‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 177 sur 314 · DUT · texte numérisé non relu

DUT

DÜTEMS ( Jean-François -Ho- GUES , plus connu sous le nom de), professeur, etc. La Biograph. universelle s’étend beaucoup sur l’Histoire du duc deMarlborough, en 3 vol. in-8“, rédigée par cet abbé, sur les matériaux de M.

Madgets ( lises Madgett), inter-

Erète au ministère de la marine.

Ile reproche à M. Madgett d’avoir revendiqué l’ouvrage ; il a seulement témoigné son étonnement et son mécontentement de ce que la famille de l’abbé Dutems avait présenté cetabbé, comme seul auteur de l’Histoire de Marlborough. Il avait droit, ce nie semble, de faire cette réclamation. Je puis parler de cetteaffaire , ayant étéchargé de remettre à riiounêteMadgettlesquin7.e cents exemplaires de l’ouvrage qui lui furent donnés par le chef de l’ancien goiivernem*. M. Madgett m’a toujours avoué l’obligation qu’il avait àsonamiDutemspour la rédaction de cette histoire, et il était bien disposée partager avec lui les avantages pécuniaires que la vente devait produire ; mais , par l’effet des mauvaises mesures qui furent prises, l’ouvrage se vendit très-lentement; le libraire qui en était chargé mourut; les exemplaires déposés entre ses mains furent envoyés chez AL l’abbéDuteins , quimourutlui-inéme

fieu de temps après les avoir reçus, /infortune Madgett fit de grands efforts pour obtenir la part qu’il avait dans cette propriété. Ainsi ses réclamations portaient autant sur le produit de la vente, dont la moitié lui appartenait, que sur les matériaux qu’il avait fournis pour la rédaction de Y Histoire de Marlbotough. Voilà le fond de cette affaire , dont on ne peut se

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faire une juste itlee en lisant, soit l’article de la Biographie , soit l’abrégé qu’en donnent les auteurs du Suppltment au Dictionnaire de Feller.

♦DliTlLLET DU VILLARD , de la même famille que le célèbre greffier du parlement de Paris, a été chargé, en 173^, d’établir une nouvelle forme de répartition d’impôts dans l’Angoumois .

On a de lui :

I. Sur la nécessité d\Hablir le cadastre du rojvtwme, Paris, 1 781 ,

in-4“.

II. Essais sur le bien public , et observations sur les Mémoires concernant la vie. et les ouvrages de M. Eurgot , ministre d’état., Poitiers , 1783 , in-l” de 18 pages.

DÜVAL (André). On a de ce fameux docteur de Sorbonne; les T^ies de plusieurs saints de France et des j)ays voisins jointes par René Gaulicr , à sa trad. française des Fleurs des vies des saints, du jésuiteespagnol Ribadeneira , Paris, 1608, in-fol. , souvent réimprimées. Al. Chaudon ayant indiqué, d’une manière un peu vague, ce travajl d’André Duval, est probablement cause que la Biographie universelle s’est exprimée , à ce sujet , d’une manière fort inexacte, en disant que le docleurdeSorbonne avait publié, des tradiictionsde/^7e^ dessaints, d’après l’espagnol de Ribadeneira. Moréri dit, avec raison, à l’article Gautier ,' qu’il n’y aguère plus de critique dans les Vies ajoutées par Duval , que dans celles de Ribadeneira.

* DUVAL (François), littéra-

teur du xviif* siècle , natif de

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Tours, dont on a. plusieurs ouvrages anonymes , qui prouvent dans leur auteur une instruction aussi agréable que variée. Il était fort jeune, lorsqu’il publia, en 1708, les Mémoires historiques de la révolte des Cevennés , avec une Ejnlre dédicatoirek M. D**'*'.

C.e morceau d’histoire a été réimprimé en 1712, avec beaucoup de changemeiis , soit dans l’Epître dédicatoire, soit dans le texte, sous letitre A’ Histoire nouvelle et abrégée dé la révolte des Cevennes , Paris, chez Micolas Pépie , petit vol. in -12. Les journalistes de Trévoux louèrent cet essai , apparemment pour encourager fauteur ; et , en effet , Duval retoucha encore ce qu’il appelait sbn coup d’essai , et le fit reparaître avec de nouveaux cliangeinens , dès 1713, chez le libraire Nyon , sous le titre A’ Histoire du soulèvement des fanatiques dans les Cevennes. Les journalistes de Trévoux accordèrent encore des éloges à cet ouvrage , mais comme à une production nouvel le, duc à un nouvel auteur.

Le P. Lelong s’est évidemment trompé , en attribuant la première édition à Grimarest qui , en i7o8„#ivait déjà publié beaucoup d’ouvrages. Duval publia en 1715, un Nouveau Choi.v de pièces de poésies , 2 vol. petit in-8°, avec une préfacé assez longue et assez bien raisonnée , dans laquelle il présente des considérations sur la poésie en général et sur les vers français en particulier. L’éditeur a choisi les meilleures pièces qui avaient paru depuis plus de 20 ans. Parmi elles se trouve une ode de neuf strophes en vers de huit syllabes, intitulée ; Le vrai Dieu , par

Dkiiliz™; by tringle

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M. A rouet. On sait que c’est le nom (le famille de Voltaire: plusieurs morceaux de sa jeunesse sont signés de ce nom. L’Ode sur le vrai Dim , renferme un hommage éclatant à la Divinité de Jésus-Christ. M. Pitou , dans son voyage à Cayenne, raconte avoir appris de l’ahbé Thomas , chanoine de St. -Claude , qui était alors à Ferney, que cette Ode fut réimprimée en 1776, dans \'j4n- Tir'e liiléraire de Frcron. Cet abbé s’étant empressé d’en complimenter Voltaire, le malin vieillard lui répondit: « Cette pièce n’est pas de moi, mon ami , je n’ai jamais rien fait de bon pour cet horame-là. »

Je crois cependant que Dnval ne s’est pas trompé , en adoptant cette ode pour son recueil. Elle n’est pas indigne de la j/;unesse de Voltaire. Du reste, j’ai en vain cherché cette Ode dans Ÿ ^4nnce littéraire. On a encore de François Duval , des Lettres curieu.ses sur divers sujets. Paris, Nie. Pépie, 1725, 2 vol. in-12. Ces Lettres renferment différens morceaux de littérature et d’histoire, de la composition de l’auteur, ainsi que beaucoup de pièces de vers , soit latins , soit français ; les vers latins valent beaucoup mieux que les vers français. La plupart de ces lettres sont adressées à des hommes puissans ou à des hommes i^lèbrcs ; elles ne méritent pas xout-à-fait l’oubli où elles paraissenttombées ; c’est dans l’une d’elles que j’ai vu que Duval avait été l’é(liteur du Nouveau Choi.v de pièces de poésie ; il a redonné , à la fin du second volume, son histoire du soulèvement des fanatiques dans les Cevennes , sous le titre d’Essai historique sur la révolte des Ceven-

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nés. M. Court , père de M. deGébelin , dans la liste des principaux ouvrages dont il s’est servi pouf la composition de son Histoire des Camisards , cite V Histoire de la révolte des Cevennes , Paris, 1712, avec ces mots à la suite:

ouvrage aussi court qu’inexact.

11 eût peut-être jugé un peu plus favorablement la réimpression de 1713, si elle lui fût tombée sous la main. FrançoisDuvalétait arent du savant LrsiuDuraud, énçdictin.

•*'DUVAL-PYRAU( l’abbé), conseiller de la cour du landgravé et prince de liesse - Hombourg , membre de plusieurs académies et sociétés littéraires. Cet auteur a cc^ribué à répandre parmi les natflns étrangères les principes de tolérance et d’humanité qui ont été si solennellement proefàmés en Fiance, dans la dernière moitié du xviii' siècle. Je le croîs originaire du pays de Liège ; l’époque de sa mort ne m’est pas connue.

On a de lui :

I. jiccord de la religion et des ra/j^s, Francfort, 1775, in-8".

II. Catéchisme de. l'homme social , Francfort-siir-le-Mein , 1776 , iu-8" , traduit en allemand, la même année. L’auteur a t.\ché de réunir dans ce volume tout ce que les différens moralistes nous ont tracé des devoirs de rjiomnie en. société, envers Dieu , envers lui-même et envers ses semblables.

III. U Education virile, donnée en peinture par quatre tableaux inventés par M. Rivière, traduit de l’italien , 1777 , in-S".

W. Aristide, Yvenlon , 1777 , in-8”, traduit en allemand, Leip-

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sick, 1777, in-8". Dans cet ouvrage en prose , l’auteur mêle tour à tour l’iiistoire à la fiction ; on l’a jugé inférieur à Bélisaire , pour le style ; mais il lui est supérieur pour les grands traits de vertu et par la solidité des raisonnemens.

V. Agiaüs , Yverdun , 1778, in-8“. Ouvrage dans le même genre et du même mérite que le précédent.

VI. Journal et Anecdotes du voj nge du comte de Falkenstein en France, Francfort, 1777,

in-S” ; traduit en allemand la

meme annee.

VII. ^loge de Nicolas SahLgren , commandeur de l’ordre de Wasa , et directeur de la compagnie des Indes. Aux dépeM de l’auteur. Francfort-sur-le-Irein , i'j'78 , in-4“de46 pages. L’auteur a imité , d’une manière assez heureuse , dans ce morceau, la forme que Thomas a donnée à son Eloge de Marc-Aurèle. Ce n’est point en son nom qu'il fait le panégyrique du vertueux Sahlgren; c’est un Suédois qui le prononce aux Indes-Orientales , en présence d’un grand nombre de ses compatriotes et d’indiens qui l’interrompent quelquefois par leurs soupirs , ou*pour rendre témoignage à la vérité de scs récits.

VIII. Le Patriotisme, en action, ou Eloge historique de Jonas Alstromer , conseiller de la chambre royale de commerce de Suède ; etc. Berlin, 1784, iu-4"- Jonas Alstromer avait été l’ami intime et constant de Sahlgren. Il avait eu pour lui les boutés d’un père.^

DÜVERDIER ( Gilbert Saunieb, sieur du). Le Voyage de France, qui forme , djins la Biographie

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universelle , le premier article de la nombreuse nomenclature des ouvrages de ce trop fécond écrivain, est du jésuite Claude de Varenne , qui en a publié diverses éditions, depuis 1609 jusqu’en i65o environ , c’est-à-dire , probablement jusqu’à sa mort. Dans ces éditions , l’épître dédicatoire au fils du Roi de Dannemark est signée O.'D. V. , initiales du nom d’Olivier de Varennes , libraire, vendeur de l’ouvrage , et parent sans doute de l’auteur. En i655 , Duverdier a donné une nouvelle édition de l’ouvrage, revue et augmentée ; elle a été suivie de plusieurs autres.

♦ DÜVERNET(Th.J. ) , abbé , qui ne mérite point l’oubli dans lequel la Biographie universelle l’a laissé. Il publia , en 1781 , sous le voile de ranonyme , les Disputes deM. Guillaume ,\y<igAle\\e où il se moquait assez plaisamment de Linguet , de d’Ésprémenil , de l’abbé Sabatier , etc. Cette gaieté fit rire les Parisiens pendant quelques jours. Le gouvernement, qui n’était pas ménagé dans cette brochure , accorda à l’auteur les honneurs de la Bastille ; cette retraite , qui ne dura que trois semaines , lui donna- la singulière envie de dire son mot sur le ministère de M. de Maurepas , dont chaque opératio^ lui semblait une ineptie. Cette nouvelle imprudence fut punie d’une nouvelle détention à la Bastille. Après cinq mois de séjour dans cette prison , le ministre Araelot vint visiter le prisonnier , et lui annoncer sa délivrance. L’abbé Duvernet , croyant que c’était une raillerie qu’un supérieur se permettait envers un infortuné, dit

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au ministre de Louis XVI quelques dures vérités ; elles le lireiit rester sept mois de plus en prison. Ce fut pendant ceséjour que notre abbé rédigea une Vie de Voltaire ; lorsque l’ouvrage fut achevé , il* demanda sa liberté.

M. Lenoir la lui accorda; mais il emporta le manuscritde la de Voltaire. L’auteur le redemanda en vain pendant deuxans; il se lassa d’attendre , et en confia une copie informe à un libraire étranger , qui s’empressa de l’imprimer ; sans nom d’auteur et sans indication de lieu , I786,in-i2. Un autre le reproduisit sous la rubrique de Genève , 1 786 , 1 vol . grand in-8®. Quelqu’incomplet que fût l’ouvrage , les hardiesses dont il était parsemé , lui donnèrent une grande vogue ; les évêques en demandèrent justice au roi : Je ne veux point me mêler de cela , répondit Loui.s XVI au garde des sceaux , qui lui demandait vengeance au nom du clergé , .si Duvemet a tort, on doit le réjfuter, c'est l'office des évêques. En peu de mois , il se fit plusieurscontrefaçonsde l’onvrage. J’en possède en effet une édition datee de 1787 , in-8" , en petits caractères.

Bientôt l’on envoya à l’auteur, de toutes parts , des faits et des anecdotes sur Voltaire. Tout fut recueilli et classé- avec soin. Les événemensde la révolution ayant conduit l’abbé Duvernet dans une cellule de la maison des carmes , il occupa son loisir à la refonte de son ouvrage ; mais il mourut vers 1 796 , avant de l’avoir livré à l’impression. Le libraire Buisson publia cette édition refondue, en ‘797 > * in-8". La Vie privée

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de Voltaire s’y trouve après sa Vie publique , qui a reçu beaucoup d’améliorations.

Croira-t-on que l’auteur des Mémoires ecclésiastiques ait porté deux jugemens contradictoires sur celle Vie de Voltaire ; cela vient sans doute de la différence des caractères que présentent les éditions qui en ont été faites. Il attribue les unes au marquis de Villette, et les autres à l’abbé Duvernet. La première est, suivant ce grand critique , d’une violence d’expressions qui confond , ainsi que l’ouvrage de Condorcet ; mais les ouvrages de Luchetde Duvernet sont d’un genre moins passionné. Voyez le tome IV des'A/èmo/»s , pages 3q4 et

3c;5. M. P n’était pas encore

revenu de son erreur en 18^, lorsque M. Lepan publia sa Vie de Voltaire; il soutint aussi , dans Y Ami de la religion et du Roi, qu’il existait une Viede Voltaire, par le marquis de Villette. Un charitable ami lui ayant fait découvrir son erreur, il avoua son ancienne méprise dans un nouveau II" de soi^Joumal. On doit encore à l’abbe Duvernet une Histoire de la Sorbonne , Paris , Buisson , 1790,2 vol. in-8". Cet ouvrage est rempli d’inexactitudes.

DU VOISIN ( Jean - Baptiste ) , évêque de Nantes. Suivant la .£/ographie universelle , ce savant théologien a donné une traduction du Voyage de Mungo-Parck , et c’est la meilleure. Je veux bien' croire à l’existence de cette traduction , puisqu’elle est mentionnée aussi et louée dans un article fourni par M. de Villers , au Spectateur du Nord, du mois de mars

3oo EAN

1800; mais je voudrais que le Spectateur du Nord et la Biographie universelle eussent dit dans

EAN

^uel lieu et en quelle année avait été imprimée cette traduction de Mungo-Park.

♦ EANDI ( Jos.-Ant.-Fr.-Jér. ), professeur de physique expérimentale , mf'inl)re du collège de philosophie , littérature et beauxarts dans les classes de philosophie et de mathématiques de l’université , de l’académie des sciences et de la société d’agriculture de Turin , de l’institut de l’âcadémie des sciences de Bologne , de l’académie des beaux-art< de Pérugia , naquit à Saluces , le 12 octobre 1735, d’A#dré - Vfclérien Eandi , notaire ; et d’Antoinette Garetti. Dans le cours desesétu?des, je jeune Eandi aima la lecture avec passion. Ses humanités furent à peine terminées , qu’il vint à Turin’, pour concourir à une des places d’une école qn’onpourrait appeler normale, il surpassa.tellement les autres concurrens, qu’on lui adjugea une place, malgré un^faut de langue qu’il parvint , comme Démosthëne , à vaincre entièrement , à force de déclamer sur la rive du Pô. Le père Beccaria étant venu apporter le goût de la vraie physique, dans l’université de Turin , Eandi demanda et obtint la permission dépasser de la section de littérature dans celle de philosophie. Il fut nommé répétiteur de

géométrie à la fin de 1757. Le P.

eccaria , voyant les heureuses dispositions d’Eandi , le fit son

en 1761 , son examen de professeur en philosophie. Il resta à Turiii jusqu’à la Toussaint de 1770, qu’il devint professeur de pnilosophie et préfet des études à Savillan. M. Eandi avait embrassé l’état ecclésiastique ; ainsi ses études philosophiques ne durent pas lui faire négliger l’étude de la morale et celle de la reliion. Il se distingua comme préicateur, et publia un ouvrage intitulé : Ragioneereligione,(pi'i\ dédia à M. Valperga, évêque de Nice. Les journaux ecclésiastiques du temps louèrent beaucoupcette production.

Après six ans* d’exercice dans la chaire de philosophie de Savillan , Eandi tut nommé à Turin , le 5 novembre 1776, professeur substitut du célèbre P. Beccaria.

Ce ne fut qu’en 1 788 , qu’il obtint la place de ce maître si renomme ; mais il publia , dès 1782, ses Notices historiques sur les études du P. Beccaria. Il fit paraître , en 1783 , ses Memorie historiche , adressés à M. Balbe , hé- * ritierpar testament des manuscrits du restaurateur de la physique en Piémont. Cet ouvrage, rempli d’érudition , est écrit avec une grande pureté de style , et il est plutôt l’histoire du rétablissement des sciences exactes en Piémont , que l’histoire de Beccaria.

Le 21 décembre 1788, Eandi fut élu académicien. Il a lu àl’a-

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