‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 36 sur 305 · AUF · texte numérisé non relu

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sérées dans le Mercure de France.

M. Lottin l'aîné lui répondit ; il répliqua trois mois après , en promettant un petit ouvrage sur l'imprimerie du dix-huitième siècle. On a pensé qu'il avait fondu ce petit ouvrage dans les lettres anonymes que M. Fournier le jeune adressa, en 1^55 et années suivantes, au Journal des savans.

Ces lettres contiennent en effet une censure assez vive des grands ouvrages qui parurent à cette épo-

3ue. M. Auffray devint membre es académies de Metz et de Marseille. Son nom figurait encore en 1784 » dans la liste des académiciens de Metz. Depuis cette époque, on ne trouve dans nos journaux aucun opuscule de sa composition. Les oriucipaux ouvrages publiés par M. Auffray sont:

I. Le luxe considéré relativement à la population et à V économie. Lyon, 176a, in-8°. Dans cette dissertation , en forme de lettre , l'auteur propose une réforme dans nos mœurs et dans nos usages. 11 voudrait des lois somptuaircs.

II . Idées patriotiques sur la nécessité de rendre la liberté au commerce. Lyon, 1762, in-8°.

III. Discours adressé à V académie de Metz , pour la réception de V auteur. Paris, 1769, m-8°.

Ce discours roule sur les avantages que le patriotisme retire des sciences économiques.

IV. Essai sur les moyens de faire du Colisée un établissement national et patriotique. 1772»

in-12.

V. Louis XII , surnommé le Père du peuple , dont le présent règne nous rappelle le souvenir. Paris, Costard, 1775, in-8°. Ce discours a été composé à l'occa-

sionde l'éloge de Louis X1T, proposé en 1775 par l'académie de Nancy.

VI. Vues d'un politique du seizième siècle sur la législation de son temps, avec des observations également propres à réformer celle de nos jours. Amsterdam et Paris, 1775, in-8°. Ce politique se nommait Raoul Spifame , avocat au parlement de Paris, mort à Melun dans le mois de novembre i563. Il est auteur d'un essai d'une législation imaginaire du roi de France Henri II , imprimé sous ce titre : Dicœarchia* ÏJenrici regis christianissimi progymnasmata. 1 vol. in-8°. Le volume contient 3oç) arrêts que l'auteur suppose avoir été rendus en i556. Ce sont des projets plus ou moins sages. Plusieurs ont été exécutés par la suite des temps. On peut toujours lire, avec quelque fruit, ce volume qui est rare. L'extrait de M. Auffray est fait avec goût.

M. Auffray travaillait, en 1781, à une Histoire des reines de France de la maison d'Autriche. On trouve de lui plusieurs dissertations dans les premiers journaux et galettes d agriculture et de commerce , dans le Journal économique y dans l'Esprit des journaux, etc. On lui a attribué sans fondement la brochure intitulée: En" tretiens de Périclès et de Sully , aux Champs-Elysées, sur V administration. Paris, 1776, in-8°. Cet ouvrage paraît être d'un sieur de la Lande, différent du célèbre astronome de ce nom.

* AUGEARD (Matthieu) , reçu avocat en 1703, fut secrétaire du sceau , sous M. Chauvelin. Pénétré de l'utilité du Journal du Palais 9 dont les principaux auteurs

AUG 61 sont MM. Blondeau et Gueret , M. Augeard regrettait qu'un projet aussi bien exécuté ne fût pas achevé. Il se détermina à le continuer. Les premiers essais qu'il publia , furent goûtés du public; ils parurent sous ce titre : Arrêts notables des dijférens tribunaux du royaume, sur plusieurs questions importantes de droit civil, etc. Pans, 1710-1718, 3 vol. in- 4°. L'auteur n'ayant pu observer l'ordre chronologique dans ces trois volumes, sentit lui-même l'imperfection de son travail. Depuis l'impression de son recueil , il a recueilli un grand nombre de décisions qui avaient échappé à ses recherches; il lésa rédigées avec soin , et s'occupait d'une nouvelle édition de son ouvrage, au moment de sa mort arrivée le 27 décembre 1761 : il en a même revu les premières feuilles. Cette édition ne parut qu'en 1766, 1 vol. , in-fol. On la doit au zèle et aux lumières de M. Richer. Cet ouvrage jouissait d'une grande estime avant la révolution de

AUGUSTIN (S.). On remarque dans la Biographie universelle une importante omission; c'est l'indication des ouvrages de cet éloquent Père de l'Eglise, traduits en français ; ces traductions sont trçès-nomb reuses, et elles peuvent être tres-utiles , surtout dans un temps où les jeunes ecclésiastiques ne peu veut se livrer à une étude profonde de la langue latine. Je

{>résenterai ces traductions dans 'ordre suivi par les bénédictins , pour le placement des ouvrages originaux. On voit, daus le tom.

1er: I. Les Confessions, traduites en français par j£mar Heunequin „

évêque de Rennes , Paris , i582, 2 vol. in-8° ; par Paul Dumont , Douay , vers 1600 ; par le P. René Cerisiers, jésuite, Paris, i638, petit in-12; par Arnauld d'Anailly, Paris, i64q, in-12; par Dubois, Paris, 1606, in-8° ; par D. Martin, bénédictin, Paris, i^4x > 2 in-B° 9 avec le texte latin, ou 2 vol. in-12, sans le texte. On recherche le texte latin de l'édition d'Elzevir , Amsterdam , 1675, in-18 , et de l'édition de Paris, revue avec beaucoup de soin parRondet, chez P. D. Pierre, 1782, in-18.

II. Les Livres contre les académiciens, traduits ( par Villefore ).

III. Le Livre de la vie heureuse, traduit par le même. Paris, 1716, in-12, à la fin d'une nouvelle édition de la traduction des Confessions , par Arnauld d'Andilly.

IV. Les Livres de V ordre, traduits par Villefore. Paris , 1701 , in-80.

V. Les Soliloques , traduits avec les Méditations et le Manuel, par le P. Cerisiers, Paris. 1639, m~ 1 2 ; par le sieur de la Croix-Christ, Paris , i663 , in-12 ; par le P. Régnier, chanoine régulier, Paris, 1684, in-*2; par la Bonodière, Paris, 1696, in-12. Cette dernière traduction est la plus estimée.

VI. Le Libre arbitre , traduit par Villefore, avec les Livres de Tordre, en 1701.

VII. Les Mœurs de V Eglise catholique , traduites par Antoine Arnauld. Paris, 164 4» in-8°, avec le texte latin à la suite ; par Dubois. Paris , 1690 , in-8° , sans le texte.

VIII. Le Livre de la vraie religion, traduit par les mêmes, sous les mêmes dates.

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