FAB
ment sur l’éditioa^qui était l’objet mes recherches. Lorsque le hasard m’eut présenté l’édition de i^Si , j’y trouvai bientôt tous les caractères d’uue édition originale , et je ne fus pas longtemps sans me convaincre qu’on la devait au P. Fabre, de l’Oratoire, qui avait donné , trois ans auparavant , une traduction française de Phèdre , avec le texte latin et des notes bien plus détaillées. Il ne faut que compare^ ces deux Phèdres pour acquérir la même certijude. Singulière destinée de certains livres I Tous nos dictionn.aires historiques parlen# de la traduction de Phèdrqparle P. FabVe , qui n’a eu qu’une édition, et ils gardent le silcuce sur sa petite édition'de Phèdre , qui a été réimprimée plus de cent fois.
Il m’est bien agi'éable de pouvoir rendre ici , pour la première fois , un hommage public au laborieux P. Fabre , pour un' travail qui a été d’une utilité générale ; car parmi tous ceux qui ont aujourd’hui, en France, quelque connaissance du latin , il n’en est aucun qui, dans sa jeunesse n’ait eu , comme moi, dans ses mains, sans le savoir, l’édition de Phèdre avec les notes du P. Fabre.
Il y a peu d’auteurs plus difficiles à bien entendre que Phèdre, malgré sa belle latinité ; cela vient de ce que les manuscrits de cet auteur se sont trouvés très-fautifs. Depuis le P. Brotier , le P.
Desbillons a encore éclairci beaucoup l’affranchi d’Auguste. Je ne puis trop recommander l’édition dePhèdreque M. Adry a publiée sous ce tilre : Phœdrt Augiisti liberti fabularum œsopiarum libri qiiinque ; cum nolis et e.mvndationibits Fr. Jos. Desbillons , exejus