‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 281 sur 314 · II. Chronicon sive historiée Polorùcœ compendima descripiio · texte numérisé non relu

II. Chronicon sive historiée Polorùcœ compendima descripiio

Basileæ , i5;i , in-4'’. Dantisci , 1609 , 1647 » *0-4". C’est un bon abrégé de l’ouvrage de Martin Cromer 1, De origine et rebus gesiis Polonorum. Fr. Baudoin le traduisit en français ,,sans y mettre son nom , sous le titre A'IIisioirc des Rois et Princes de Pologne , Paris, 1573, in-4". Biaise de Vienère en fit aussi une traduction e son côté , et continua l’histoire jlisqu’à Henri de Valois ; son ouvrage est inti tulé s Les Chroniques et les Annales de Pologne , jusqu’à Henri de Valois. Paris , 1573 , in-4"

HÉRICOERT (d’), chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis , capitaine et premier aide-major dp régifueiit du Roi. On a de lui :

Élémens de l’Art rrmitaire , Pa-

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ris, 1787, I vol. Paris-, 1749» 2

vol. Paris, t’]52, 6 vol. in-12.

HÈRISSAIST ( Louis - Antoine- Piosper). Son Jardin des Curieux, ou Catalogue raisonné des Plantes les plus belles et les plus rares , n’a point paru , quoi qu’ën dise le Dictionnaire de M. Chaudon ; cet ouvrage n’était pas même entièrement achevé. On ignore toutà-faitce qu’est devenu le manuscrit, depuis la mort du médecin Coquereau , qui s’était chargé de le publier. La üiog. univ. s’cst donc trompée à l’article de ce dernier, lorsqu’elle l’a présenté comme ayant mis au jouf , en 1771 , le Jardin des Curieux.

HÉRISSANT (Loüis-Théodorf) , frère du précédent, Philologue français. Son meilleur ouvrage est intitulé : Principes de Sijrle , l‘ari| , 1779, in-i2. Ce sont des observations sur l’art d’écrire , recueilKes des^eilleurs auteurs ; l’auteui* les cotinaissait bien : la lecture de son ouvrage contribue à conserver et à perfectionner le goût. La Biog. univ. nè l’a point mentionné. On peut encore lui reprocher de n’avoir point cité les Observations du meme auteur sur la Littérature allemand^.

♦HÉROÜVILLE (Jeand’), professeur de seconde , au collège de la Marche , à Paris ; on a de Itti différentes pièces de vers latins , entre autres, la tradiittion de Y Horloge de sable , figure du monde , poëme du sieur de Caux, Aiteur des tragédies de Marius , de Lysimachus , etc. Cette pièce, avec la traduction du professeur d’Herouville , fut imprimée à Paris , en im4 > in"4"-' M.eCouturc, dans l’apfn'oiÿation , dit qu’il

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a lu cette traduction latine , et qu’il l’a trouvée digne de la réputation que l’auteur s’est acquise par d’autres ouvrages. L’abbé Saas a reproduit ces deux pièces dafis son Recueil de Fables latines et françaises •, Anvers (Rouen), i738,in-i2.

* HÉROUVILLE ( Astoine DE RICOUART , comte d’) , deClaye , né à Paris vers 1718, était fils de Jacques-Antoine Riconart , chevalier, marquis d'Hérouville,et de Marie-Gabrielle Nivelle de la Chaussée ; il embrassa l’état militaire et devint lieutenant-général des armées du roi etinspecteur général d’infanterie. Ses connaissances profondes dans l’art militaire , ne l’empécbèrent point de cultiver les lettres et Les sciences avec succès ; il a communiqué aux éditeurs de la grande Encyclopédie , des mémoires très-ÿ:urieux sur la minéralogie ; on lui doit aussi des mémoires sur le Colzat, laGarance, etc. Son prin-».

cipaj ouvrage est le Traité des Légions , qui porteje-nom damarécha^ de &xe, parce qu’il 41 été imprimé sans là participation de sou véritable auteur , sur une copie trUuvée parmi les papiers du maréchal de Saxe , ^ qui il avait été communiqué. Ce grand général dont les taieas eudirassaient toutes les parties de l’art militaire, et qui avait applaudi aux vues du comte d’Hérouville, l’engagea à lesdévelopper; quand l’ouvrage fat achevé , le vainqueur de Fontenoy y ajouta des remarques , et lui donna, sur la copie qui était restée entre ses mains, le titre de Traité de.s Légions. Son suffrage justifiait d’avance le- succès de ces me-

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moirfô dont'il existe beaucoup d’éditions. 'Le nom. du maréchal de Saxe ne se trouve plus sur le frontispice de la 4‘> qui a été revue ^ec soin sur un manuscrit.

( Paris , Prault , , petit

zn-ï2. ) Le comte d’Herouville s’était beaucoup occupé d’une Histoire, générale des guerres , comme on peut le voir dans la correspondance de Grimm ( 2* partie, t. 2, p. 43g et suiv.). Ce militaire distingue est mort en 1782, â^é de 69 ans environ. Il avait été question de lui pour le ministère sous LouisJCV , et il y serait parvenu sans un second mariage (ju’il contracta et qui fut considéré comme trop inégal.

HEUMANN ( Christophe -Auguste). Il faut regarder comme nulle et non avenue une note qui se lit dans la Biographie universelle relativeqaent à cet auteur.

On y repiyche aux bibliographes, une erreur , et l’erreur n’est que du côté de l’annotateur : voici ,1e fait.'Mylius a inséré dans son* supplément à la Bibliothcca anonjrmorum et pseudonjrmorum de Placcius, des corrections et des augmentations avec une eacellen* te dissertation qu’Henmann avait publiée en 17 1 1 , sous le titre de Schediasma de anon^miset pseudonjrmis. Il y a meme joint de bonnes observations; la note de la Biographie ferait croire que cette réimpression n’a pas eu lieu. ; - -

^IIEÜZET (Jean) , célèbre professeur de l’université de Paris.

Nous avions ignoré jusqu’à ce jopr quel lieu l'avait vu naître : une note manuscrite m’a appris le 18 février 1817 > que c’était la

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ville de Saint-Quentin. Cette note est conçue en ces termes : Ex do- ' no magistri Henzet San - Quintiani, et elle se trouve en tête d’un exemplaire de la i'* édition des Selectce è veteri testamento historiée, publiée en 1726. Ainsi , la patrie des Orner Talon, des Pierre Ramus , des Charles Gobinet , des frères Desjardins, serait aussi celle de Jean Heuzet.

C’est un nom devenu célèbre , à ajouter à ceux sur lesquels M. Louis Hordret , avocat , nous a laissé de curieux détails dans son Histoire abrégée de la ville de Saint-Quentin. Paris, 1781 ,in-8®.

Gaullyer nous apprend (i)que ■ce fut M. Bol lin qui plaça M. Heu* zet au collège de Beauvais ; aussi a-t-il montré dans dilTéren^ circonstance# un • attachemrat bien sincère à la personne de M. Heuzet , et une estime bien sentie pour son rare mérite. *

M. Heuzet quitta l’enseignement vers 1718 , car on lit , à la de quelques ouvrages publiés à cette é{MK|ue , des approbations qu’il a signées en qualité d’ancien professeur.

Une preuve du mérite éminem de M. Heuzet , c’est qu’il fut membre de cette Compagnie d’hommes habiles qui s’assem- ’bhiient au collège de Beauvais , pour expliquer les principales di£- ■ncultés de Tite-Live. Rollin et l’abbé d’Asfeld assistaient à ces conférences. Crevier remplissait les fonctions de secrétaire, ce qui nous a valu l’excellente édition de Tite-Live en 6 vol. in-4“ qui porte le nom de ce professeur, et .qui commenta à paraître en 1 78$.

■ C’est dans la beUe préface de cet

(i) Voy. Têrence , etc. a* part., p. 1 1 1 •

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important, ouvrage (page 58)’ que Crevier a rendu un si noble hommage aux connaissances et aux vertus deM. Heuzet ; ce morceau m’a paru mériter d’être rapporté ici dans son entier.

Après avoir rappelé les conférences dn collège de Beauvais, Oevicr ajoute :

Sed prœierire non possum vi~ >• rnm omnibus bonis doctisquf fle- »■ bilem , nobis \ dum exircmam » huic operi manum admowba- » mus , luctuosH morte ereptum , >• Jff. Joannem Heuzet , eruditio- « ne , di/iffentid , indefessd in » scrulandis , et ad liquidum j>er- >' ducendis rebus patientid memo- » rabilem : qui quidem rwstrd » preedicatigne non indiget , "^uiim suæ eum Litlerce et au- « rea opuscula , nfmirùm selec— » tæ ex V •teri Testamento , tum » ex profanis Scriptoribus hiuo— » riæ, et brèves in Curlium Sal- ” lustiurnquenotulœ, abimdhcom- >• mandent ; ex his ejus srriplis , « qute minime ambitiosus doctrj- « nœ ostentator studidsee Juventu— "Ils utilitnti devoverat , noinnt P erit omnibus qud ille antiquitn- >> tis notitid, qiitiin a cri et limato "judicio, qttàm solcrti in rebus » ordine disponendis prudetuiâ ’■ præditus Juerii ; nobit , quibus >> siiavtssimo illius cohvictu frui » datum est , eliam perspecins "fuit rnorum ejus condor et dignd litterarum ingenuitate siwpiici- >' tas , et nullis iinquàm intertur- » batœ nubeculis frontis animi- » que serenitas , etinmngnd gra- » vitale vitee comiîas jucundissi- » ma , et obvia volis amicorum » sedulitas, et orHnes denique, •> virilités qute qnimos hominum » devincire possunt , sincerd in •> Detirn pietate consecratæ. >■

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J’ai essayé de rendre ce morceau de la manière suivante :

« Mais je ne puis m’empêcherde » parler de M. Jean Ileujet , que >• tous les gens de bien , et tous les '• savans doivent regretter ; une i> triste mort tue l’a enlevé an » moment où je mettais la der- ■» nière main à ce travail ; il'^tait n connu par son érudition , par ■> son zèle, par la patieVice iné- » piiisable avec laquelle il s’atta- » chait à examiner et à éclaircir » toutes les difficultés : c’est en » vainque je lui donne ces louan- » ges; car son savoir et ses cxcel- » lens opuscules , le recoinraan- » dent assez .à l’estime publique;

» je veux parler de ses Histoires » choisies de V Ancien Testament » et des auteurs profanes, ainsique « de ses petites notes sur Quinle- » Curce et sur Salluste. Ces ou- » vrages qu’il a consacrés à l’uti- ” lité de la jeunesse, quoîqii’il ne >> cherchât nullement à CaVe os- » tentation de science, proiive- » ront à tout lef monde ^a pro- » fonde connaissance de l’anti- « quité, la netteté et la justesse » de sou jugement, son habileté ^ i> dans le choix et la -disposition » de sft matéfiaux. Pour moi qui » ai eu le bonheur d’habiter la n meme maison que lui ,j’ai aussi » admiré en lui l’innocence" des » mœurs , cette simplicité qui ac- » compagne si bien la culture des >> belles - lettres , cette sérénité « du %-isage et ce calme de l’amc >• qu’aucun nuage n’a jamais » troublée , cette aménité de ca- » raclèrc qu’il est si agréable de ■ rencontrer dans un genre de vie "»très-sérieiix, ces attentions obli- » géantes et empressées' pour ses «amis; enfin tontes les vertus i T> les plus capables d’attireê les

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w cœurs , couronnées par une sin> » cère piété envers Dieu. »

Louis XV accorda , le 6 août 1720, à sa fille aînée Tuniversité de Paris , un privilège de cinquante ans pour faire imprimer , par tels imprimeurs ou libraires qu’elle voudrait choisir , .les livres nécessaires pour ses classes , avec des notes ou sans notes , et spécialement une suite d'auteurs grecs et latins , eu entier ou en partie, avec des notes, et un index, afin d’en faciliter l’intelligence , le itout néanmoins sans préjudicier, en façon quelconque, à aucuns libraires ou imprimeurs du royaume , qui avaient ci-devant obtenu ou pourraient obtenir, dans la suite, des privilèges ou permissions d'imprimer les textes desdits auteurs , simplement ou avec des notes différentes de celles que l’université ferait ou ferait faire snr lesdits auteurs.

M. HeuErt fvait été choisi pour travailler aux éditions indiquées clans cet honorable privilège; car, dans le cours de la même année 3720 , il a publié une bonne édition de Ç)iunl-Curce. , k l’nsngé dos colleges de l’Université de Paris. L’année suivante, il fit paraître le recueil connu sous le nom de Conciones ; son Sallusle était préparé un au avant sa mort.

Ces trois ouvrages latins ne pr^ sentent qu’un essai de ce que M. Heuxet voulait faire pour répondre à la confiance dont l’hoiiorait l’université. Des auteurs grecs devaient suivre ; mais , vers l’année 172$ , M. Rolliti foui^ Tiit à M. Heuzet le plan de deux ouvrages, dont la*-jeuoesse avait besoin pour étudier avec fruit l’histoire sacrée et l’histoire pro-

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fane ; cet ntile conseil nous a valu les deux excellens recueils qui ont pour titre : l’un Seleclœ h Veieri Testamenlo, et l’autre, Selectœ è Profanis Scriptoribus historiœ. M. Heuzet fut enlevé à l’université et aux lettres le i4 février 1728, c’est-à-dire, peu de temps après la publication du Selectæ h Profanix. Il laissait «qe bibliothèque si bien Composée , qu’un de ses confrères necraignit pas de se char^r d’une pension viagère <fe 4^0 francs , pour en faire l’acquisition. Souhaitons avec Rollin (i) que l’exemple de l’nn et de l’autrfe avent neaucoup d’imitàteiirs parmi ceux qui se dévouent 1^ l’instruction de la jeunesse.

Voici l’ordre chronologique des ouvrages de M. Heuzet.

I. Quinti-Ciiriii Rtifi de Rebux Alexandri Magni hiMbriarunt libridecem ad usum xehélantm UniversiiatisParisiensix.Parisiis,Jac-

Sues Quillan , Lambert Coffin , et ean Desaint , 1720, petit in-i2 de XXI et 479 pages , sans l’mrfe.r qui en a 9. > • ff'.)

Les notes qni enrichissentc^tte édition réimprimée plusieurs fois, tirées principalement du Quinte- Curce, ad ustxm Delphini , sont courtes, mais très- nombreuses.

L’éditeur, 'sous le nom des libraires , dans un Avis de deux pages, écrit eik beau latin, annonce ce qu’il a fait pour procurer à la jeuffcsse une édition de Quinte-Curce qni lui fût véritablement utile pour la Correction du texte et l’explication des passages les plus difficiles. On trouve à la fin du volume le pri-

(i) Tnité des Études, f. IV, p. 646, cdil. de-ijaSi *■

Di^ I ccvJ uÿ CjOOgk

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vilége du roi , que j’ai analysé.

La petite édition de Qiiinte- Curce qui , depuis 1770, a remplacé dans les classes celle de l’Université , porte le nom de l’abbé J'alarl ; mais elle ne présente guèresque les notes de M. Heuzet, réduites à un petit nombre. On y trouve aussi le même index.

L’abbé Valart, quoique très-instruit, ne se faisait aucun scrupule d’emprunter à ses devanciers sans les nommer. C’est ainsi qu’on lit dans son éditton d’Iicv race beaucoup de remarques tirées d’une lettre au célèbreMarkland.

II. Orationes ex Sallustii, Curüi et Taciti historiis collectœ ad usum scholarum Universilatis Parisiensis. Parisiis ,Qui\\au , etc., i72i,in-i2. L’éditeur , dans un court , mais judicieux avertissement, rappelle le Quinte-Curce publié l’année précédente. Quoique Crevier ne parle pas de ce recueil, on en est certainement redevable à M. Heuzet , puisqu’on V trouve des notes qui ressemblent textuellement à celles du Quinte-Curce cité dans l’article précédent, et du Salluste dont il sera parlé ci-après.

Dès 1542, le Bénédictin Joachim Perionius, avait présenté aux amateurs , avec des notes , cent quatre-vingt-treize discours tirés de Tite-Live. En 1^0 , le célèbre imprimeur Henri Etienne avait ajouté, aux discours tirés de l’histoirien rtkmain, les plus belles harangues d’autres historiens grecs et latins. Ces collections avaient été bien accueillies ; les harangues choisies des auteurs latins parurent surtout devoir être adoptées dans la Belgique et en Allemagne pour l’instruction de la jeunesse. L’édition qu’en donna

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vers 1570, Job Veratius , futsouvent reproduite à Paris eten Hollande dans le dix-septième siècle.

Au commencement du dix-huitième, l’université d« Paris crut devoir adopter ces beaux modèles de l’ancienne éloquence , et elle chargea M. Heuzet de les revoir avec tout le soin dont il était capable. L’estimable éditeur a refait presque tous les sommaires , et revu les textes sur les meilleures éditions qui existaient alors de Salluste , de Tite-Live , de Tacite et de Quinte-Curce, Cette nouvelle édition des Conciones a eu le plus brillant succès. Elle fit presque oublier les anciennes, et on la réimprime encore tous les jours. Quelques-unsdes nouveaux éditeurs ont introduit des changemens , sans en prévenir , dans l’Avertissement de M. Heuzet ; d’autres l’ont totalement supprimé. On doit louer au moins ces derniers d’avoir ajouté à leur édition une table générale et alphabétique des discours. Tel est i’avai|^age que présente l’édition stéréotypée , d’après le procédé de M. Erhann. Paris, 1810, vol. in-i2.

III. SelectæèveleriTeslamento historiée ad usum eorum qui lingute latineerudimentis imOuntur.

Parisiis , Jac. Etienne, i’]26, 2 parties in- 12. Traduit en français par unanonyme; Paris, 1764, petit in-12. Ce recueil jouitd’une grande estime ; mais il n’a pas paru d’une utilité aussi générale que le suivant.

■ IX. Selectæ è^rnjdnis Scriptoribus historiée , quibus admista sunt varia honestè vivendi preecepta ex scriptoribus iisdem deprompta. Parisiis, Jac. Etienne, 1727 , 2 parties in-i2.

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Une première édition ne satisfait jamais un auteur d’un goût sévère; M. Heuzet se préparait à perfectionner cet ûuvrage ; la mort le surprit tu milieu de ce travail. Les libraires ont pourtant fait usage de scs corrections d’après les avis du sage Rollin , dans la seconde édition qu’ils firent paraître en 1739; la troisième édition , publiée en 1732, reçut encore des améliorations.

Les auteurs latins sont réduits dans ce recueil à un style plus clair; et on n’y trouve point de raisonnemens obscurs qui supposent une profonde connaissance de l’anciennepjiilosopj^ie. Des modifications aus'si sages ontdéplu à c^uelaues auteurs. Le proîpsseur Gaullyer les critique amèrement dans son Tér^ce, Cicéron , etc. ,

i'ustifiés contre la censure de M.

lollin (i). Suivant ce professeur , desextraitstels queceux dont il s’a- .git, oii les textes originaux, sous prétexte de plus grande clarté, sont abrégés , dérangés , changés , affaiblis , altérés de quelque manière que ce puisse êtTajhe peuvent être aussi propres à tormer les jeunes gens à la pureté et à l’élégance du latin, que les originaux même lus en natureetdans toute leur pureté.

Un professeur de Leipsick , nomme Jean-Ëchard .Kappius , a été plus loin que Gauliver. Dès l’annee 1728, il a rétabfi , dans une réimpression du Selectce è profanis , les passages des auteurs tels qu’ils se trouvent dans les originaux ; il reproduisit son édition, en 1734, avec des améliorations, sous ce titre: Selectce è

(0 Voy. Térence, a* partie pag. 71 rtsuir.

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profanis Scriploribiis hisioriæ , quitus ddmista sunt varia hoifCsiè vivendi præpepta ex iisdemscriptoribus depromta , in usum juventutis schoiasticœ , adlatini sernwnis castilatem et ad morum suavitalr-m manuducendee. Secunda edilio Lipsiensis , ad Parisieiisem repetita , ità tamen ut loci auciorum preepostero consilio in hâcvclimntuiati vel decerpli^^stituti accuratiusque citati fj^ermt.

Accessit huic alleri ediliont index rerum memorabilium. Lipsice , fj'alierus , 1734 , in-12 de' 48o p. , sans l’index qui en a 33.' CetH édition a encore été réimprimée en 1765 , en 1777 , et en 1784, dans le format in-8“, par les soins de J. Frédéric Fischer, élève de Kappius. Ces éditions sont recherchées par les amateurs de l’ancienne latinité; mais le travail de M. Heuzet n’en est pas mpins utile à la jeunesse.

A Paris et à Londres, on réimprime le Selectce è Profanis , tel qu’il est socti des mains de son auteur ; quelquefois on y fait d’utiles' additions : telle est la Table historique des Personnages cités dans oet ouvrage , composée par M. Bérard , ancien censeur des études au Lycée de Poitiers, pour l’édition publiée à Paris , en i8o5, par le libraire Merlin. Cette table renferme io4 pages. ^

. En 1752 et en 1754, le sieur Charles Sinlon , maître-ès-arts en l’université de Paris, fit paraître une traduction- française du Seleclœ è Profanis , avec des notes morales et historiques , tirées en grande partie de VUistoire de France , 3 vol. in—12. Le but du traducteur était louable, mais il rendit l’ouvrage trop volumineux

by Gouglc

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pour la jeunesse ; d’ailleurs , la traduction en elle-même est trèsimparfaite et mal écrite. On l’a cependant jointe au texte latin , à Bâle ou à Lyon , en 1775 et années suivantes ; 2 vol. in-12. M.

Barrett a donné une meilleure traduction du recueil de M. Heuzet, Paris, Barbou, 1781,1^12.

Le libraire de Paris qui , dans ces derniers temps , a réimprimé le SelÊctte è Profanis , avec une tradul^ion française, a eu tort de mettre sur le frontispice le nom de M. Barrett," puisque la traduc-

JBn qu’il a reproduite est celle e Simon:

P". C. Crispi Sallustii Opéra quœ exstftnt >, ad usum scholarum Universilatis Parisiensis. Parisiis, Desaint , 1729, petit in-12, réimprimé plusieurs fois, notamment en 1767 , chez Paul-Denis Brocas.

La Prçface qui se lit en tête de ce. volume , contient une notice pleine d’érudition sur la vie et les ouvrages deSalluste.L^snotesont, en , général , plus d’étendue et d’importance que celles du Quinte-Curce. Elles sont tout-à-fait dignes de l’auteur Selecue è Profanis. Le Journal des Savons rendit à l’éditeur une pleine justice., lorsqu’il dit, «n 1731, que ces notes étaient courtes, faciles, sensées et proportionnées à l’intelligence^s jeunes écoliers pour qui elles louent faites. Le volume est terminé par deux index , l’un de choses , l’autre de mats.

On voit à la suite dû privilège du roi , que l’université de Paris a cédé ce privilège à Jeap Desaint, le premier octobre de l’année i727.'Ladçrnière maladie de l’éditeur aura probablement occasiqnné le retard de.rimpre$->

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