LITTERATURE PROPREMENT DITE
§ I. Grammaires et Dictionnaires.
La bibliothèque du Musée est riche en grammaires et en dictionnaires, tant des langues mortes que des langues vivantes; toutefois, plusieurs ouvrages de ce genre, publiés durant le siècle actuel, manquent encore, et l’on saisit toutes les occasions de compléter cette section. Par exemple, les ventes de M. Chaumette des Fosses à Paris, et du docteur Southey à Londres, ont fourni quantité de publications relatives aux langues des aborigènes de l’Amérique.
^ II. Littérature anglaise.
Il est presque inutile de faire remarquer que cette collection est remarquable et presque complète. La bibliothèque de George III contient un nombre considérable d’éditions rares, tandis que la réunion d’ouvrages dus à la libéralité de George II, celle de Sloan, de Cracherode, les pamphlets de M. Thomason, la collection de pièces dramatiques anglaises formée par Garrick, ont singulièrement contribué à enrichir le Musée, de ce qu’il y a de plus remarquable dans ce genre. Aussi trouverait-on difficilement ailleurs en Europe, un fonds offrant plus d’avantages aux travailleurs.
5 III. Littérature aelehaade.
On peut affirmer, sans erainte d’étre démenti, que cette partie est fort incomplète à la bibliothèque du Musée, dans presque toutes ses branches. Dans la collection de George III, les grands poètes allemands, soit anciens, soit modernes, sont extrêmement rares. L’ancien fonds n’était guère plus riche; mais, depuis peu, on a pris soin d’acheter un grand nombre d’ouvrages allemands propres à servir de base à une réunion des publications les plus importantes de cette catégorie.
§ IV. LlTTÉRATl RE IIO/.I.AIVDAJSE.
On ne peut considérer ce qu’on trouve au Musée, d’ouvrages de cette classe, que comme un faible filon d’une mine encore inconnue. Quoique de nombreux rapports existent entre l’anglais et le flamand ou hollandais, on ne se doute pas en Angleterre que la littérature néerlandaise a fourni de grands écrivains dans presque tous les genres. Cats, Bilderdyk, Da Costa, Yan Lennep et quelques autres, sont les seuls dont on rencontre des œuvres détachées dans la bibliothèque.
^ Y. LlTTÉKATUKL SCANDINAVE
Les littératures danoise et suédoise ne sont pas beaucoup mieux représentées que celle de la Hollande. Les publications de 1 Islande sont assez complètes jusqu’en 1810, par suite des dons faits au Musée par sir h Banks. Récemment, plusieurs acquisitions importantes d’ouvrages suédois ont été faites par M. Pan i z zi.
5 VT. Littérature si, ave.
Antérieurement à 4837, la littérature russe manquait complètement à la bibliothèque du Musée. Depuis, cette lacune remarquable a été comblée en partie. Il sullit néanmoins de jeler un coup d’œil sur les pages de Y Histoire de la littérature russe , par Grech, pour se convaincre de la quantité d’articles qui manquent encore. Le prince Czartoryski a fourni le fonds d’une bonne collection de livres polonais; mais on a peu fait pour l’augmenter, malgré le vœu exprès du donateur.
§ VII. Littérature hongroise.
Cette classe ne présentait qu'un nombre d’ouvrages extrêmement limité jusqu’en ces derniers temps, où il en a été acheté plusieurs, entre autres les OEuvres de Charles Kisfaludy, qui passe pour le plus populaire des auteurs de la Hongrie, de Csokonaï, de Berzenyi, etc.
Un examen plus approfondi de la section consacrée aux littératures slave et hongroise, prouverait peut-être que les lacunes sont plus nombreuses et plus importantes encore qu’on ne le suppose.
Si l’on en
excepte les ouvrages légués au
Musée par M. Hull, il ne s’y trouvait jadis aucun livre de ce genre. Ce n est que dernièrement que la compagnie des Indes orientales a donné à cet établissement une collection de tous ceux qu’elle publie à ses frais. D autre
part, il en a été acheté; mais les lacunes sont très-nombreuses. Dans le dernier numéro du Vienna Jahrbücher , de 1841, Von llammer passe en revue 90 ouvrages sur la littérature arabe, persane, turque, publiés depuis dix ans; le Musée n’en possède que 59; il en manque également plusieurs de ceux qui sont sortis des presses établies par le pacha d Égypte à Bulak. La collection des ouvrages
sanscrits est très-inégale clans sa composition, n étant formée que des dons offerts par diffé-
rentes personnes, dont les goûts n’avaient nul rapport entre eux. Par exemple, on n’y rencontre pas une seule des éditions des pièces de théâtre sanscrites, imprimées à Calcutta.
Au mois de novembre 1845, environ 400 ouvrages chinois ont été donnés à la bibliothèque par la reine d’Angleterre, et près de 2,500 ont été achetés depuis lors.