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mes , ennemis de la vraie Eglise de Jésusr-Christ. Nous ii’imiterous pas le P. Garnier, jésuite {Syst.
Biblioth. colleg. Reg. Paris. Soc.
Jesu ) , qui met, sans distinction , dans la classe des auteurs hétérodoxes, tous ceu5i qui ont écrit contn; les ordres religieux en général et en particulier, contre la société à laquelle il appartenait, et qui n’existe plus. Il fait même un chapitre piyticulier pour cette société qui était chèreàsoii cœur, et qu’il paraît confondre avec l’Eglis(*de Jésus-C.hrist. Nous ne croyons pas qu’on soit hérétique ou schismatique pftiir attaquer les ordres religieux avec fondement ou sans raison ; et ces sortes de livres me paraissent en général plus contraires à la charité qu’àlafoi.Âu reste , nous croyons pouvoir assurer que , jusqu’à présent, on n’a pas classe d’une manière naturelle les livres de théologie orthodoxe et hétérodoxe.
Nous avons essayé de faire ce que, selon nous, on n’a pas -encore fait. Puisse cet essai paraître heureux ! Nous le continuerons pour les sciences naturelles. Notre système bibliographique établit entre elles et la science de la religion un mur de séparation qu’il ne faut jamais franchir , si l’on veut être juste et sage. »
En lisant le plan des Elémens d'histoire littéraire universelle , de l’abbé Deshoussayes , j’ai vu (lue le Traité des universités de France, manuscrit de 358 pages, in-4‘’, dont parle la Bicgr. univ. , avait été composé en i^58. C’est donc un traite auquel l’abbé Desheussayes avait , pourainsi dire , renoncé. Dans sou nouvel ouvrage , l’auteur devait traiter des universités en général , de leur na-
• • cou
ture, (le leur origine, de leurs fouclious, de leurs droits , etc.
♦CPULANGE (de), ex-jésuite, depuisatiiédeciu de U Faculté de Montpellier , dont on a un recueil dePod.sie.1 varices publiées à Paris,eu 1^53 , parle libr.Cailleau,
I vol. iii-ia. Frérou en parle avec éloge d«us ses Leltrcrsur mielques écrits de ce ietnj)s. V. t. XI , p. i3.
Le libraire Cfailleau, pour donner du cours aux poésies du médecin de Montpellier, publia dans le même format les chansons choisies de M. de Coulanges, un des esprits les plus tins du siècle de Ixniis XIV. J’ignore si le débit des deux voluiAcs répondit à son attente, mais les Poésies variées du médecin de Montpellier sont tout-â-fait oubliées aujourd’hui, et l’on recherche encore le volume du chansonnier du siècle de Louis* le-Grand. Du reste , le nicdecin Çoulange était fort lié avec Gazon Dourxigné ; il a inséré dans ses Poésies variées , (quelques
fùèces de vers de son ami , et il ui eu aclressd quelques-unes. Si l’on en croit l’abbé Sabatier de Castres, M. de Çoulange vivait encore en 1781 .
COÜRTALON DE L.AISTRE ( Jeas-Ch ARLES ) , curé de Ste.-Savine à Troyes, mort en 1786; la Biographie universelle place parani ses ouvrages imprimés, une traduction du poëine De parla deSaniiitzar, et de celui Deraplu Proserpinæ de Claudien.
Ces deux traductions sont restées manuscrites.
COüRTILZ (Sandras de). Cet écrivain est renominé par la multitude d’ouvrages qu’il publia
sous des noms empruntés ; ce sont presque tous des romans histori(£ues qui ont eu beaucoup de vogue dans le temps oii ils parurent. Nous avions déj.à trois notices assez étendues sur la vie et les ouvrages de ce faineu.x romat>cier ; la première par M. de Sallengre dans le i" vol. de ses Mémoires de littérature , eu 1 7 1 5 ; la deuxième par le P. Leloug, en 1719, à la fin de sa Bibliothèque historique de la France ; la troisième , par M. de Rrecniigny , en 1760, dans le Journal desSavans, à la suite de l’extrait de l’ouvrage posthume de Courtilz, intitule :
Mémoires de M. de Bordeaux ; cette dernière, comme on devait s’y attendre, est la plus étendue et la plus curieuse , mais elle n’est pas la plus exacte ; M. de Rrequigny n’y parle pas de la Vie de Colbert (jui est attribuée à Coutt tilz , par Bayle dans ses lettres ; quant aux Testamefis de Colbert et de Louvois, M. de Brequiguy dit que le P. Lelong assure que ces ouvrages ne sont pas de Goui^ tilz ; on lu positivement dans la notice du P. Lelong, que Courtilz fit imprimer en llollande, en i694> I® Festament de Colbert-, quant à celui de Louvois , le père T.elong cite l’opinion de Bayle qni l’attribuait , ainsi que la Vie de Colbert, à, l’auteur (tes g-a/anrer/es des rois de F’mncei lisez des intrigues amoureuses de la France, ouvrage' de Courtilz ). L’abbé Lenglet , dans sa Bibliothèque des Romans , p. 88 et suiv. , cite seize ou dix-sept ouvragés de Courtilz:
dans l’exemplaire qu’il a laissé avec des notes manuscrites , il ajoute à sa liste le 'Festament de Louvois. L’article de la Biographie universelle , sur Saudras de i5*
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Courtilz, est encore plus elendu et plus curieux que la notice de M. de Brequigny. Elle ne parle cependant ni de la Viédt Colbert ni AnTestamenl de Louvois. Rien ne prouve que les Remarques sur le gouvernement du Royaume durant les règnes de Henri IH , Louis XIII et Louis XIV, soient de notre auteur. J’ignore d’après q^uelle autorité MM. Cliaudon et Beller attribuent à Courtilz les Mémoires de Saint-Hilaire , imprimés à Paris, en 1766, 4 'vol.
in- 12. Le dépôt central des 'bibliothèques particulières du Roi , aux galeries du Louvre, possède le manuscrit de cet ouvrage , qui ne paraît pas être de raventurier Courtilz. Il commence et finit comme l’imprimé ; on ne peut donc pas dire , comme l’avancent nos deux biographes , que l’ouv.
ait été termine par l’éditeur.
COÜSIN*(le président). La Biog. univ. dit que l’on attribue à ce président la Morale de Gonfuciits , Amsterdam (Paris), i688, 2 vol. in-8°, et la Lettre sur la Morale, de Confucius , Paris , 1688. 11 y a bien des erreurs à démêler dans cette courte remarque :
i“. La Morale de Confucius n’est qu’une petitebrochurécom-
ftosée de i32 pages, sans la préace, qui en a 20. Elle parut d’abord à Amsterdam , en i688. C’est un abrégé du grand ouvrage des PP. Intorcetta et Couplet, intitulé Confucius Sinarum philosophus , etc. Placcius , dans son l’heatrum anonj-morum, semblait l’attribuer au P. Couplet. Jacques Bernard , analysant Placcius , dans le mois de septembre de la République des lettres àe 17J0 , le relève
et affirme que l’auteur de la Morale de Confucius est le ministre la Brune. Malgré cette assertion , la préface , qui est écrite avec beaucoup de modération , et bien plus dans les Principes du catholicisme que dans ceux du protestantisme, la préface , disje , me porterait à croire que cet abrégé est réellement du 'président Cousin ; mais l’on ne peut dire la même chose de la Lettre sur la morale de Confucius : elle est signée des lettres initiales S.
F**'*', qui sont indubitablement celles de Simon Foucher, chanoine de Dijon, comme le reconnaît la Biographieuniverselle ellemême à son article. Cette lettre, revêtue de l’approbation du président Cousin , parut à Paris pour la première fois; dans plusieurs réimpressions , sous le titre d’.Amsterdain , elle se trouve tantôt en tête, et tantôt à la suite de la Morale de Confucius ■ la derniè;re et la plus belle édition de ces deux opuscules , estde Paris , chez Valade, 1788, in-12. Il y a des exemplaires en grand papier.
COÜ^STEL (Pif.hre), l’un des professeurs des petites écoles de Port-Royal , dont plusieurs élèves, parmi lesquels on compte le grand Racine , ont tenu un rang très-distingué dans l’Etat, dans l’Eglise et dans les Lettres. Cet habile instituteur a publié quelques ouvrages relatifs à l’éducation et à la mdrale. Moréri , ou plutôt l’abbé Goujet lui a consacré un article plein d’intérêt ; il n’en a point dansla.^/og^r. univ. :
si' l’esprit de parti a occasionné celte omission, il nepouvait.donner un plus mauvais conseil.' L’abbé Goujet parait porté k