‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 106 sur 314 · CAN · texte numérisé non relu

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duite du ministre, il est beaucoup question du cardinal de Richelieu. L’abbé de Garambourg y cite plusieurs fois le Recueil de lettres d’Alexandre de Campion, sans donner à entendre qu’il l’en regardât comme l’auteur. On ignore l’année de la mort de 1 abbé de Campion.

CAMUS (Antoine le). En parlant de sa Médecine pratique, 176g, in-i2, la Biographie universelle dit qu’il y en a un tome second, avec son éloge par Bourrel , 1772 : il faut lire par M.

Bourru. Peut-être eût-il été con- , venable d.’ajouter a^x ouvrages de ce laborieux écrivain sa traduction en prose du» Prœdium rusticum du P. Vanière. On latrouve dans difierens numéros du Journaléconomique , années t'jSS et 1756.

CANGE (Charles du,Fresne, sieur du). C’est à tort que la Biographie universelle avance que V Eloge de ce savant par le Sage de Samine (masque de Jean- Léo- ^ nore Baron) couronné par l’académie d’Amiens en 1764, n’a pas été imprimé. J’ai sous les yeux cet éloge imprimé à Amiens, chez, la veuve Godard, l’année même oii il fut couronné : c’est un in- 12 de 58 pages.

CANTEMIR (Demetriüs). Suivant la Biographie universelle,

M. de Jonquières a traduit en français , sur la version anglaise de Tindal , VHistoire et Origine de la décadence de l’empire Ottoman. En ouvrant la traduction française, on voit qu’elle a été faite sur le manuscrit latin de l’auteur. Il paraît aussi que le

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Sjrstkme de la religion mahométane a été écrit ^ imprimé en langue russe, et®non en allemand, comme l’assure la £io~ graphie universelle.

CAPELLO { Blanche ) , femme trop célèbre du xvi' siècle. Plusieurs auteurs ont écrit sa vie , et ont fait desesaventures un roman.

Dans ce dernier genre ,on compte l’ouvrage allemand de Meissner , imité en français par Rauquil- Lieutaud, Paris, Didot, 1790, 2 vol. in-i2, et trad. parle mar<[uis de Lucbet. Paris, Lejay, 1790 » 3 vol. in-i2. Nous avons aussi V Histoire de la vie et de la mort tragique de Bianca Capello , pa r Sanseveriuo , ouvrage traduit de l’italien. Lausanne, 1779, in-8".

La -Biographie universelle est dans l’erreur, lorsqu’elle présente l’imitation de Aauquil-Lieutaud , comme publiée à Paris*, en 1788, 3 vol. in-i2. Il est possible que la traduction du marquis de Lucbet ait paru dès 1788 ; cependant les exemplaires vendus par Lejay , portent la date de 1790.

CAPPEL (Ange , seigneur du Luat). La Croix du Maine, J. A. Fabricius , les éditeurs de la collection classique des Deux-Ponts, et la Biographie universelle citeut la traduction française de la Vie d’Agricola , par ïacîle , sans in* diquer l’année de son impression.

L’epître dédicatoire à Elisabeth, reine d’Angleterre étant datéedu I*' janvier 1574 , on peut croire que cette traduction .parut en cette année. C’est un vol. in-4° de 35 feuillets , qui existe à la Bibliothèque du roi. Le nom de Denis Dupré , imprimeur-libraire de Paris, à cette époque, se lit

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dans une vignette qui se trouve au haut du feuillet.

* CAPR.ANICA ( Dominique ) , card. et évêque de Fermo, naquit le 3i mai ne l’année i4oo , au château de Capranica dans le territoire de Palestrine , de Nicolas Capranica. Il étudia les belleslettres à Rome , la jurisprudence à Padoue, sous Julien Cesaribi , et à Bologne, sous Jean d’Imola.

A peine avait-il atteint sa 19° année , qu’on lui conféra dans cette dernière ville le titre de docteur , et que le pape, qui était alors Martin V , le nomma un des secrétaires.de la chambre ; les autres secrétaires étaient à cette époque : Léonard Aretin , Cincio , Loschi, Le Pogge etBiondi, tous personnages assez connus dans les lettrés. Martin V, qui était ami de sa famille , et qui ne croyait pas pouvoir assez récompenser les talens du jeune Capranica , le nomma cardinal en 1423 ; mais cette nomination ne fut point rendue publique ; malgré cela , le pape lui ordonna d’acompagner le général des dominicains , Léonard Dïlli , qui se rendait au concile , lequel , d’abord indiqué à Pavic , se tenait alors à Siehne, d’oii , sept ans après , il fut transféré à Bâle.

Quelque temps après , Capranica revint .i Rome , et fut fait évêque de Fermo : dès ce moment , sa nomination au cardinalat, cessa d’être un secret ; mais il ne Uii fut pas e’ncore permis d’en porter les insignes. Chargé d’une négociation , dont le résultat fut de faire rentrer sous la domination du Saint-Siège , Forli et Imola , le pape lui douna,le .gouvernement de ces deux villes. Les habitansde

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Bologne s’ctant révoltés , Capraiiica fut envoyé contre eux ; et apres un siège de onze mois , il les força de rentrer dans le devoir! La mort de Martin V, arrivée en 143 1 , fut pour Capraliica la source des plus grands chagrins. Comme il n’avait reçu ni le chapeau ni l’anneau de cardinal , ses ennemis firent de ce défautde forme un prétexte pour lui refuser l’entrée du conclave.

Eugène , successeur de Martin , ayant déclaré que ceux qui n’avaient ])oint reçu les insignes du cardinalat , ne pouvaient jouir des privilèges attachés à cette dinité , l’évêque de l’ermo se renit à Bâle où il réclama , des pères du concile, la justice que lui refusait le pape. La conduite de Capranica fut soumise à l’examen de deux cardinaux , et il fut décidé qu’il serait dépouillé , nonseulement du cardinalat , inai^ encore de son évêché de Fermo.

A cette décision il opposa celle du concile qui le reconnaissait

Kour cardinal légitimement élu.

éanmoins, il s’éloigna des affaires, et vécut dans la retraite; mais le paj^e ne tarda pas à reconnaître son mérite, et à lui confier des emplois importans. Eugène étant mort en i447» Nicolas V, ui lui succéda , et qui était ami e Capranica, l’employa également avec succès dans les négociations les plus délicates. Ce fut lui qui eut le bonheur de procurer la paix à l’Italie, en obtenant d’Alphonse V, roi d’Aragon, la cessation des hostilités qu’il exerçait depuis long-temps contre ï’Eglise. Callixte, qui occupa , après Nicolas, la chaire de St.- Pierre, eut égalçment recours aux lumières de Capranica. Ce

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p.ipe, quoique déjà avancé en âge, avait formé le projet d’une ligue chrétienne contre lesTurcs ; Capranica donna, dans un ouvrage qu’il composa à cette occasion, 1rs moyens de resserrer une

f oreille alliance, et de conduire a guerre heureusement. Enfin, cet homme, qui fit tant d’honneur à l’Italie, et qui rendit de si grands services au Saint-Siège , mourut le 1"' septembre i4fi8.

Ce que nous avons dit jusqu’ici a pu donner de Capranica l’idée d’un négociateurhabile ; nous allons à présent le faire connaître comme écrivain , quoique l'on ait remarqué plus d’érudition que d’élégance dans ses ouvrages. En voici la liste :

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