‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 280 sur 305 · RS · texte numérisé non relu

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détails où il entre supposent quelque connaissance de 1 arithmétique, il dit dans sa préface qu'on en pourra avoir un éclaircissement par le livre qu'il donnera dans peu de jours , et qui est présentement sons la presse. Ce passage concerne sans doute YAritjimétique universelle de notre auteur, qui ne parut qu'en 1674 in-4°. Claude Irson paraît avoir tenu une des petites écoles de Paris pendant une grande partie de sa vie. Il aimait cet état, et l'on voit, par ses épîtres dédicatoires , qu'il cherchait des protecteurs , pour n'être point troublé dans ses fonctions par des envieux. Vers 1678, il devint juré teneur de livres de compte ^par lettres-patentes du roi. Son Arithmétique universelle et raisonnée a eu trois éditions ; la quatrième a pour titre Arilmétiaue pratique et raisonnée, Paris, 1092, in-40. Comme elle est beaucoup plus ample que les précédentes , l'auteur en publia un abrégé en 1695 , in~i2. Le catalogue de ses ouvrages qu'il a inséré dans ce volume , à la suite de l'avis au lecteur , est peu exact pour les dates. On a encore de claude Irson , i°. Méthode pour bien apprendre toute sorte de comptes , composée par ordre de Colbert , Paris , 1678 , in - fol.

L'auteur devait publier un abrégé de ce traité ; mais il n'a pas tenu sa promesse. 20. Traité des changes étrangers , Paris, 1688 , in*4°* L'auteur a donné un abrégé de ce traité en 1694? in-12, Claude Irson parlait en 1695 d'une expérience acquise par lui peu* dant plus de trente années qu'il .

s'était occupé aux matières de calcul et de comptabilité pour ceux qui le consultaient sur ces diffé-

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rens sujets. Il a du mourir dans I. De regum principumquè

un âge avancé. omnium instituas liber .Mediolani,

L'abbé Papillon, dans sa Biblio- 1497 , in«fol. ihèque de Bourgogne , a eu tort II. Opus de veritate conàepd'attribuer à un fils de notre grain- tionis immaculatœvirginismatris mairien , V Arithmétique univer- Dei Marice ex doctdnâ J. Scoti selle y et autres ouvrages de ce ac Div. Bonaventurœ , ordinis migenre. Les différens catalogues norum , etc. Mediolani , i5iot insérés ' par Claude Irson , à la in-4°. On voit que l'auteur croyait suite de plusieurs de ses ouvrages , à l'immaculée conception. Ce n'éprouvent qu'il a composé ceux tait pas l'opinion de saint Thomas qui regardent la grammaire et d'Aquin.

ceux qui concernent les mathé- III. De imperio militantis Ec-

matiques. clesice libri iV. Mediolani , i5i7,

in-fol.

ISIDORE MERCATOR, ou PEC- IV. Fr. Pauli Soncinatis di-

CATOR. La Biogr. univ. paraît vimirn cpitoma . quœstionum in

persuadée qu'un écrivain de ce quatuor libros sententiarum Jo.

nom -a existé vers la fin du Capreoli y additisquœ idem morte

huitième siècle. J'aimft mieux prœventus perficere nequivit , per

croire avec Feller , d'après les sa- Fr. Jsidorum de Isolants, Papis,

vantes recherches du P. Burriel i522, 4 vol. in»4° ; réimprimes

et de la Serna Santander, qu'il à Lyon en 1529. On trouve, dans

s'agit d'Isidore de Séville , qui , cette collection , des dissertations

par humilité , prenait le nom de d'Isidore, sur l'éternité du mon-

Peccator, et dont, par erreur , les de , contrà Averroistas ; sur le feu

copistes auront fait Mercator. de l'enfer, sur celui du purga-

Quel est ce prétendu Jsidorus Pec- toire , etc. cator? On ne sait , dit Feller , ni

sa patrie, ni sa qualité, ni sa ISLA (Jean) , jésuite espagnol,

naissance , ni sa mort,, ni aucune Le collaborateur de la Biogr.

de ses*actions : je n'imiterai ce- univ. , qui a fait l'apologie d'Es-

pendant pas Feller, qui profite cobar, s'est chargé d'accuser ici

de la circonstance pour faire l'a- notre immortel I«e Sage , devoir

pologie des fausses décrétales ; composé, son Gilblas sur un

;>.,,,.,., u .z,;„ -crit espagnol, et cela d'~

r assertion du P. Isla . c publié

toire ecclésiastique , par le pieux m-4°, une traduction espagnole

et savant abbé Fleury. de Gilblas. Le P. Isla eût bien

mieux fait de livrer à 1 impres-

♦ISIDORE de ISOLANIS, d omi- sion le prétendu manuscrit. Mais

nicain milanais , dans le xv* siè- ce bon jésuite , qui avait pris un

cle et au commencement du xvie , faux nom pour publier la J^ie de

. s'est rendu célèbre par ses opi- frère Gerundio, crut apparem-

nions singulières et hardies , qui ment qu'il pouvait, en conscience,

font rechercher ses ouvrages. Les accuser Le Sage d'un plagiat , sans

principaux sont : en avoir la preuve. Que des Es-

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pagnols Taient erù , cela ne sur- a été , je ne dirai pas , abrogé prend pas ; mais on peirt s'éton- mais copié danS la continuation! aer de voir ce mensonge soutenu du Dicttonmiiré de Feller. Il est dan* tin ouvragé imprimé et ré^ très-probable que les deux artidigé à Paria. On en trouvé troe des viennent de la même main'" excellente réfutation pa* M. le mais convient-il d'insérer Ips mê^ comte François dë Meuf«na1eau , mes articles dans dëux ouvragés dans son Examen de la question du même genre ? de savoir si Le Sage est Fauteur

de Gitblas , au //Y Fà pris de ÎSSELT (MicffEL Y>' ) , historien V espagnol, en tête de Tédition du xvi* siècle. Son Histoire de tk de GiJblas , publiée par M. Didot. guerre de Cologne a été traduite l'alné , iBig* 3 vol. in-8°, et de en franc. , parjosëph dëCatitnrël. celle que va publier M. Lèfevre;, Paris ,tnek Roitn 'Kiierry , -, ibào, 3 vol. îu-8°, avec des notes, in-12. L'article de la Biogr. univer.

, JABINEAU( Henri). La Biogr, déguiser lenr plagiat en renver^ univer. à peint , sous des couleurs sant l'ordre des ouvràges de l'aul» assez vraies, la vie agitée de cet *eur; c'est-à-dire, en ci ta ht écrivain ; mais le tableau eût en1 les premiers , ceux qui ont été core été çlus frappant, si elle publiés tes dernier* ï ce désordre l'eût représenté comme auteur, prouve encore plus de maladresse i° de trois Lettres à lin ami de que de^ mauvaise foi. province , dans la dispute qui eut

lieu vers i 780 * entre tes écrivains JACQUES Ier , roi d' Angleterre; dits jansénistes . relativement à Son ouvragé intitulé Sosilicon rimmo'atioh reellë dans le saint doron , a été traduit en français sacrifice de la messe ; 2° de deux par Jean Hotman de Villiers. brochures contre le Pastoral dè Paris, i6o3, in-8°. La Biogr. univ. M. de J.nigué , nui excita tant dé dëvait renvoyer à ce mot * où 1* rumeurs en t nSo. On doitetteoré traduction est citée. Il était conà l'abbé Jabineau* i° Epîtres et venable.anssi de faire connaître Evangiles des dimanches et fêtes celle de l'ouvrage intitulé : Ad* de toute F année } etc. 4 avec de monitio rtgis magnée Britanhict nouvelles réflexions. Paris , Des- ad principes chrfstiànos ; elle est prea, 1776, petit in-12. 2» Dé+> à la suite de cèlle de l'ouvrage nonciation à Mgr, l'archevêque oui à pour, titre : Apologie pour de Paris y 1786 , i/wa de ^2 pag. le serment de fidélité ; que le sé- BUe roule sur la précipitation rénissime roi de IdGrand&BreMavec laquelle Un grand nombre gne requiert de tous ses sujets, tant de prêtres célébraient La messe, ecclésiastiques qut séculiers y tel Les continuateurs de Feller ont que tdut autre prince souverain le pillé l'article Jabineau de la Bio* peut et doit légitimement requé*» graphié universelle^ Ils ont erà rir des siens • premièrement + mise

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