‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 104 sur 314 · CAL · texte numérisé non relu

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SCTl;»tion latine Sur la comédie, qu’il avait composée douze ans auparavant; il écrivit en même temps une lettre latine et française à M. de Harlay , archevêque de Paris , pour désavouer la même lettre. Bossuet fut satisfait des deux lettres du P. Caffaro : et, dans sou écrit intitulé : Mnxinies et réflexions sur In comédie , il déclara que le P. Caffaro, à qui l’on avait attribué la Lettre ou Dissertation pour la défense de la comédie , avait satisfait au public , par un désaveu aussi humble que solennel. Voyez les Lettres sur les spectacles , par Des-prez de Poissy. Une affaire qui fit tant de bruit, ne devait pas, ce me semble , etre omise dans la Biographie universellot

CAJETAN (Octave), jésuitèsi-

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du poëme de mademoiselle ,de Calages.

♦C.AL1GNON (Pierke-Antoine d’Ambesieux de), ancien professeur de rhétorique à Lyon. La Biog. univ. nous présente cet individu comme un prédicateur distingué, comme un poète aimable de société , enfin comme l’auteur de plusieurs ouvrages dont on donne la liste. S’il n’y a pas plus de vérité dans les deux premières assertions que dans la dernière, l’article entier sera une hnpos- ' ture; et cela n’étonnera point, quand on saura qu il a ete rédigé par feu Maton de la Varenne.

11 y a d’autant plus lieu de s’étonner de l’insertion de cet article dans la Biographie, que j’avais révélé, dans mon Dictionnaire des ouvrages anonymes , les

ciùen , hab\le' critique et bon bis- véritables auteurs de trois otrvratorioeraphe. L’abbé de Feller est ees attribues par Maton h 1 abbe le seul de nos biographes moder- de Calignon ; la Biographie, elleiies qui offre quelques détails sur même a prononce en ma faveur f * pour l’un de ces ouvrages , puis-

^ ■ que , à l’article de D. Aubry , bé-

nédictin, elle l’a cité dans le nombre des productions de ce savant religieux; elle eût cité le second à l’article Demandre, si elle eût donné un article à ce

«ammairien , mort en 1808, près Auxerre. L’imposteur Maton a oublié de remarquer que le nom de M. Demandre se trouve sur la nouvel le édition de sou ouvrage , publié en 1802, avec des augmentations par l’abbé da Fontenay.

La Biographie universelle nepourra s’empêcher de donner le 3* ouvrage à Linguet, qui en est le véritable auteur. L’article Calignon est donc une véritable mystification qu’un charlatan d’histoire littéraire a fait subir auBu-

CALAGES (Mademoiselle de), auteur d’un poëme de Judith, publié en 1660 par mademoiselle ivhéritier. La Biog. univers, cite deux passages de ce poème dont la composition était terminée avantia pubi- du ^^/^/deCorneille.

Oii présente ces morceaux comme dignes d’une autre époque. Cela est vrai; mais il était jpst* de faire observer que ces citations sont tirées du Parnasse des Dames , de M. de Sauvigny , qui déclare que , pour faire goûter notre ancienne poésie , if a change des vers , des expressions , et quelquefois même des tours de phrase ; et il répète celte iiaïve.déclaratiou, en terminant l’analyse

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reaa de la Biographie univer»

selle.

CAMDM(GTnLLiUME). La Biographte universelle nonune Belligent , le traducteur des Annales A Angleterre; ses vrais noms sont Paul de Bellegent.

CAMPBELL ,( Jean ) , écrivain anglais. La Biographieuniverselle se contente de dire qu’il a pris l’idée de VUermi^pus redivivus dans le livre publie à Coblente par. le ^ docteur Cohattsen, sous le même titre: l’ouvrage anglais est une * traduction du latin du docteur Cobauaen, avec des augmentations; ce qu’il y a de piquant, c’est que Place a mis la version anglaise en français, sans se douter que J’ouvrage existait en latin. Voilà de ces anecdotes que les lecteurs- aiment à trouver dans un dictionnaire bistonque.

CAMPEN ( Jean de ). La Biographie universelle cite sous le nom du fameux Dolet, une traduction française de sa paraphrase des psaumes , portant ce titre : Pa~ raphrase, c’est-à-dire, claire translation faicte jouxte la sentence , non pas jouxte la lettre sjol tous lespsatmes, in- 1 6, Paris, 1 iùid. , i54a- Je possède un exemr plaire de la traduction imprimée par Dolet. Voici son titre: Paraphrase, c’es.t-à-dire , claire, et briefve interprétation sur les psaU nifis de David; item, autre internrétation partwhrastique sur r Écclésiaste de Salomon. Lyon , .cher Et. Dolet, i543 , in-io. Ce petit volume est si rare, que M. J^ée de laRocbelle, auteur d’une excellente Vie de Dolet, n’a pu

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le voir.- On trouve en tête un Avis de Dolet au lecteur chrétien.

On ne peut en conclure que Dolet ait véritablement traduit le Paraphrase de Campen ; car il se sert toujours de l’expression nous , au lieu de je; probablement il n’a fait que reimprimer avecquelqueschangemens la version imprimée à-Paris, en i534- ;£n effet, Dolet a imprimé, en l’année i542,sept ouvrages, parmi lesquels il n’est qu’une traduction dont il soit indubitablement auteur, puisqu’il a eu l’attention de mettre ces mots à la fin : « Lequel Dolet même a été ^traducteur des épistres familières de Cicéro. »

t CAMÏION ( Alexandre de ) , gentilhomme de Normandie , né -en* 1610 et mort vers 1670. Dès sa jeunesse , il fut attaché à Louis de Bourbon , comte de Soissons , qui lui conÇa les affaires les plus importantes à négocier, tant à la cour , que dans Tes pays étrangers. Il montra toujours beaucoupde prévention contre le cai^ dinal de Richelieu, qu’il • regardait comme l’ennemi de son maître. La mort du prince , tué malheureusement à la bataille de Marfée , en 164 1 , et celle du cardinal, arrivée l’année suivante, donnèrent lieu à M. de Campion de revenir à la cour , et d’y chercher un nouveau protecteur. 11 entra gu service de la reine régente, Anne d’Autriche, parla médiation de madame de Cbevreuse ; mais il se trouva bientôt enveloppé dans la disgrâce de cette auchesse. Dans la suite , il fut encore attaché successivement , en qualité de gentilhoinme, au duc de Vendôme et

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h Henri II d’Orléans , duc de Longueville, gouverneur de Normandie, qui le fit major ,'c’està-dire, commandant de la ville de Rouen, emploi dans lequel il mourut. Depuis sa retraite de la cour, Alexandre de Campion se livra à l’élude de l’histoire ancienne et moderne ; on a de lui :

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