XXVJ PROPOSITIONS DIÏ MÉDECINE
constamment transmises à l'estomac au moment de leur début; il en résulte inappétence, altération de la couleur de la langue et du mucus lingual : si l'irritation reçue par l'estomac s'élève au degré de l'inflammation , on voit les symptômes de la gastrite, et comme le cerveau est toujours plus irrrité, il développe à un plus haut degré les sympathies qui lui sont propres, et peut même s'enflammer.
Les irritations intenses de tous les organes sont transmises au cœur; alors il précipite ses contractions, la circulation s'accélère, et la chaleur augmentée de la peau détermine une sensation pénible. C'est ce que l'on doit appeler la fièvre 9 qui est ici considérée d'une manière générale et abstraite.
La fièvre n'est jamais que le résultat d'une irritation du cœur primitive ou sympathique.
Toute irritation assez intense pour produire la fièvre est une des nuances de L'inflammation.
Toute inflammation assez intense pour produire la fièvre en excitant le cœur, l'est assez pour agir en même temps sur le cerveau et sur l'estomac, au moins dans son début, et comme l'irritation ne change point de nature pour être transmise, celle que reçoivent alors ces trois organes est toujours une nuance de l'inflammation.
PROPOSITIONS DE MÉDECINE. XXVlJ
Les irritations transmises au cerveau et à l'estomac par un organe enflammé diminuent quelquefois malgré la persistance de l'inflammation qui les avait excitées, et ces deux viscères reprennent leurs fonctions, pendant que le cœur continue d'être vivement irrité et d'entretenir la fièvre.
Quoique l'estomac et le cerveau continuent leurs fonctions pendant l'inflammation d'un autre organe, ils ne laissent pas d'être irrités organiquement. Leur irritation est toujours près de l'inflammation, et s'y élève bien souvent, si le foyer qui l'entretient persévère jusqu'à la mort.
Si l'irritation excitée par sympathie dans l'estomac et le cerveau, au lieu de diminuer, devient plus intense que celle du foyer dont elle dépend, c'est le cas des propositions sur les métastases. (Voyez Cil et suiv.)
L'inflammation de l'encéphale entraîne toujours celle des voies digestives, et quelquefois celle de leurs annexes : c'est une sympathie organique.
L'inflammation de l'encéphale est plus souvent l'effet sympathique des inflammations de l'estomac, que leur cause.