‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 70 sur 314 · BES · texte numérisé non relu

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qu’il dit dans scs observations sur rhymiv du roi Henri II, et sur celui de Zetlies et de Calais , oii il renvoyé le lecteur à ce qu’il a remarqué surla Franciade , et dans sa préface des Odes de Ronsard ; d’ailleurs je garde dans mon cabinet deux lettres de la main pro-

fire de Buoii son libraire, par ’une desquelles il le remercie de son commentaire sur les trois premiers livres des Odes, et le supplie de lui envoyer le reste, avec ce qu’il avait fait sur les hymnes , sur la Franciade et sur les autres poèmes, ajoutant que MM. les présidons de Thou , et Gallandius, l’intime ami de M.

de .Ronsard , en avaient porté un j ugement très-avantageux ét trèséqiiitable; avec tout cela, ceà commentaires ne se trouvent point et/e ne crois pas que jamais ils aient été pulfliés , ou ils ont été bien cachés; ce qui me 'persuaderait volontiersque NicolasRichelet , son docte rival dans le même dessein, les aurait fait supprimer pour y substituer les siens en leur place ; car il me souvient que m’entretenant un jour avec lui des Commentaires de Besly sur les hymnes de Ronsard , il me dégoûta de telle sorte de leur lecture, que j’en conçus dès-lors une grande aversion, que j’ai pourtant corrigée avec le temps , et par la raison même. »

* BESNIER, médecin, a publié \e Jardinier botaniste. Paris, ino5, in-i2. Le butde l’auteur est d’enseigner la manière de cultiver toutes sortes de plantes, fleurs, arbres et arbrisseaux; il indique en même temps les usages auxquels on peut les employer dans la médçGÎoe. On lui doit aussi U

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Nouvelle maison rustiq’/e , donnée ci-devant au public par le sieur Liger. Troisième édition revue, corrigée, augmentée et mise en meilleur ordre. Paris, Prudliomme, 1721 , 2 vol. in-4“. La G* édition parut en 1749» chez Saugrain; la neuvième édition est de 17G8. M. de la Bretonnerie rédigea en 17^0 la onzième édition de cette utile compilation.

t BESOMBES DE S. GENIES ( Pierre-Locis de) naquit à Cahors , sur la paroisse de Saint- Pierre , le 9 novembre 1719. On le confia dès l’êge le plus tendre à M. Baudus, grand-vicaire et chanoine de Cahors, qui faisait sou bonheur de consacrer ses soins à la jeunesse. Le jeune Bcsoiubes se distingua dans toutes ses classes, à i4 ans et ([uelques mois , il soutint des thèses de philosophie , avec une dignité qui donna de lui les plus bmles espérances. Il prit ensuite des leçons eu théologie et en droit. Lepublic rendit hommage à ses talens par l’applaudissement universel qu’il donna à des thèses générales qu’il soutint pendant trois jours. Bientôt on aperçut en lui un changement assez remarquable ; il se relâcha insensiblement des principes de piété dont il avait été imbu de bonne.heure: il éprouvait cependant des combats assez vio-* leus ; pendant quelques jours il voulut se faire capucin, mais ses parens le décidèrent à se marier.

En 1750 , il fut reçu conseiller à la cour des aides de Montauban.

L’amour des lettres s’empara de lui presque exclusivement ; il ap-

Frit le^j^rec , déjà il connaissait anglais, l’italien, l’hébreu; llojuère devint son auteur favori. Ce

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fut dans f es circonstances qu’il se dérangea entièrement. On le vit tout-à-coup donner dans les plus grands excès, il tenait des propos vagues contre la religion et ses ministres; une maladie le rappela à ses anciens sentimens , et il donna l’exemple 'de toutes les vertus jusqu’à sa mort. Il existe une seconde traduction de son Transitiis artimœ, etc. , par le P. Brunet Lazariste, sousle titre : Le triomphe de V Homme-Dieu , etc. Poitiers, 1792, 2 vol. in- 12. Voy. le volume intitulé: Vie de M. P. L.

Besombes de S. Genies. Paris, chez Cli. P. Berton ( ou plutôt, Montaubanou Caliors ), sans date , petit in-8" de 270 pag.

BETTINI (.Antoine), né à Sienne, en iSgfi, entra chez les • jésuates de St. -Jérôme en i43g, fut élu , en 1^61 , évêque de Fo- » ligno , ou il établit nn Mont-de- Piété , et fit d’autres bonnes œuvres. Etant avancé en âge, il remit sou évêché et se retira dans son couvent de Sienne , ou il niourutsaintentent le 22 octobre 1487; son Monte santo di Dio , où il est nommé Antonio da Siena, sans le surnom de Bettini, Florence , Nicolo di Lorenzo délia Magna, i477 , in-4° , grand format , caractères ronds , sans chiffres pour les feuillets , mais avec signatu- *res ; • réimprimé dans la même ville, in-fol. , en 1491 , par Laurent de Morgiani et Jean de Mayence , est le premier ouvrage où l’on trouve des gravures en taille-douce. Il a laissé une Exposition de r Oraison Dominicale , écrite en italien , et imprimée à Brescia en i586, et à Gênes, en 1690, in- 12. On conserve à Rome, dans la bibliothèque

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Ghisi , un manuscrit contenant le recueil de tous les écrits de ce pieux évêque , parmi lesquels on en distingue un latin , de Divind prœordinatione vilce 'et mortis humanœ, qui parait n’avoir jamais été imprime , et qui est probablement le même dont Maoilloordit {Musœttm ital. tom. i , p. 196) au’il existe en manuscrit dans 1 abbaye de St. -Sauveur, à Bologne , sous ce titre : Quod unicuique à Deo constitutus est terminus mortis. ^

BETHENCOURT (Jean, seigneur DE ). La Biog. univ. dit , au commencement de cet article, que l’on doit à P. Bergeron la Collection des Voyages faits en Asie dans les xn , xiii , xiv et xv'.

siècles , dédiée à Galien de Béthencourl. D’après ce que j’ai prouvé aux articles Vpn der Aa et Bergeron , il est impossible que cette Collection des Voyages , faite au commencement du xvni* siècle , ait été dédiée à Galien de Béthencourt , qui vivait au commencement du XVII® siècle. C’est l’édition originale du Traité de la Navigation et des Découvertes, par Bergeron , qui fut dédiée , en i63o, à Galien de Béthencourt, conseiller au parlement de Rouen.

Si les Dictionnaires historiques, publiés jusqu’à ce jour, eussent donné un article à P. Bergeron, on ne se tromperait pas aussi souvent sur ce qui concerne ce savant.

BÈZE( Théodore de). Dansl’article de la Biog. univ. sur cet auteur, on lui attribue le Réveilmatin des Français et de leurs voisins, Edimbourg , 1574 > >n-8®, lequel a été donné précédemment

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