JOL
d’imprimer cet ouvrage , sous prétexte que l’auteur censuré était l’objet du mépris public.
lY. De nouveaux Mémoires eThisioire , de critiqiie et de littérature , pour servir de continuation à ceux deM. l’abbé d’Artigny. L’auteur devait insérer dans ce recueil des manuscrits qui lui .avaient coûté plus de deux mille écus , des dissertations, remarques et extraits de sa composition ; travail de plus de 3o années. Mécontent de la modicité des honoraires
?;ue les libraires de Paris lui ofrirent , en 1777 , pour l’impression des deux premiers volumes de cette collection, l’auteur garda son manuscrit. Il est à craindre que toutes ces recherches ne soient perdues pour le public; car feu M. Lesenevin m’écrivait de Dijon , en 1809, qu’il ne restait personne dans cette ville qui eût été dans l’intimité de l’aboé Joly , ou qui eût partagé ses goûts.
t JOLY DE FLEURY (Jean- Omer) , né àParis en janvier 1700, fils de Joseph-Omer Joly de Fleury , avocat-général au parlement de Paris , embrassa l’etat ecclésiastique , et devint chanoine de l’Eglise de Paris dès 1724’ 3i>bé d’Âumale en 172g, et de Chezy en 1731 ; il mourut le 27 novembre 1755. Cet abbé fut intimement lié avec le docteur de la Chambre ; il a eu part à son Traité de la véritable religion , au moins pour la recherche des autorités ; il contribua de sa bourse à l’impression de plusieurs écrits du même auteur en faveqr du formulaire et de la bulle Unigenitus. C’est lui qui a publié , 1° en 1738, les Sermons nu P. Jérôme
(Cl. Geoffrin) , 5 vol. in-12. 2® en 1746, le volume in-12, intitulé :
la Science du salut , ou Principes solides sur les devoirs les plus importans de la religion , tirés des Essais de morale de Nicole. Les Nouvelles ecclésiastiques ont accusé l’auteur d’y avoir altéré , en
Rlusieurs endroits , la doctrine de icole. Le libraire Vincent , dans ses Catalogues de 1772 à 1776, annonce, sous le nom de r.nbbé Fleury ; Paraphrase et explication, de V Ancien-Testament y 1754, 4 in-12; 2“ des Psau-
mes , 1755, 1 gros vol. in-12; 3“ Des quatre Evangiles, 1754»
4 vol. in-12. Les auteurs de la France littéraire de 1769 ont attribué ces trois articles à l’abbé Mignot, qui, vers leraéme temps, fit imprimer, chez le même Vincent , différons ouvrages relatifs au droit ecclésiastique. L’abbé de Fleury fit paraître , en 1754 , ^Abrégé de philosophie de l’abbé de la Chambre , avec une notice sur la vie de l’auteur. L’abbé Goujet nous apprend encore que l’abbé Joly fit imprimer une dissertation sur les censures in globo , mais qu’il en retira les exemplaires. On trouve un extrait critique de ' cette dissertation , par l’abbé Goujet lui-même, dans la Bibliothèque française de Du Sauzet.
{Catal. manusc. de l’abbé Goujet. Diction, de la noblesse , etc. )
JON AS, évêque d’Orléans, mort en 841 , omis par la Biogr.
universelle. Il est auteur de deux ouvrages , dont les traductions ont été annoncées , d’une manière fort inexacte, par M. Chaudon . Le premieroiivragea pour titre en français : Morale chrétienne fondée sur
l’Ecriture, etexpliquée parles SS.
PP. , trad. du latin , parD. Mege.
Paris , 1661 , in-i 2. Le second est intitulé : Instructiondi un roi chrétien, traduite en français par le sieur Desmares. Paris, 1662, in-12.
II est très- vraisemblable ^ue ce dernier traducteur est celui à qui l’on doit aussi des traductions de Salluste et d’Appien.
♦ JONCOURT (Pierre de), Français d’origine , réfugié en Hollande quelques années avant la révocation de l’édit de Nantes , devint un des plus célèbres prédicateurs deHojlande. Après avoir été pendant long-temps ministre de réglise wallonne de La Haye, il mourut dans cette place vers 1725. On a de lui plusieurs ouvrages ; les principaux sont :
I. Lettres critiques sur divers sujets importuns de FEcriture- Sainte.’ kmsteriaxa, 1705, in-12.
H. Entretiens sur les différentes méthodes d’expliquer FÉcriture et de prêcher de ceux qu’on af^elle Coccéiens et Voétiens dans les Provinces- Unies. Amsterd., 1707, in-12.
Les coccéiens répondirent à l’auteur par un écrit intitulé :
Jtisijficaiion de feu M. Coccéius et de sa doctrine. De Joncourt répliqua par de Nouveaux Entretiens, in-12. Un second écrit des coccéiens contre M. de Joncourt , porte ce titre : Le chef des moqueurs démasqué , par Néopbile l’Aléthée. LaHaye, I707,in-i2. Ce qui occasionna une lettre de M. de JoncourtauxéglisesfEallopnesdes Pays-Bas. La Haye , 1708 , in-12.
On a encore de cet auteur :
T. Quatre Lettres sur les jeux de hasard , et une cinquième sur Y usage de se faire céler pour évi-
ter une visite incommode. 1714»
in-12. Dans la 2* et la 3® lettre , l’auteur fait l’examen du Traité des jeux de hasard , par la Placette , et de l’apologie de ces jeux par Barbeyrac.
II. Nouvelle lettre sur les jeux de hasard , pour servir de réplique à la défense de M. de la Placette, 1714» in-12.
La Placette , dans de nouvelles réflexions, réfuta tous les raisonnemens de M. de Joncourt.
III. Entretiens sur F état présent de la religion en France ; où l’on traite amplement de F autorité des papes et de ses fondemens, etc. ; par feu M. de Joncourt. LaHaye , 1725, in-12.
JONCOURT (Elie de), né à La Haye vers 1700, et mort dans la même ville vers 1770, fut longtemps pasteur et professeur de philosophie à Bolduc ; on lui doit beaucoup de traductions estimées ; les principales sont :
I. Traité de la providence. , traduit de l’anglais de G. Sherlock^ LaHaye, 1721 , in-8°.
II. Préservatif contre le papisme, traduit de l’anglais de G. Sherlock. LaHaye, 1721,10-8®.
Saurin fait l’éloge de cet ouvrage et de cette traduction , dans son Etat présent du christianisme , première partie.
III. Sermons sur divers textes importuns de F Ecriture-Sainte , traduits de l’anglais de G. Sherlock. La Haye, 1723, 2 vol. in-8®.
IV. Sermons sur la mort et sur le jugement , traduit de l’anglais de feu M. Lucas. LaHaye, 1725, in-8°. Utrecht, 1734, in-8°.