‹ Examen de ce que renferme la bibliothèque du Musée Britannique, extrait de documents authentiques soumis au Parlement en 1846Chapitre 12 sur 20 · XI. LITTÉRATURE ITALIENNE · texte numérisé non relu

XI. LITTÉRATURE ITALIENNE

La bibliothèque du roi George 111, et les anciennes collections royales réunies aujourd’hui au Musée, possèdent presque tous les anciens auteurs italiens et un grand nombre d’éditions précieuses; mais il n’en est pas de même quant aux ouvrages et aux éditions modernes. Toutefois, chaque jour on s’occupe activement à rendre celte section aussi complète que possible.

§ XII Littérature française.

Au nombre des livres formant la bibliothèque des rois d’Angleterre, depuis une époque reculée, et dont George li fît don au Musée Britannique, se trouvent quelques spécimens précieux et très-rares des produits de la presse parisienne du temps de Henri VII, qui prenait plaisir à rassembler ces ouvrages. Nous avons déjà dit plus haut que le Musée peut se vanter de posséder la plus belle collection de volumes sur peau de vélin, imprimés par Verard, que l’on puisse rencontrer en aucun autre pays. Les successeurs du roi Henri ne continuèrent probablement pas son œuvre, car à mesure que l’on approche du

siècle actuel, le nombre d’ouvrages français diminue sensiblement. On regrette, par exemple, de ne pas rencontrer ici un bon choix des meilleures éditions des auteurs du siècle de Louis XIV. Néanmoins, prise dans son ensemble, cette section ne laisse que des vides aisés à remplir, et qui le seront sans doute bientôt.

^ XI I T . Littératures espagnole et portugaise.

On trouve au Musée plusieurs cancioncros et romanceros fort rares, mais les ouvrages composés depuis le milieu du xvne siècle jusqu’à la fin du xvme y sont peu nombreux. Quant au drame espagnol, outre le legs de M. Tyrwhilt qui, entre autres, fit don d’une collection, en éditions originales, des pièces de Lope de Yega en 25 volumes in-4°, on a récemment enrichi cette classe d’environ 7 a 800 pièces tant anciennes que modernes. 11 y a plus de lacunes dans les anciens romans espagnols que dans le drame.

Des 65 auteurs contemporains que cite Eugenio Ochoa (Àpuntes para una biblioteca

de ascrïiores espanoles coniemporatwus , Paris, 1841, in -8°), le Musée n’en contient guère que la moitié, et encore quelques-uns ne sontî!s représentés que par un seul de leurs ouvrages.

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