TRAITEMENT
Enfin, dit M,. Broùssais , nous arrivons au traitement^ et c'est là partie la plus insidieuse de l'ouvrage. L'auteur ne sait quels effets ont produit les traitements qu'il a rapportés. Il a recours aux • chiffres, et ses calculs n'apprennent rien. Il recherche successivement les effets de la saignée, des toniques, des vésicatoires. Parmi les typhus termines par la mort , tant ont été modifiés de telle manière, tant de telle autre. Mêmes calculs pour les typhus graves ou légers qui ont guéri. Puis, à la fin, l'auteur ignore constamment s'il en a guéri un seul (4^7).
Ces premières lignes annoncent que M. Broùssais finira son examen comme il l'a commencé, ne
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sesouciant pas plus d'être d'accord avec lui mêiue, que d'observer les convenances. A l'entendre je ne sais quel ejBFet ont produit les traitements que j'ai rapportés, et cependant, d'après mes calculs, tant de typhus ont été modifiés de telle manière , tant de telle autre. Mais si le traitement a modifié, il a agi; comment alors me faire dire que j'ignore les effets du traitement ?
Il faut d'ailleurs ne pas perdre de vue que dans les maladies qui peuvent également bien se terminer par le retour à la santé ou par la mort, l'effet du traitement doit être considéré sous un double rapport : d'une part^ relativement à leur durée; de l'autre, relativement à leur terminaison. De ce qu'un médicament abrège la durée d'une maladie dont l'issue peut !être heureuse ou malheureuse;, il n es'ensuit pas rigoureusement qu'il arrache un certain nombre d'individus atteints de cette maladie à la mort. C'est une nouvelle question à examiner , et c'est ce que j'ai fait pour le^ saignées et les toniques (L. 2^ v. p. 474-, 5o3) Mais les observations dont je pouvais disposer pour résoudre ce problème étaient peu nombreuses ; et si le résultat de leur analyse indiquait que quelques malades atteints d'affection typhoïde avaient dû être arrachés à la mort, au moyen de la'saignée ou des toniques, ce résultat ne pouvait être considéré que comme très probable , ainsi que je l'ai
fait remarquer. Et c'est sans doute cette réserve dont rien ne pouvait m'afFranchir et qui répugne tant à l'esprit de M. Broussais, c'est cette réserve qu'il a voulu ridiculiser en disant que j'ignorais constamment si l'art en avait guéri un seul.
« Voilà , s'écrie-t-il , de belles données à présenter à des médecins qui connaissent les procédés de la méthode physiologique ! Elles sont dignes de la barbarie du douzième siècle, et parfaitement en rapport avec ce qui précède. M. Louis, dans son acharnement contre la méthode physiologique, néglige toutes les données qu'elle fournit à l'art.. Ne prenant point pour but de ses vues thérapeutiques une inflammation que l'on voit souvent naître^ etc. (459)», Suivent six pages de déclamations, ou à peu près.
Au lieu de ces déclamations qui ne signifient rien , ou qui prouvent seulement qu'on se fait l'avocat d'une mauvaise cause, le lecteur aurait sans doute désiré qu'on lui montrât comment le chapitre dont il s'agit est insidieux , comment les données qu'il renferme sont dignes de la barbarie du douzième siècle. Car ce qui doit lui paraître barbare et digne du douzième siècle, ce n'est pas sans doute , ainsi que je m^y suis appliqué , de rapprocher des faits observés exactement^ de les compter , d'en tirer des conséquences rigoureuses, de ne rien avancer qui ne soit dans ces faits : c'est
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bien plutôt assurément d'émettrè,à toutpropos, des assertions sans preuves , de remplacer les faits par de simples jeux de l'imagination , ou de ne les considérer que comme une occasion ou un moyen de disserter, ainsi qu'on le faisait dans les temps d'ignorance. Et ce qui devrait sur-tout paraître très insidieux au lecteur, si cela ne tenait à l'impossibilité où se trouvent certaines personnes , à raison de leur constitution , de respecter les faits (i) , c'est de prêter à ceux qu'on critique autre chose que ce qu'ils ont dit, ou même tout le contraire.
(i) On lit, en effets au milieu des remarques faites par M. Broussais, relativement à mes recherches sur la phlhisie, ce qui suit : « C'est une conviction que j'ai acquise par voie d'induction , parce que mon organisation m'y a forcé. Tous les médecins ne la partageront pas, je le saisj mais beaucoup d'entre eux l'obtiendront comme je l'ai obtenue, lorsqu'ils seront organisés à peu près comme je le suis (SgS). »
Et ces remarques de M. Broussais sur son organisation, seraient justifiées, au besoin, par le passage suivant : a Je vous défie , cher lecteur^ de trouver ces doctrinaires en défaut, si vous avez la bonté de leur accorder leurs prémisses , c'est-à-dire , une entité composée d'un groupe de symptômes qui ne sont effectivement ni rouges , rii noirs , ni chauds.) ni froids , mais qui peuvent être tout cela y ou successivement l'un et l' aut?^e , ajin que tous les oracles classiques soient accomplis. » Car M. Broussais n'a écrit ces lignes ni pour le Corsaire, ni pour le Figaro, mais pour son examen où on les trouve à la page 4^2 de son quatrième volume.
Sans doute si , au sujet du traitement , je mç fusse contenté, suivant l'usage, de dire que telle ou telle médication réussit, qu'il faut l'emplojer de telle et telle manière , etc. j M. Broussais aurait peut-être affirmé que mon traitement était imcomplet, insuffisant; quelaméthodephjsiologique était bien supérieure, le tout sans en rien prouver ; mais il n'aurait probablement rien dit de plusj mes propositions n'eussent pas amené une explosion de colère quelque peu risible, malgré l'importance du sujet ; je ne serais pas un impie (4'^9)? Mais au lieu de cela, et sans m'occuper des résultats de la médecine physiologique (je veux dire des assertions), j'ai étudié les faits que j'ai recueillis avec toute l'exactitude dont je suis capable j je les ai analysés d'une manière rigoureuse ; comme au sujet des symptômes, je n'ai eu de manière de voir sur la valeur des agents thérapeu tiques employés qu'aprèsl'analy se faite; je me suis borné à en montrer les résultats ; mon imagination n'y a été pour rien. En cela , comme dans tout le reste, la marche que j'ai suivie a été fort différente de celle de M. Broussais qui croit encore , comme on l'a cru jusqu'ici, que la thérapeutique n'est qu'un corollaire de la pathologie , et qu'on peut lui faire faire des progrès par des considérations «yc/ïon; par ce qu'il appelle des ^>ues.
Sans doute M. Broussais dira que ses préceptes
s'appuient sur l'expérience ; et je lui répondrai qu'il se trompe , que l'expérience véritable en médecine ne peut résulter que de l'analjse exacte de faits nombreux, bien constatés, classés d'après leurs analogies , comparés avec exactitude , et comptés ; que l'expérience acquise de toute autre manière est à peu près imaginaire .A usside combien de médicaments, de moyens thérapeutiques, connaissons-nous la valeur réelle? Je lui répondrai que n'ayant fait aucun travail du genre de celui dont il s'agit , pour savoir à quoi s'en tenir sur l'action des agents thérapeutiques dans l'affection typhoïde, ses assertions à cet égard ne peuvent être considérées que comme de simples opinions qui ne sauraient faire loi. J'aurai tort, quand il m'aura montré d'une manière nette qu'on peut arriver à une démonstration en thérapeutique pa^ une voie difîerente de celle dont je parle, mais alors seulement; et je m'étonne que M. Broussais ne se soit pas aperçu que son examen devait porter principalement sur la manière dont j'ai observé^ et sur la méthode que j'ai suivie, pourm'élever des faits particuliers aux faits généraux de pathologie ou de thérapeutique que j'ai publiés. Sans doute les erreurs de fait sont un grand mal en médecine, mais les mauvaises méthodes sont un mal beaucoup plus grand encore : c'était donc la méthode qu'il fallait sur-tout examiner.
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Ala vérité, que dire de plausible contre une méthode qui suppose tout simplement que roii a pris au sérieux ce qu'on a dit de l'observation sans trop y croire; qu'on n'admet un résultat comme vrai qu'autant qu'il est l'expression rigoureuse d'un nombre de faits suffisants, bien observés et non choisis; qu'on est dans une profonde indifférence pour les résultats; qu'on n'a aucune idée préconçue; qu'on ne donne comme vraies ni ses vues thérapeutiques, ni ses vues hygiéniques, etc., etc ? Car ces vues, comme je l'ai remarqué plus haut, ne sont que des manières de voir, des considérations qu^appuie un peu plus ou un peu moins de probabilité. Et cent fois l'expérience a prouvé que ces vues , ces considérations , ces vraisemblances , ne sont pas confirmées par le temps ; de manière que l'homme le plus habile dans ces espèces de jeux d^esprit, n^arrive guère , indépendamment des voies rigoureuses de l'observation, qu'à des erreurs. Certes, les vues, les considérations de toute espèce n'ont pas manqué à M. Broussais, dans l'étude des affections du tube digestif; et à quoi l'ont-elles conduit? si ce n'est à confondre les maladies les plus distinctes , à méconnaître les lésions les plus graves, les plus faciles à constater et les plus impor-> tantes à apprécier.
N'admettant de méthode que la sienne dans
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la recherche des meilleurs moyens à opposer aux affections morbides , M. Broussais dit que je n'ai pas reconnu l'inflammation pour la cause fondamentale du typhus , qu^il m'est donc loisible de dire que l'entité ou la maladie qui le produit, tantôt est inflammatoire et tantôt ne l'est pas. Yous voyez, ajoute-t-il, la conséquence. Estelle inflammatoire ? traitez-la par les antiphlogistiques : a-t-elle cessé de l'être , et la faiblesse est-elle dominante? opposez-lui les toniques (46 1).
Telle n'est pas ma manière de procéder. Si je conseille un traitement plutôt qu'un autre, ce n'est pas, il s'en faut , parce qu^une maladie me paraît ou non inflammatoire; mais parce que l'expérience , c'est-à-dire l'analyse rigoureuse d*un certain nombre de faits exacts y montre que ce traitement est plus ou moins utile. La simple considération de la nature d'une maladie peut bien suffire et suffit en effet ^ pour indiquer la direction dans laquelle des essais doivent être tentés ; mais cette médecine rationnelle, médecine d'essai , n'est rien jusqu'à ce que l'expérience ait parlé. L'ophthalmie , la blennorrbagie et la dysenterie suffiraient pour le prouver. Le traitement dit antiphlogistique ne leur convient pas toujours, à beaucoup près, et c'est l'expérience seule qui l'a appris. Ce n'est ni l'analo-
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gie, ni des vues a priori qui m'ont conduit à l'établissement d'un certain nombre de propostions de pathologie et de thérapeutique : M. Broussais le sait bien : ces propositions ne sont que l'analyse des faits que j'ai recueillis j et l'école physiologique, pour me servir de ses expressions , n'a pu m'êlre d'aucune utilité pour cela.
«Les médecins de son parti concèdent, dit M. Broussais (suivant M. Louis, leur faible interprète), que le typhus doit d'abord être traité négativement, malgré la stupeur, les spasmes, autant de temps qu'il y a forte chaleur avec fréquence du pouls ». (<46i)
Je viens de montrer que les résultats pathologiqu esou thérapeutiques admis par moi^ n'avaient pu être influencés par l'école physiologique ni aucune autre ; j'ajoute qu'iciencore M. Broussaisme fait dire autre chose que ce que j'ai dit età peu près tout le contraire: car loin de prescrire un traitement négatif dans les premières périodes de l'affection typhoïde , j'ai dit j » la saignée ayant été utile aux malades dont j'ai recueilli l'histoire, dans la période aiguë de l'affection , il doit paraître convenable d'y recourir à celte époque, en la proportionnant à l'intensité du mouvement fébrile. Une saignée de douze onces doit suffire quand il est faible ; il faudrait la nîpéler deux fois dans le cas contraire, dans les dix ou douze premiers jours -,
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et on préférera la saignée générale aux saignées locales, dont l'utilité est moins bien constatée (L. t. 2, p. 5l2. )
M. Broussais ne pouvait se rendre à cette dernière proposition : mais comment a-t-il prouvé la proposition contraire ? Est-ce en comparant un certain nombre de malades atteints d'affection typhoïde , traités par la saignée générale , avec une masse d'individus atteints de la même affection , traités par les sangsues? Assurément non; M. Broussais ne procède pas ainsi. Ses théories, ses vues thérapeutiques lui persuadent qu'un traitement est supérieur à un autre , et il affirme , de là meilleure foi du monde que cela est. Mais à supposer qu'il en fût réellement ainsi , que le tact de M. Broussais ne fût pas sujet à erreur , encore faudrait-il le démontrer. Et pour le faire , il n'y a pas , ce me semble , d'autre moyen que. celui dont je viens de parler. 11 ne faut pas oublier d'ailleurs , comme je l'ai déjà fait remarquer , que jusqu'ici M. Broussais n'a pas su distinguer l'entérite proprement dite, de l'affection typhoïde j qu'ainsi tout ce qu'il dit de la thérapeutique de cette dernière maladie doit être comme non avenu , par ceux qui savent que l'entérite et l'affection typhoïde ne sont pas la même chose.
A la suite du passage indiqué plus haut ; « c*est beaucoup , dit M. Broussais , que cela , et nous
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devons en prendre acte, Maisils veulent (les médecins de mon partiel moi) que si le malade n'entre pas en convalescence après plusieurs jours de ce traitement j les phénomènes nerveux qu'ils attribuaient la veille à l'inflammation , soient attribués le lendemain à la débilité , et qu'on prodigue les toniques. Je dis qu'on prodigue : M. Louis est positif sur ce point. Les petites doses deKK. lui paraissent tout-à-fait inertes. Selon lui , soit que le malade meure, soit qu'il guérisse, le médecin doit l'avoir stimulé pour remplir sa mission. » (46i. )
Une première remarque et qui n'est plus nouvelle , c'est que M. Broussais me fait dire ce que je n'ai pas dit. Loin de recommander les toniques dans tous les cas, j'ai indiqué avec précision, toujours d'après l'expérience, les circonstances assez rares dans lesquelles ils sont indiqués. M. Broussais m'accuse même d'avoir insisté avecune sorte d'affectation sur le précepte de ne recourir aux toniques que quand le pouls est devenu aussilentou plus lent que dans l'état normal (46o ). J'ai dit en effet, en résumant les faits observés, ce qui suit : « les circonstances les plu s favorables à l'administration des toniques sont donc un pouls calme, puis de moins en moins accéléré ; une diarrhée légère , l'absence du météorisme. Quand ces conditions existent , la faiblesse semble d'autant plus facile à
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surmonter , qu'elle est pins considérable (L. t. 2, p. 5o5 j. Et si j'ai insisté sur ces circonstances , c'était évidemment pour qu'on n'employât pas les toniques dans tous les cas d'afFeclion typhoïde indistinctement , et qu'on ne pût pas imaginer que j'étais conduit^ dans leur administration, pat une théorie quelconque.
Si d'ailleurs j'ai recommandé les toniques à haute dose quand ils sont indiqués, c'est encore parce que l'expérience m'j a forcé ; car qtl^ a-t-it à faire quand on observe , sinon de faire connaître les résultats de l'observation et de rexpérience , sans s'inquiéter de savoir si ces résultats sont ou non d'accord avec les vues , les considérations thérapeutiques de tel ou tel médecin.
Un peu plus loin , toujours au sujet des toniques , M. Broussais ajoute : « ils vous affirment , en apparence de la meilleure foi du monde, que les malades ne guériraient pas sans cela (465). » Et un peu plus haut, M. Broussais me faisait dire qu'après avoir bien calculé ,. j'ignorais si l'art avait guéri un seul malade ! ( 1\l\'] ) On devrait au moins tâcherd'éviterlescontradictionsetrabsurde^quand on accuse les autres de mauvaise foi. Et afin que rien ne manque en ce genre: tf je ne crois donc pas, dit M. Broussais, au commencement de l'alinéa suivant, à l'assertion de M. Louis, proclamant à son de trompe que si les malades ne sont tonifiés au mo~
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ment où le pouls perd sa fréquence , ils ne pourront jamais se relever (465). » C'est-à-dire que me voilà publiant à son de trompe un fait dont je n'ai dit mot, ou que j'ai seulement mis en doute, dans certains cas!
« C'est une fiction , dit encore M. Broussais, que cette adynamie typhoïde sans fréquence du pouls et sans chaleur fébrile après les saignées : c'est un subterfuge ingénieux pour ne pas abandonner les toniques dans la traitement d'une entité dont ils étaient naguèr.es le spécifique (466). »
L'adjnamie des sujets qui ont pris le quinquina à hautes doses et avec un succès incontestable , cette adjnamie est une fiction ! Mais pourquoi ne pas l'avoir démontré ? pourquoi n'avoir pas démontré , les faits étant sous vos yeux , que les sujets , le dernier sur-tout, qui, devenu journellement plus faible,, était dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement quand il prit des toniques , pourquoi n'avoir pas démontré qu'il n'était pas dans l'adynamie? D'un bout à l'autre de votre examen, vous ne vous êtes pas démenti : pour le traitement comme pour le reste, vous avez affirmé sans vous embarrasser des preuves; et quand vous m'avez fait parler , vous m'avez prêté un langage que je n'ai pas tenu. Assurément, la critique peutêtre utile] mais à cette condition, de la part de celui qui l'exerce, de connaître la matière, de citer exactement , de discuter et non simplement d'affirmer.
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Après avoir disserté tout à son aise sur le Iraitemenl des affections du canal intestinal, M. Brous-sais termine en disant que s'il ne porte pas de jugement général sur moi, c'est que son but n'est pas de me molester^ mais de m'aider à me corriger, si j'en sens le besoin.— J'ignore si le jugement de M. Broussais peut molester quelqu'un ; mais je suis vraiment édifié des motifs qui l'ont dirigé dans sa critique. J'avais besgin toutefois qu'il m'assurât de son intérêt , car j'étais porté à croire que ses injures et ses accusations de mauvaise foi avaient des motifs moins honorables. J'ai donc beaucoup à le remercier de sa déclaration 3 et j'aurais bien d'autres remercîments à lui faire, si l'examen auquel il m'a forcé pouvait préserver des écarts de l'imagination ceux qui cultivent la science , et les éloigner des écueils dans lesquels M- Broussais est venu se perdre.
Imprimerie tVHippolyte TILLIARD, rue de la Harpe, n. 88.