ode à la.

mémoire de Milton et des tîéfe nseu rs des I ibertés de la Grande- Bretagne , cet Anglais se croira suffisamment récompensé. »

En 1763, il finit sa nouvelle édition des Œuvres de Sidney, qu'il dit avoir rendue complète , après beaucoup de peine e<*de travaux. La publication du Confessionnal, ouvrage de François Blackburne, cher à l'Eglise anglicane, eut lieu en 1766; elle est due à M. Hollis. En janvier 1765, on vit paraître une édition des Lettrés de Locke , sur lu tolérance, faite d'après les premières éditions , que M. Hollis collationna entre elles.

En 1767 , il fit imprimer V Excellence des Etats libres, par MarchamontNeedham. M. Hollis passa les dernières années de sa vie àja campagne. Il mourut subitement , le 1" janvier 1774, comme il était à se promener à Corscombe. Il avait ordonné que son corps fût enterré dans une fosse de dix pieds de profondeur, dans un champ voisin de sa mai* son , et qu'on y fit passer immédiatement la charrue , afin de n'y laisser aucune trace. François Blackburne a publié les Mémoires decethomme généreux. Londres ?

chez Cadell , 1780 , 2 vol. in-4° , avec des figures, par Bartolozzi.

On voit à la fin du premier volume plusieurs esquisses de son caraolère. La suivante mérite d'être copiée ici.

« Thomas Hollis, écuyer de Corscombe , en Dorsetshire , était un homme formé sur le plan sévère et sublime de l'ancienne Grèce , -unissant l'humanité et le désintéressement de Brutus , à l'esprit

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