‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 301 sur 314 · XIII. OEuvres dwerses. La Haye, 1764, 2 vol. petit in · texte numérisé non relu

XIII. OEuvres dwerses. La Haye, 1764, 2 vol. petit in

Ou y trouve des morceaux de la composition de l’auteur, et d’autres traduits, soit de l’anglais, soit du hollandais.

M. de.foucourta été l’éditeur et eu partie le traducteur des OEuvres div-rsesAe Pope , traduites en français.’ .Amsterdam , 1764 <

7 vol. in-12. Dès 1729, il avaitcoopéré à la reprise du Journal littéraire par S’Gravcsande ,

Pr. Marchand et autres. Il coopéra aussi en 1742 à la traduction de Y Hi.stoire universelle publiée en anglais. Il a eu part k la traduction du Livre de Job , publié en latin par, Schultens. Leyde, *748, in-'i°.

M. de Jonconrt a publié en latin , et traduit lui-même ensuite en français, un Traité sur la nature et les principaux usages de la plus simple espèce de nombres trigonaux. La Haye, 1762, in-4“-

Il y avait à Paris , eu 1754 , un professeurde langues étrangères, du nom de Joncoqrt , et dont on a un Essai sur la différence du nombre des hommes, traduit de l’anglais de Wallace , in-8® et in-12.

( France littéraire de Formey, divers Catalogues. )

♦.TORD AN (Ct.AüDEjdit deColombier), journaliste et voyageur, vers la finduxvii'siècleetaiicomtnencement du xviii' ; ayant séjourné 12 à i3 ans dans les pays étrangers, il en employa une partie à voyager, et l’autre dans l’exercice d’une fonction qui le mit à même de faire plusieurs remarques curieuses et exactes touchant la religion , les coutumes, les mœurs et les forces de diverses nations. En 1686, il était libraire à Levde, et il y publia , sous le titre A’ Histoire abrégée de l’Europe ou. 5\’o\. in-i8),une espèce de journal politique , rédigé par Jacq. Bernard. Quelq’ucs années après, il se retira avec une pension du roi de France dans un Voilage du Barrois. Ce fut là qu’il rédigea les observations qu’il ai’ait faites dans ses voyages ; et y ajoutant les mémoires laissés en manuscrit par uu de ses amis.

il publia le tout en huit vol.

in-i2, sous le litre de dorages historiques de l’Europe , depuis j6q2 jusqu’en iroo. Cet ouvrage, dédié au roi, fut accueilli trèsfavorablement, et il s’en fit plusieurs éditions , tant en France que dans les pays étrangers.

Claude Jordan fit imprimer à Luxembourg, en'juillet 170^ , le premier n° du journal intitulé :

C/e/' du Cabinet des souverains.

C’est ce journal qui a été ensuite imprime à Verdun , ce qui l’a fait nommer assez généralement et pendant long- temps Journal de T^erdun. Sur la fin de 1716 , Claude Jordan prit des arrangemens avec Ganeau ,• libraire de Paris , pour l’impression et la ilistribution de ce journal, et il l’a rédigé jusqu’en 1727. époque oh son grand ;1ge cf ses infirmités l’empêchèrent de continuer ce pénijjle travail La Clef du Cabinet fut accueillie avec tant de faveur, que l’auteur entreprit d’y joindre un supplément qui comprît, en 2 volumes, tout ce qiii s’était passé depuis la paix de Riswick, conclue au mois de décembre 1697, jusqu’au mois de juillet 1704. Ce supplément parut à Verdun en 17 13, en deux vol. , dans le même format, et d’après le plan que l’auteur avait suivi avec succès pourson journ. Ou lit, sur le frontispice, les lettres initiales derauteur, fi. J. ,et lesmêmes lettres se lisent sur le frontispice du journal lui-même, depuis 1717 jusqu’en 1746, quoique, depuis 1727, M. Jordan eiil été remplacé successivern. par MM. de la Parre et d’Egly. Il y a lieu de s’étonner que Dreux au Radier, dans la préface de la Table générale du journal de Terdun , en ait nonv-

mé le premier auteur Philippe Jordan de Durand. Outre les lettres initiales du frontispice, nn article du mois de février 1715, prouve , sans réplique , que lepreinier auteur se nommait Claude Jordan, connu par ses hist.

de fEurope. Fin effet , le rédacteur du journal y relève uneméprise de Prosper Marchand , qui, dans son édition des Lettres de Bayle , le présentait comme auteur de Vnistnire abrégée de l’Europe, dont il n’av’ait été que le débitant. Il adopte d’aiU leurs pour siens, les autres onvr.nges dont Prosper Marchand le cite pour auteur. Or, on voit parmi ceux-ci les T'ej-as;es historiques de l’Europe. L’auteur du journal ajoute que Prosper Marchand a omis quelques ouvrages qui pourront venir à sa connaissance par les suites. Peut-être veut-il parler de quelques journaux politiques qu’il rédigea en Hollande, suivant les auteurs du journal de Soleiirc; pour moi, je ne connaisqii’rtn ouvrage qui appartient encore à Claude Jordan c’est celui qui a pour titre :

Choix des Itons mots , ou Pensées des gens d’esjirit sur toute sorte de sujets. .Amsterdam, 170C), in-i2. L’EpîIredédicatoire, au fils aîné du duc de Lorraine, est signée Claude .lordan. Les bons mots sont rangés par ordre alphabétique. Il existe une nouvelle édition de cet ouvrage avec beaucoup d’augmentations , iniprimee à .4msterdam en 171!', chez le fils de Clandc Jord.m (i), in-8°, de ba première n’en

avait que 280. L’auteur du Jour-

(i) Voy. Uist. crit. ds la République des Ltttns, tom. la, pag. 4a8-

nal de Verdun a rendu com{>te de ces deux éditions , de manière à faire voir très-clairement qu’il s’agissait d’un ouvrage de sa composition. 11 n’a pas manqué d’observer que ce Choix de bons mots se trouvait dans tous les lieux où se débitait le Journal de Verdun.

Voy. juillet 170g, pages 73-74, et août 1716, p. io3.

.. Les' auteurs du Journal littéraire de Soleure, 1706, in-8“ , disent, à la vérité (p. 4*3), que M. Jordan le voyageur désavoue, pour sa production , la Clef du Cabinet des princes, qui paraît tous les mois mais , à cette époue, M. Jordan avait peut-être e bons motifs pour ne pas avouer cet ouvrage. 11 est à remarquer que les auteurs du même Journal le lui avaient attribué, à la p. 78.

J. Masson , dans le t. xi de YHist.

t^fit- de la république des lettres , désigne positivement Claude Jordan comme l’auteur du Choix de bons mots et du Journal de Verdun. M. Dreux du Radier s’élevait donc contre la notoriété publique , lorsqu’il désigna cet 'tuteur sous le nom de Philippe Jordande Durand. 11 eût dû citer des faits positifs à l’appui de son assertion. Les continuateurs du P. le Long ont aussi attribué à Claude Jordan la rédaction du Journal de Verdun. Au reste, Dreux du Radier reconnaissait lui-meme Claude Jordan pour auteur du puis-

qu’il le cite comme tel dans la table , aux mots Journal de Verdun et Journaliste. 11 devait encore le citer pour l’article relatif aux Lettres de Bayle, et pour son Choix de bons mots.

JOÜBERT (Laurent). La Biogr.

JOU

uniu. dit que les Annolhtionrsur l’orthographe deM. Joubert, insérées à la fin du Traité du ris , sont de Christophe de Beauchatel , neveu de V auteur ; il fallait mettre oncle de fauteur, suivant M. Amoreux , dans sa très-curieuse Notice historique et bibliographique , sur la vie. et les ouvrages de Laurent Joubert, avec le.

portrait de. ce célèbre médecin, Montpellier, i8i4,in-8“de 142p.

Puisque l’occasion s’en présente,:

je relèverai unemépriseéchappée à l’estimable M. Amoreux. 11 attribue ( voy. p. 29 ) à Horace , le vers souvent cité :

Oman res ipsa negat , contenta doceri.

Il est de MJnilius. '

J avais lu , il y a quelques années , dans un ouvrage imprimé à Rome , au ciimmencement du XVII* siècle , que cet autre vers Pro capta lectoris habent suajata libelii

était du même Manilius. Un de mes amis , très-versé dans les littératures grecque, latine et française, m’a fait remarquer que ce vers était du grammairien Terentianiis Maurus , dans son poème de syllabis. Je me suis assuré de la vérité de cette indication.

' Je profiterai de la circonstance

ftour rappeler aux amateurs de a poésie latine , qu’un troisième vers , aussi souvent cité que les deux précédons :

Incidis in scyllam cupiens vitare carybdim,

a pour auteur Gaultier de Lille, dans son Alexandriade. Voy.

l’Analyse de ce poème , parQuerlon , dans l’Année littéraire de Fréron, i75q|, t.6,pag.3i3etsuiv., Un quatrième vers, que tout le moude connaît, et l’on a

• i >■.. CjOO*^k

JOU

cherché en 'vain dans les classiues anciens, est celui qui sert 'épigraphe aux nouvelles éditions de \' Abrésfi chronologique du président Ilcnault :

Irulnclidiscant,et ament nu-minisseperiti.

Le président Héuault l’a composé lui -même d’après les vers •jSget dans sonÆssn/

sur la critique. Voy. la Préface de la 3” édition de Y Abrogé chronologique. Paris , 1749» in-4°-

JOUBERT (François), prêtre de Montpellier, mort en 1763, auteur de huit ou dix ouvrages sur l’Ecriture-Sainte , a un assez bon article dans le Dictionnaire deM. Cliaudon. Il a été laissé dans l’oubli par la Biogr. univ.

JOUIN (Nicolas), banquier à Paris , mort en 1757, omis par la Biogr. univ. Il est auteur des fameuses Sarcelades , satires en vers*, en faveur des disciples de Jansénius : on le regarde aussi comme le véritable auteur du attribué à Il l’a reproduit en effet dans la collection des Sarcelade.f , en disant qu’il le donne plus exact <|ue dans toutes les éditions précédentes. C’est donc , pour ainsi dire , une édition avouée etreconnuepar l’auteur.

JOURDAN ( JeÂn-Baptiste) , littérateur français, natif de Mar-, seille ; la Biogr. univ. a confondu la traduction qu’il a donnée, en 1748, des Amours d’Abrocome et d' Anthia , de Xénophon le jeune , avec la traduction anonyme du même ouvrage, publiée en Hollande sous le titre de Paris , en 1736, et avec le titre dY Ephésiaques.

Philotanus , poëme l’abbé de Grecourt.'

JOU 475

JOÜVANCY (LE P.). L’abbé Goujet a inséré dans le Dictionnaire de Moréri, sur ce jésuite célèbre, un très-bon article rédigé sur les Mémoires A\i savant P. Oudin ; mais il n’a pas donné assez de dét.iüs sur les éditions d’Horace , publiées par le P. Jouvancy, et

Îiii ont été si utiles h la jeunesse.

e fut à Tours , en 1688 , que parut 1.1 première édition A' Horace, avec les notes du P. Jouvancy.

L’édition de Rome, 1702 ou 1703, contient des augmentations , et c’.est cette édition qui a été' souvent reproduite à Rouen , à Paris et ailleurs ; les notes qu’elle renferme, sont excellentes et facilitent beaucoup à la jeunesse l’intelligence de l’auteur. On ne peut pas faire le meme éloge d’un autre Horace du P. Jouvancy , qui a été souvent réimprimé q Pans , depuis 1710 environ, chez Robustel et les frères Barbou. Les notes en sontbeaucoup plus historiques que grammaticales; par conséquent elles sont moins utiles à la jeunesse. La différence de ces deux éditions , vient de ce que les secondes notes sont tirées ne l’édition A' Horace , publiée à par le P. Jouvancy , en i6g& cum perpetuA interpretatior^^^t vol. in-i2. Celte interprétation aidant beaucoup à l’intelligence du texte , le P. Jouvancy n\ dû s’attacher, dans les notes, ([u’à l’explication des choses qui concernaient l’histoire ou la mythologie. Il n’est donc pas étonnant

3ue YHorace du P. Jouvancy , épouillé de l’interprétation continue , ne présente plni à la jeunesse le secours qu’elle trouve dans l’édition de Rome, ou dans celles qui lui Ressemblent. La supériorité de ces dernières est si

Page 1